Il n'y a pas que les 24 Heures au Mans. Désormais, le football a également droit de cité en ville. Il y a deux ans, Le Mans avait découvert la Ligue 1 pour effectuer l'aller-retour. C'est sur cette frustration que la réussite actuelle a été construite. Samedi, le Stade Léon-Bollée était particulièrement garni pour le sommet du championnat, face au PSG (0-0).
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Il n'y a pas que les 24 Heures au Mans. Désormais, le football a également droit de cité en ville. Il y a deux ans, Le Mans avait découvert la Ligue 1 pour effectuer l'aller-retour. C'est sur cette frustration que la réussite actuelle a été construite. Samedi, le Stade Léon-Bollée était particulièrement garni pour le sommet du championnat, face au PSG (0-0). Mais quelles sont les recettes du succès manceau ? D'abord un entraîneur atypique, Frédéric Hantz. Cet ancien joueur qui provenait de Brive a instauré dès le début des méthodes efficaces. Lors d'un stage, il n'hésita pas à réveiller ses joueurs pour des footings à 6 h 15 du matin, avant de mettre en place des entraînements aux heures du match et des séances de discussion dans l'obscurité des vestiaires. Sans oublier les leçons de danse moderne imposées à son noyau. Tout cela a cimenté un groupe qui, depuis, continue à surfer sur la vague du succès. En neuf matches, Le Mans n'a concédé que quatre buts. Notamment grâce à un gardien qui commence à se faire un nom : Yohann Pelé. Mais pas question pour son entraîneur de s'emballer. " Yohann a souvent des bonnes notes dans les journaux et cela me gêne car cela signifie qu'il est trop mis en danger ", lance-t-il. Outre un collectif sans failles, les promus peuvent compter sur quelques individualités qui se découvrent. Comme le Japonais Matsui qui, sur son flanc gauche, donne le tournis à l'adversaire. Ou le buteur brésilien Tulio De Melo, 20 ans, qui s'est fait remarquer la semaine passée par une bicyclette victorieuse. Grand, rapide, complet, il peut se montrer à la fois technique et opportuniste. Un début de saison qui fait dire au président dans L'Equipe. " Je n'ai jamais dit que l'on jouait le maintien. On vise la douzième place. Le maintien, c'était il y a deux ans ". ( S. Vande Velde) MONACO est en crise. Lundi de la semaine passée, l'entraîneur Didier Deschamps a jeté le gant après la défaite encourue contre Rennes (0-2). La semaine précédente, l'emblématique entraîneur avait déjà déclaré : " Monaco est un bon club du championnat de France, mais ce n'est pas un grand club ". Deschamps était sur le Rocher depuis 2001, ce qui en faisait l'entraîneur en place depuis le plus longtemps en L1. Mais il semble qu'il n'était plus en phase avec de nombreuses personnes de la direction. L'intérim est assuré par l'adjoint Jean Petit. Mais les noms de Paul Le Guen et de Guy Lacombe circulent déjà. JEREMY JANOT, le gardien stéphanois, s'est incliné face à Nancy après 1.534 minutes d'invincibilité à domicile. BUTEURS : 1. Pauleta (PSG) 6 buts ; 2. De Melo (Le Mans), Carew (Lyon), Piquionne (Saint-Etienne), Grax (Troyes) 4. S. Vande Velde