2016 se barre sans crier gare et nous on voudrait crier tout ce qu'elle nous a offert de beau et de moins beau. Cette année restera à jamais celle du " faut plus jamais dire jamais ". Leicester a été champion. Un petit club au pays des géants qui a réactivé les chakras de tous les possibles. Qu'est-ce que ce fut bon. Y a eu leur foot mais aussi tout le reste.
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2016 se barre sans crier gare et nous on voudrait crier tout ce qu'elle nous a offert de beau et de moins beau. Cette année restera à jamais celle du " faut plus jamais dire jamais ". Leicester a été champion. Un petit club au pays des géants qui a réactivé les chakras de tous les possibles. Qu'est-ce que ce fut bon. Y a eu leur foot mais aussi tout le reste. Le bienfait fait à l'humanité. L'aspect humain au-dessus de tout. J'étais là-bas le jour de la fête. Celui du dernier match et de la remise du trophée. Tout fut magnifique mais le plus beau fut le matin du match. Je suis réveillé par des chants venus de la rue. Des chants footeux mais aux accents italiens. Le temps de me rendre compte que je ne rêvais pas et je suis dans la rue. Et là, une horde d'une centaine de jeunes paradent. Ils sont venus d'Italie pour partager leur bonheur et respect pour les Foxes. Ils sont tifosi de plusieurs clubs différents mais chantent d'une même voix. Celle des petits clubs qui croyaient que le foot business avait tué à jamais leur espoir de conquête. Leur message est clair : si Leicester l'a fait, pourquoi pas nous ? Ils nous ont redonné l'espoir. Autre bel espoir que nous offre 2016, c'est le retour de la jeunesse au pouvoir. Footballistique mais c'est déjà ça. La preuve par Leipzig. Le club d'une marque... de fabrique. Dans tous les sens du terme. Un club où le marketing et la philosophie font bon ménage. Haï dans toute l'Allemagne du foot pour son côté artificiel, admiré aussi pour son côté artisan formateur. Malgré leur pognon, ils font plutôt dans le fait main que dans la haute couture hors de prix. Dans le top 10 des équipes les plus jeunes des cinq grands championnats européens, ils sont quatrièmes. Et ça marche. Ils tutoient l'ogre bavarois au sommet de la Bundesliga. Qui place cinq équipes dans ce classement du jeunisme. Dont Hoffenheim qui est, lui, aux portes du top 3 allemand avec un coach de...29 ans. La France est aussi à l'honneur puisqu'elle occupe les cinq autres places. Parmi elles, Nice et Monaco qui dominent la Ligue 1. En Angleterre, c'est Tottenham qui a la moyenne d'âge la plus jeune. Même Tonton José dit que les Spurs offrent le plus beau foot d'Angleterre. En Italie, c'est le Milan AC. Ça lui permet de retrouver une deuxième... jeunesse. Et chez nous ? Eh bien, plus que jamais, on ne fait pas comme les autres. L'équipe qui épate et domine en cette fin 2016 est la 2e plus ... vieille. A Zulte Waregem, c'est la fraîcheur des idées qui fait jouvence. Mais bon, on ne fait pas partie des grands championnats. Y a des raisons. Comme par exemple notre dernier derby wallon. A l'heure de l'arbitrage vidéo, de celui complètement bidon de nos pseudos décideurs, la solution serait très simple. A chaque match à risque, on décrète l'état d'urgence et on instaure une règle d'urgence. On change plus de camp à la mi-temps ! Ça changerait quoi ? Chacun dans son camp ! En plus, ce serait bien dans l'air du temps. Fini le camp retranché. Chacun dans son camp enchanté. Et ainsi sentir le souffle passionné pour beaucoup, trop houblonné pour certains de nos supporters tant aimés. Qui nous pousseraient vers l'autre but. Celui où, derrière, il y a les autres. Les mêmes que nous. Aussi passionnés et houblonnés mais avec d'autres couleurs. Mais bon, quand ton championnat s'appelle la Jupiler Pro League, tu assumes. Et puis, faut aussi en finir avec les idées ou les phrases toutes faites. Genre : l'herbe est toujours plus verte ailleurs ! Pas forcément, elle pourrait par exemple être cramée par une escadrille de briquets qui s'y seraient posés en catastrophe ou encore quelques fumigènes égarés par mégarde ou tombés en panne... d'intelligence. Et puis, y a les pétards qui génèrent le silence... assourdissant de ceux qui devraient trouver des solutions. Celles de l'intérêt commun et pas seulement celles qui ne servent que leur petit club. Mais faut pas rêver. Dans un pays où ceux de tout en haut ne respectent même plus leur propre justice... Que 2016 se barre avec ce cauchemar. Vive 2017 ! PAR FRÉDÉRIC WASEIGE