Lorsqu'on lui demande pourquoi on ne l'a pas beaucoup vu en Europe ces derniers temps, on retrouve le Gabriel Batistuta gouailleur que l'on avait connu lors de sa carrière de footballeur : " Je n'appelle pas les journalistes quand je reviens sur le Vieux Continent. En Italie, ils se plaignent que je ne leur rends pas visite. Mais j'ai bel et bien une maison à Florence où je me rends 3 à 4 fois par an. C'est juste que je ne préviens pas ! "
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Lorsqu'on lui demande pourquoi on ne l'a pas beaucoup vu en Europe ces derniers temps, on retrouve le Gabriel Batistuta gouailleur que l'on avait connu lors de sa carrière de footballeur : " Je n'appelle pas les journalistes quand je reviens sur le Vieux Continent. En Italie, ils se plaignent que je ne leur rends pas visite. Mais j'ai bel et bien une maison à Florence où je me rends 3 à 4 fois par an. C'est juste que je ne préviens pas ! "Gabriel Batistuta : Je me suis reposé. J'ai passé deux ans en Australie, très relax. Et puis, je suis retourné en Argentine, là où je suis né, à Reconquista, dans la province de Santa Fe. Je joue beaucoup au golf et je me suis aussi mis au polo. C'est à ce titre que j'élève des chevaux, dans un haras que je possède avec mon père. Nous avons également des têtes de bétail. Bref, je ne me plains pas de ma vie après football. J'en regarde beaucoup plus aujourd'hui que quand j'étais joueur. Je vais au stade quand je le peux mais je visionne pas mal de rencontres à la télé. En ce moment, je me relâche par rapport aux 20 ans de pression continue que j'ai vécus. J'ai mon diplôme d'entraîneur mais mon objectif, si je retourne dans le milieu du foot, ce serait plutôt le poste de manager de l'équipe, pas celui d'entraîneur principal. C'est pareil partout dans le monde. Malheureusement, la profession d'entraîneur est de très courte durée, peu importe que vous gagniez ou pas. Et cette perspective ne me passionne pas ! Le Brésil fait d'office partie des favoris. L'Espagne joue bien, l'Argentine a sa chance parce qu'elle recèle beaucoup de bons joueurs et un coach qui a beaucoup gagné dans sa vie et peut transmettre cette mentalité de vainqueur au groupe. Diego Maradona a été critiqué pendant les qualifications pour avoir trop changé son équipe. A la Coupe du Monde, il disposera bien sûr des 23 mêmes joueurs mais le gros avantage c'est que la sélection albiceleste aura travaillé un mois ensemble. Beaucoup dépendra de l'état de forme dans lequel débarqueront les joueurs argentins en Afrique du Sud. Non, nous avions tous des caractères marqués. Nous voulions tous le meilleur pour l'équipe. Nous laissions les gens parler dans le vestiaire et faisions en sorte d'être tous entendus. Maradona n'était pas une exception. Aucune des trois Coupes du Monde auxquelles j'ai pris part n'a été bonne parce que nous n'en avons gagné aucune. Pour nous les Argentins, cela revenait au même de rentrer au pays après trois ou cinq rencontres. C'était à la fin de ma carrière de joueur pro. Je désirais tenter une autre expérience. Je voulais apprendre une autre culture. Si j'avais été en Angleterre ou en Espagne l'aventure eût été pratiquement similaire à ce que j'avais connu en Italie. Je me suis senti à mon aise dès mes débuts dans le Golfe. J'y étais avec ma femme et mes enfants. Nous avons trouvé des écoles d'excellente qualité. Les hôpitaux aussi étaient d'un niveau international. Mon quatrième fils est né là-bas, comme je le souhaitais. Ce fut un facteur décisif dans ma décision de rester deux ans au Qatar. Mes deux années y ont été une expérience magnifique pour moi et ma famille. J'ai arrêté de jouer à cause de chevilles récalcitrantes, mais je conserve un très beau souvenir de mon passage au Moyen-Orient. C'était donc un plaisir d'être contacté par le Qatar dans le cadre de leur dossier 2022. Cela signifie que je dois également leur avoir laissé une bonne impression. Le slogan de la FIFA est le football pour tous. Il n'y a jamais eu de Coupe du Monde dans la Péninsule arabique. Ces dernières années, le monde arabe s'est davantage ouvert au monde. Nous avons l'opportunité de lui donner une chance via la FIFA. J'y ai joué deux ans. Il faisait chaud mais cela ne nous empêchait pas de jouer normalement. Ils travaillent à présent à un système de refroidissement au stade Al Sadd, où la technologie permettrait de ramener la température dans l'enceinte à 20 degrés, même s'il fait 30 ou 40 degrés à l'extérieur. Oui. Lorsque j'ai commencé en équipe Première au pays j'avais 18 ans. A cet âge-là, Messi avait déjà gagné des trophées avec Barcelone. Ce sont là deux extrêmes. J'ai commencé sur le tard, lui très tôt. La vérité doit être quelque part au milieu. Les joueurs sud-américains sont très rapidement matures, sportivement s'entend. Mentalement, ils ne sont pas toujours bien préparés. On ne voit pas tous les jours un jeune Espagnol, Italien ou Anglais évoluer régulièrement au top à 18 ans. En Argentine, à cet âge-là vous avez en moyenne déjà disputé deux championnats. Les clubs doivent vendre leurs meilleurs éléments pour remplir les caisses et donc ils vendent ceux qui ont 20 ans ou moins car ils savent que derrière, d'autres talents vont venir les remplacer. "Mes trois Coupes du Monde ont été mauvaises : nous n'en avons remporté aucune."