L'Argentine, tenante du titre, rencontrait en finale, le Nigéria champion olympique 1996 et ce match, disputé à midi à Pékin, fut d'un niveau décevant. La chaleur extrême peut expliquer le rythme très bas. Les Argentins ont fait preuve de davantage d'efficacité et confirment leur médaille d'or conquise à Athènes en 2004. Pour les Super Eagles, le match contre les joueurs de Jean-François de Sart reste la référence.
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L'Argentine, tenante du titre, rencontrait en finale, le Nigéria champion olympique 1996 et ce match, disputé à midi à Pékin, fut d'un niveau décevant. La chaleur extrême peut expliquer le rythme très bas. Les Argentins ont fait preuve de davantage d'efficacité et confirment leur médaille d'or conquise à Athènes en 2004. Pour les Super Eagles, le match contre les joueurs de Jean-François de Sart reste la référence. S'appuyant sur des joueurs aux qualités techniques au-dessus de la moyenne possédant également d'excellentes aptitudes physiques dont la vitesse, le Nigeria a dévoré une équipe belge fatiguée par l'énorme énergie dépensée dans les 4 premières rencontres. Il faut de toute manière chercher la relative faiblesse de la Belgique en demi-finales dans la prestation convaincante et pleine de mouvements des Nigérians. Samson Siasia, le coach, a choisi d'évoluer dans un 4-1-4-1 très flexible où la recherche de profondeur est un de leurs principaux atouts. Dans les buts, il y avait Ambruse Vanzekin, et en défense de droite à gauche on trouvait Olubayo Adefemi, Onyekachi Apam, Dele Adeleye et Chibuzor Okonkwo. Le milieu de terrain se composait d'un demi-récupérateur, Sani Kaita, qui reste le plus souvent très près de sa défense, d'un relayeur, Ebenezer Ajilore, très fort dans les pénétrations de la deuxième ligne. Les 3 autres médians font partie en compagnie du seul attaquant Peter Odenwingie du quatuor offensif aux qualités de vitesse, de profondeur et de technique exceptionnelles. Le soutien d'attaque central se nomme Chinedu Ogbuke Obasi et sur les flancs, on trouve côté droit Solomon Okoronkwo et côté gauche, le capitaine Victor Nsofor Obinna. L'animation tactique de ce quatuor en possession de balle est très impressionnante de même que les permutations, même si elles semblent plus provenir de l'improvisation et de la créativité individuelle que de répétitions travaillées aux entraînements. Cette spontanéité dans les mouvements rend la tâche de l'adversaire encore plus difficile et apporte un côté imprévisible au jeu offensif des SuperEagles. Obasi et l'ancien Louviérois, Odenwingie, ne rechignent pas à effectuer des appels profonds même vers les flancs. Ils libèrent ainsi des espaces pour leurs compères d'attaque qui se font un malin plaisir à amener le danger dans les 16 mètres adverses. Le Nigeria varie terriblement le rythme des échanges. Il est capable de conserver le ballon par un jeu court et précis en attendant sagement la faille chez l'adversaire. Mais il peut également trouver la profondeur très rapidement. De plus, quand le jeu est fermé, l'équipe parvient à écarter très bien les mouvements avec des joueurs d'aile aux qualités techniques impressionnantes ou à trouver l'ouverture sur des frappes lointaines. Plusieurs joueurs n'hésitent pas à frapper de 30 mètres et les troisième et quatrième buts inscrits contre la Belgique le furent sur des envois à distances d'Obasi et de l'arrière gauche Okonkwo. Hormis Odenwingie, l'ensemble de l'équipe, grâce à ses énormes qualités physiques, se repositionne très vite derrière le ballon et arrive ainsi à effectuer un pressing constant sur le porteur du ballon. Toutefois, les moments où on peut profiter d'une certaine désorganisation du bloc, c'est quand les défenseurs latéraux sortent en possession de balle. A cet instant, quand on récupère le ballon, il faut très vite chercher la profondeur vers les côtés et aussi se reconvertir très rapidement pour amener du soutien au porteur du ballon.