L'espoir ne pouvait venir que de lui, au sein d'un noyau à la division offensive décapitée par les derniers mercatos. Puisque Daichi Kamada, Roman Bezus et Alexis de Sart ne sont plus là, c'est Yohan Boli qui fait marquer le STVV. Auteur du but de l'espoir à l'heure de jeu, puis de celui de l'égalisation avant que Lawrence Visser ne renvoie tout le monde aux vestiaires, l'Ivoirien a fait parler son sang-froid dans un match finalement arrêté par des tribunes ébouillantées...

L'espoir ne pouvait venir que de lui, au sein d'un noyau à la division offensive décapitée par les derniers mercatos. Puisque Daichi Kamada, Roman Bezus et Alexis de Sart ne sont plus là, c'est Yohan Boli qui fait marquer le STVV. Auteur du but de l'espoir à l'heure de jeu, puis de celui de l'égalisation avant que Lawrence Visser ne renvoie tout le monde aux vestiaires, l'Ivoirien a fait parler son sang-froid dans un match finalement arrêté par des tribunes ébouillantées. Boli est devenu le buteur attitré de Saint-Trond. Le voilà à quatorze buts marqués en 2019, sans la moindre passe décisive, alors que son bilan de 2018 était bien plus léger et partagé (5 buts, 5 passes). Comme si le poids des responsabilités l'avait rapproché des filets adverses, conscient que Saint-Trond a surtout besoin de lui pour marquer. Depuis son retour dans le onze de base, face au Standard, 45% des frappes dangereuses des Canaris partent de ses pieds. Souvent avec une précision chirurgicale : en douze tirs depuis le début de saison, Boli a cadré sept fois, et fait trembler les filets à cinq reprises. L'Ivoirien a adapté son jeu pour faire face aux départs de ses acolytes offensifs. Naturellement, l'attaquant aime décrocher, faire parler sa conservation de balle au sol dos au but en prenant appui sur le défenseur, et déposer le ballon dans les pieds d'un infiltreur lancé à toute allure sur le synthétique du Stayen. Mais à ses côtés, ni le créatif Alexandre De Bruyn ni le virevoltant Elton Acolatse n'ont le profil pour compléter le football naturel de Boli, désormais plus concentré vers la surface. Dans le derby du Limbourg, 5 des 18 ballons qu'il a touchés l'ont été dans la surface de Genk. Un tiers des passes reçues de ses coéquipiers a fini par un tir au but. Dans les seize mètres adverses, Boli fait parler ses qualités dans les déplacements. L'Ivoirien sait se mouvoir " entre les cornes du taureau ", cette zone entre les deux défenseurs centraux où l'attaquant de pointe doit souvent apprendre à se débrouiller seul. En se décalant hors de leur champ de vision au début de l'action, avant de les attaquer en percutant balle au pied, ou en attendant les derniers instants avant la frappe pour disparaître vers le second poteau, là où il sait se faire oublier jusqu'à un tir victorieux. Heureusement pour Saint-Trond, dont il a marqué 5 des 11 buts cette saison.