Le match entre deux équipes wallonnes concernées par la lutte pour le maintien s'est déroulé dans des conditions de jeu difficiles. Le terrain gelé et l'exclusion hâtive de Ludovic Buysens ont quelque peu faussé le niveau de jeu et les données de la confrontation. Les Montois, en évoluant à 10 pendant plus d'une heure, ont fait montre d'une bonne mentalité. Malheureusement pour eux, cela n'a pas suffi pour ramener quelque chose face à des Tubiziens très enthousiastes et un Grégory Dufer déterminant.
...

Le match entre deux équipes wallonnes concernées par la lutte pour le maintien s'est déroulé dans des conditions de jeu difficiles. Le terrain gelé et l'exclusion hâtive de Ludovic Buysens ont quelque peu faussé le niveau de jeu et les données de la confrontation. Les Montois, en évoluant à 10 pendant plus d'une heure, ont fait montre d'une bonne mentalité. Malheureusement pour eux, cela n'a pas suffi pour ramener quelque chose face à des Tubiziens très enthousiastes et un Grégory Dufer déterminant. Le coach (ad intérim ?) de Mons, formé à l'école française, a opté pour un 4-4-2 classique avec un entrejeu en losange et deux véritables attaquants de pointe. Devant le capitaine Frédéric Herpoel, excellent dans l'ensemble et notamment sur le penalty de Jérémy Perbet, la défense était composée de droite à gauche par Frédéric Jay, Buysens, Ivica Dzidic et Francesco Migliore. Hocine Ragued se postait comme seul demi récupérateur derrière Diane. Les flancs de l'entrejeu étaient meublés par Fadel Brahami à droite et Cédric Collet à gauche. La ligne d'attaque se composait du duo Mohamed Dahmane- Mustapha Jarju. Les Montois ont débuté le match avec un bel allant mais le mauvais alignement de la défense à la 24e minute a complètement bouleversé les données de ce duel. La pénétration de Yasin Karaca a provoqué la faute de Buysens et la double sanction (le règlement est pour moi beaucoup trop sévère) : penalty + rouge. Si Perbet, en manque de confiance et d'ailleurs remplacé, n'avait pas raté sa tentative, les conséquences auraient été trop importantes. L'entraîneur visiteur a réagi en substituant à la demi-heure Diane par Anti Okkonen, ce qui a redistribué les rôles. Le mentor montois a demandé à Brahami de prendre le rôle d'arrière droit de Jay, celui-ci glissant dans l'axe de la défense. Okkonen s'est positionné comme demi relayeur très proche de Ragued, le plus souvent décalé vers la droite mais par moments, il a travaillé comme essuie-glace et s'est aussi retrouvé à gauche du demi défensif. Cette tactique aurait pu faire croire que Mons connaîtrait des problèmes d'infériorité numérique dans le milieu du jeu mais ce fut rarement le cas face à des Tubiziens trouvant la faille plus par ses individualités que par son collectif. L'adaptation tactique de Dessy après 30 minutes a relativement bien porté ses fruits même si le score était défavorable à un quart d'heure de la fin. Ce qui est difficile à comprendre, c'est cette propension à réagir très tardivement chez pas mal de coaches menés à la marque en fin de match. Ici, Dessy a lancé deux joueurs à la 85e et 89e minute alors que Dufer avait rendu l'avance à son équipe à la 74e. Beaucoup trop tard à mon humble avis ! Né en 1963, Etienne Delangre joua comme défenseur au Standard de 1981 à 1992 (267m en D1 et 6b, champion en 82 et 83). Ex-chargé de cours à l'Ecole du Heysel, il coacha de la P1 à la D1 (Charleroi).