Relégué en D2 au terme de la défunte campagne avec Saint-Trond, le FC Brussels entend, au même titre que le club limbourgeois, limiter ce séjour à sa plus simple expression. Pour ce faire, les Coalisés ont opéré une mue cet été en désignant PatrickWachel à la place de Dimitri Mbuyu comme manager sportif et Marc Grosjean comme coach en remplacement de Franky Van der Elst. D'une saison à l'autre, les Coalisés ont veillé aussi à conserver le gros de leurs forces vives. A l'image du médian Richard Culek, qui a préféré rester malgré un intérêt prononcé pour sa personne. Le médian tchèque aurait pu quitter les Coalisés à destination de Zulte Waregem ou du KVSK United. Mais par respect, dit-il, pour un club qui l'avait soutenu à l'époque où certains craignaient pour sa carrière, suite à une fracture de la cheville encourue à Anderlecht, il y a tout juste un an, le joueur a préféré prolonger son séjour rue Malis : " Et je ne m'en plains pas car le club a vraiment fait un effort pour disposer d'une formation compétitive dans les mois à venir. Pour moi, nous sommes armés pour viser le top-3. Mais une demi-douzaine d'équipes sont susceptibles de briguer la montée : Saint-Trond, Tirlemont, Oud-Heverlee Louvain, le Lierse, Beveren et nous. Sans oublier l'Antwerp... "
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Relégué en D2 au terme de la défunte campagne avec Saint-Trond, le FC Brussels entend, au même titre que le club limbourgeois, limiter ce séjour à sa plus simple expression. Pour ce faire, les Coalisés ont opéré une mue cet été en désignant PatrickWachel à la place de Dimitri Mbuyu comme manager sportif et Marc Grosjean comme coach en remplacement de Franky Van der Elst. D'une saison à l'autre, les Coalisés ont veillé aussi à conserver le gros de leurs forces vives. A l'image du médian Richard Culek, qui a préféré rester malgré un intérêt prononcé pour sa personne. Le médian tchèque aurait pu quitter les Coalisés à destination de Zulte Waregem ou du KVSK United. Mais par respect, dit-il, pour un club qui l'avait soutenu à l'époque où certains craignaient pour sa carrière, suite à une fracture de la cheville encourue à Anderlecht, il y a tout juste un an, le joueur a préféré prolonger son séjour rue Malis : " Et je ne m'en plains pas car le club a vraiment fait un effort pour disposer d'une formation compétitive dans les mois à venir. Pour moi, nous sommes armés pour viser le top-3. Mais une demi-douzaine d'équipes sont susceptibles de briguer la montée : Saint-Trond, Tirlemont, Oud-Heverlee Louvain, le Lierse, Beveren et nous. Sans oublier l'Antwerp... " " Quand le président m'a demandé ce qu'il convenait de changer au Brussels, je lui ai répondu qu'il fallait revenir cinq années en arrière ", explique Patrick Wachel. " Au moment où lui-même lança l'idée d'un club auquel les amateurs de football de la capitale seraient sensibles. Depuis le début de cette campagne, cet ancrage se vérifie avec l'appel à de jeunes joueurs du cru comme Geoffrey et Anthony Cabeke, Aurélien Coppin, Jona Heris et François Ganseman, pour ne citer qu'eux. Personnellement, j'aurais aimé y ajouter encore deux noms de régionaux : Fred Vanderbiest et Sébastien Dufoor. Malheureusement, d'autres avaient déjà pris les devants et ces transferts ne purent être concrétisés. Mais ce n'est que partie remise. Un autre axe qui méritait lui aussi une nouvelle approche avait trait à la nature du jeu. Depuis un peu plus de deux ans, le style laissait singulièrement à désirer. Pourtant, nous comptions quand même dans nos rangs d'habiles manieurs de ballons. Je songe à Julien Gorius, Dieudonné Owona, Matumona Zola ou encore Flavien Le Postollec. Si les deux premiers mentionnés nous ont quittés, les deux autres ne sont plus reconnaissables. Le petit stratège congolais est le meilleur en D2 actuellement. Quant au Français, il s'épanouit dans un rôle plus valorisant. Et ce qui vaut pour ces deux-là est d'application à d'autres aussi. Un garçon prometteur comme Quentin Durieux s'est davantage bonifié depuis le début de cette saison qu'au cours des deux années précédentes. C'est là toute la différence selon moi entre le meneur d'hommes qu'était Albert Cartier et le véritable coach qu'est Marc Grosjean. Jouer au lieu de déjouer, tel est notre credo. C'était nécessaire dans l'optique d'une reconquête du public et de la restauration de notre image auprès de nos jeunes. Pendant une bonne décennie, j'ai entraîné les jeunes à la fédération. Durant tout ce temps, le RWDM, puis le FC Brussels, ont toujours été bien représentés. Bizarrement, il manquait toujours la cerise sur le gâteau, sous la forme de l'accession en Première. Seul Steve Colpaert constituait l'exception à la règle, même s'il est parti lui aussi dans l'intervalle. Pour moi, on n'a pas entrepris suffisamment de démarches pour fidéliser ce talent-là. Sans compter qu'en matière de contrats, des erreurs ont été commises. Comme dans le chef de Cheikhou Kouyaté, qui a