" Quand on parle du Milan qui va disputer la finale de la LC contre Liverpool, j'ai toujours l'impression qu'il s'agit d'un club assez familial avec une bonne ambiance... contrairement à la Juve. C'est sans aucun doute lié à la tradition mais également à la personnalité des entraîneurs. Le Milanais Carlo Ancelotti n'est pas conflictuel, il a de l'autorité mais il reste toujours calme. A Turin, Fabio Capello, par contre, est d'une autre nature : beaucoup pl...

" Quand on parle du Milan qui va disputer la finale de la LC contre Liverpool, j'ai toujours l'impression qu'il s'agit d'un club assez familial avec une bonne ambiance... contrairement à la Juve. C'est sans aucun doute lié à la tradition mais également à la personnalité des entraîneurs. Le Milanais Carlo Ancelotti n'est pas conflictuel, il a de l'autorité mais il reste toujours calme. A Turin, Fabio Capello, par contre, est d'une autre nature : beaucoup plus dure. Il y a dix jours, on a donné le match Milan-Juventus sur BeTv avec la victoire 0-1 de la VieilleDame. Pour moi, c'était une preuve de plus d'une impression tenace : quand le Milan est mené, il souffre beaucoup pour revenir et s'imposer. A quoi est-ce dû ? Au système ou aux caractéristiques des joueurs ? Je ne sais pas, mais les Milanisti me semblent assez fatigués pour l'instant et je me demande s'ils ne vont pas exploser face à la fraîcheur d'Anglais qui û en plus û ne leur laisseront pas beaucoup de place pour jouer la carte de leur arme favorite : la contre-attaque... La défense de Milan, on la connaît : du physique, de l'intelligence et de l'expérience pour le quatuor Cafu - Jaap Stam - Alessandro Nesta - Paolo Maldini, mais quand on pense que les deux arrières latéraux Cafu et Maldini vont avoir 35 et 37 ans en juin, on est quand même très étonné ! Le premier couvre un nombre incroyable de kilomètres et se retrouve très souvent en position de donner un bon centre. Le second, lui, est polyvalent et peut défendre dans l'axe aussi. Dans l'entrejeu, on sait qu'Ancelotti a opté pour une position de chasseur de deuxièmes ballons en faveur d' Andrea Pirlo. Ce n'est jamais lui qui va au duel, c'est surtout le rôle du pitbull Gennaro Gattuso, Pirlo est là pour soutenir défense et attaque et retirer les marrons du feu. Mais cette construction de l'entrejeu pose un petit problème à Milan : Clarence Seedorf est placé dans une position trop à gauche pour lui qui préfère plus évoluer dans l'axe. Et en attaque, si Ancelotti préfère jouer avec un avant, son président Silvio Berlusconi insiste toujours pour qu'il en mette deux. Cela dit, la priorité va toujours à Andriy Shevchenko, parfois épaulé par Jon Dahl Tomasson... mais Hernan Crespo a très, très peu joué. On voit par là que la philosophie d'Ancelotti est coulée dans le béton : on se regroupe au maximum pour laisser venir et on repart... C'est très efficace quand on a des qualités de jeu et de calme comme les Milanais en ont, mais je répète que je les ai vu souffrir pour revenir au score ". Avec Jean-François Remy Journaliste à Be tv