Le Club Brugeois est une machine qui, depuis le début de la saison, transpire de régularité, de rigueur et de collectivité. Les failles sont rares dans le jeu des Flandriens. Mais les dernières semaines ont démontré que même les plus belles organisations pouvaient capoter sur des détails. A Moscou, dans le match décisif pour la qualification au deuxième tour de la Ligue des Champions, Birger Maertens avait commis une erreur grossière et ainsi offert la victoire aux Russes. La semaine dernière, face à Stuttgart, le même défenseur a remis cela: faute professionnelle aux abords du rectangle, carte rouge, coup franc transformé par Balakov, désorganisation du Club, puis deuxième but allemand qui compromet plus que sérieusement les chances du vice-champion de Belgique.
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Le Club Brugeois est une machine qui, depuis le début de la saison, transpire de régularité, de rigueur et de collectivité. Les failles sont rares dans le jeu des Flandriens. Mais les dernières semaines ont démontré que même les plus belles organisations pouvaient capoter sur des détails. A Moscou, dans le match décisif pour la qualification au deuxième tour de la Ligue des Champions, Birger Maertens avait commis une erreur grossière et ainsi offert la victoire aux Russes. La semaine dernière, face à Stuttgart, le même défenseur a remis cela: faute professionnelle aux abords du rectangle, carte rouge, coup franc transformé par Balakov, désorganisation du Club, puis deuxième but allemand qui compromet plus que sérieusement les chances du vice-champion de Belgique.Les hommes de Trond Sollied n'aborderont toutefois pas le match retour en ne croyant plus à la qualification.Trond Sollied: Je me raccroche à ce que nous avons montré durant l'été. Lors des tours préliminaires, nous avons été très bons à Bucarest et à Donetsk. Si nous jouons de la même façon à Stuttgart, tout sera possible. We don't give up. Aussi longtemps qu'il y aura un espoir, nous nous y accrocherons. Je sais que si, ce jour-là, tous mes joueurs évoluent à leur meilleur niveau, nous aurons de très bonnes chances de passer. Les circonstances ne peuvent quand même pas toujours nous être aussi défavorables qu'elles l'ont été chez nous contre les Allemands. On ne peut pas forcer de grands résultats quand on commet de grosses erreurs individuelles comme celles qu'on a vues à Moscou et contre Stuttgart. Oui, mais je ne veux surtout pas accabler Maertens. Il est rare que les erreurs décisives soient commises par un attaquant ou un médian. En jouant dans l'axe de la défense, Maertens, lui, est fort exposé. Il occupe un poste à risques. Comme le gardien de but. Il a commis des fautes de timing dans deux matches importants mais je préfère retenir toutes les bonnes choses qu'il a montrées depuis le début de la saison. Jouer à un niveau pareil à son âge, c'est prometteur. Je ne peux certainement pas le tuer. Et, même si je voulais le laisser souffler un peu, lui donner l'occasion de faire le point, j'aurais des problèmes car je n'ai pas beaucoup de défenseurs centraux dans mon noyau.Dans le dernier quart d'heure, vous avez osé lancer deux gamins inconnus dans la bagarre: Roelandts et Geraerts. C'est rare à ce niveau!Je n'avais pas le choix. J'ai actuellement neuf titulaires potentiels qui sont blessés. Contre Stuttgart, il n'y avait que deux hommes d'expérience sur le banc: Lesnjak... et moi. Tous les autres, c'étaient des jeunes. Certains titulaires commencent à être fatigués et c'est donc le moment de lancer nos espoirs. Ces gamins ont des qualités, c'est sûr.Seriez-vous toujours en Ligue des Champions si vous n'aviez pas eu autant de blessés?Je ne peux pas en être certain, mais nous aurions sûrement eu plus de chances de nous qualifier pour le deuxième tour. Avec autant de joueurs sur la touche, nous ne pouvons pas montrer ce que nous valons réellement. J'attends que tout le monde soit opérationnel pour juger de la vraie valeur de mon noyau. Mais je ne sais pas dire à quel moment tous mes joueurs seront revenus dans le parcours. Je suis entraîneur, pas docteur...Comment voyez-vous le match contre Anderlecht?Quel que soit le classement du moment, c'est toujours le match de l'année pour les deux clubs. Nous essayerons de faire aussi bien que contre Genk. Ce jour-là, nous avions été vraiment très bons pendant une heure.Ne craignez-vous pas un effondrement de Bruges au deuxième tour, comme ce fut le cas au cours des deux dernières saisons?Je ne peux rien prévoir mais seulement constater que nous avons montré de très bonnes choses jusqu'à présent. Je suis vraiment surpris que nous soyons parvenus à construire une telle avance sur Anderlecht et Genk.Cette avance s'explique-t-elle par la force de Bruges ou par la faiblesse d'Anderlecht et de Genk?Aucune idée. Je me focalise sur le jeu de mon équipe, pas sur les faiblesses éventuelles de nos adversaires. Pierre Danvoye"Je suis entraîneur, pas docteur"