finalement obtenu gain de cause et qui, au même titre qu' Arnaud Sutchuin, joue aujourd'hui à Anderlecht. Quoique jouer soit sans doute un terme inapproprié pour ce duo qui a complètement disparu de la circulation. Tout comme Sébastien Phiri, d'ailleurs. Voilà quelqu'un qui pensait avoir tiré le gros lot avec La Gantoise. Je lui ai dit cent fois qu'il ne serait pas le numéro 25 mais plutôt le 35 à Gand mais il n'en a fait qu'à sa tête. J'ose espérer que ces exemples serviront à ceux qui ont des fourmis dans les jambes. Une chose est sûre : ces trois-là se seraient certainement épanouis chez nous. Johan Vermeersch avait lancé jadis l'idée d'un système de vases communicants entre les clubs bruxellois. Mais le projet était resté lettre morte. Cette fois, un premier pas vient d'être franchi sous forme d'un rapprochement avec le White Star Woluwé. Si certains points restent à définir concernant des passerelles pour les joueurs, une avancée a été obtenue au plan des infrastructures. Chacun sait que nous avons toujours connu d'épineux problèmes à ce niveau. Cette année, nous avons deux nouveaux synthétiques, bénéficions des installations de Zellik et... des pelouses du stade Fallon. "" Avec trois points de plus, j'aurais été un entraîneur amplement satisfait. Malheureusement, nous avons gaspillé stupidement des unités face au Red Star Waasland, qui nous a battus 2-1 dans les arrêts de jeu, et contre Oud-Heverlee Louvain, qui nous a contraints au partage, 1-1, au stade Edmond Machtens. Pour le reste, nous avons toujours mérité ce que nous avons obtenu. Même une claque, 5-1, à l'Antwerp. Ce jour-là, il nous est arrivé exactement la même mésaventure que le Standard au Cercle, sous la forme de deux joueurs exclus qui précipitent l'avalanche. Autre bémol : nous ne sommes pas encore parvenus à réaliser une séquence probante. Après des victoires devant Beveren et à Virton, nous nous sommes inclinés au Red Star Waasland. Idem à l'Antwerp après des succès contre l'Olympic et Hamme. La passe de quatre ou de cinq, qui doit être logiquement dans les cordes d'une équipe ambitieuse, je l'attends toujours. Les coups d'arrêt, c'est le tribut que nous avons payé depuis le début de la saison à la découverte d'un nouvel environnement. N'oublions pas que les trois quarts des joueurs du FC Brussels n'ont jamais évolué en D2. Pour ceux-là, il y a un double apprentissage à faire. Tout d'abord en matière de méthode. L'année passée, les Coalisés jouaient essentiellement pour ne pas perdre. Cette saison, le leitmotiv est de gagner. Si cette approche a manifestement eu pour effet de libérer quelques joueurs, elle ne s'en inscrit pas moins en porte-à-faux avec la réalité à cet échelon, faite d'une discipline de tous les instants. Un moment d'égarement au Red Star Waasland nous a coûté finalement les trois points in extremis. La combativité extrême de l'Antwerp, qui a suscité des gestes de mauvaise humeur de notre part, explique elle aussi, en partie, notre revers à Deurne. Ces péchés de jeunesse, nous les avons faits à présent. Dé-sormais, il ne s'agira plus de retomber dans ces travers. Sportivement, je suis à peu près paré. L'effectif dispose d'un bon fonds technique et a appris à mettre le pied. Je bénéficie même, sans doute, des deux joueurs les plus accomplis parmi l'antichambre avec Matumona Zola, de loin le meilleur que j'aie jamais eu sous mes ordres, et Moussa Sanogo qui passe à mes yeux pour l'attaquant le plus complet à ce niveau. L'Ivoirien a eu du mal aux débuts à assumer la lourde succession d' Igor de Camargo. C'est probablement l'une des raisons pour laquelle il n'a pas tenu ses promesses. Puisqu'il n'a pas réussi à trouver chaussure à son pied ailleurs, je me suis dit que l'occasion était belle de le relancer. Jusqu'à présent, il a pleinement répondu à l'attente et constitue notre nec plus ultra. L'ennui, c'est qu'il a écopé d'une carte rouge à l'Antwerp et qu'il purgera sous peu une suspension. Or, il est avec Zola l'un des deux joueurs du noyau pour lesquels je ne dispose pas de réelle alternative. Par rapport à Saint-Trond, je ne suis pas aussi gâté. Les Canaris peuvent se permettre de maintenir des éléments comme Mark Hendrikx ou Marc Wagemakers sur le banc. En profondeur, le Brussels est moins riche que Saint-Trond et c'est pourquoi je fais d'eux les favoris de la compétition. Pour traiter d'égal à égal, je devrais encore pouvoir bénéficier du concours de trois footballeurs supplémentaires : un back gauche, capable de supplanter Owona, un attaquant axial et un joueur de pénétration sur le flanc droit. Avec ce trio-là, le Brussels serait à coup sûr susceptible de mener la vie dure aux Limbourgeois jusqu'au bout. A défaut je pense qu'une place dans leur sillage immédiat est tout à fait faisable, comme le classement actuel l'atteste, même s'il est quelque peu trompeur. En effet, un team de la valeur du Lierse vaut nettement mieux que son classement actuel. " par bruno govers- photos: reporters