Le football belge regorge de joueurs brésiliens mais l'inverse n'est pas vrai. Il faut dire que ce serait un peu comme si nous voulions apprendre aux Ecossais à distiller le whisky ! Il y a une vingtaine d'années, Raymond Goethals fut certes entraîneur au FC São Paulo. Mais il s'agissait surtout d'organiser un football où celui qui n'a pas le droit de passer la ligne médiane risque d'être ma...

Le football belge regorge de joueurs brésiliens mais l'inverse n'est pas vrai. Il faut dire que ce serait un peu comme si nous voulions apprendre aux Ecossais à distiller le whisky ! Il y a une vingtaine d'années, Raymond Goethals fut certes entraîneur au FC São Paulo. Mais il s'agissait surtout d'organiser un football où celui qui n'a pas le droit de passer la ligne médiane risque d'être malheureux. La mondialisation du foot mène toutefois à toutes les exceptions. Pour preuve, un reportage du journal Het Nieuwsblad consacré à un jeune Limbourgeois de 21 ans invité à effectuer un test au Nova Iguaçu Futebol Clube. Le Trudonnaire Tim Hubar, qui s'est envolé vendredi dernier pour Rio de Janeiro, n'est pas connu chez nous, et pour cause : ce médian a porté les maillots de St-Trond, Beringen, Tongres, Tirlemont, Heusden-Zolder et Dessel mais, depuis décembre dernier, il n'a plus de club. A Dessel, rares sont ceux qui se souviennent encore de lui. Et selon eux, Hubar n'était même pas suffisamment bon pour évoluer en Réserves. Comment se fait-il, dès lors, qu'un club de D1 de l'Etat de Rio s'intéresse à lui ? Car le Nova Iguaçu FC a été fondé par l'ex-international Zinho tandis qu' Edmundo y a joué la saison dernière. " Fin mai, j'ai disputé un mini tournoi en Espagne avec Danny Boffin ", explique Hubar. " J'y ai été repéré par Nasser Abdallah, qui devait amener Boffin au Qatar mais qui était en fait un escroc. J'ai averti Damien Van Serbroeck, un ex-agent de joueurs qui voulait faire des affaires avec Abdallah. Pour me remercier, il m'a mis en contact avec Pedras Rubras, un club de D2 portugaise. Ce jour-là, j'ai inscrit deux buts sous les yeux d'un scout de Nova Iguaçu, qui a joué avec Romario. Il m'a invité et, comme je n'avais rien à perdre, j'ai accepté. D'autant que Marcos Pereira m'a dit du bien de ce club ". Pendant trois mois, Hubar va s'entraîner trois fois par jour avec d'autres joueurs : des Sud-Américains mais aussi deux Japonais. " Si je réussis, ils me prêteront sans doute à un club portugais ou suisse ". P. SINTZEN