L'absence d'un représentant de notre magazine sur le plateau de Studio 1 il y a dix jours était voulue. Notre politique a toujours été de se distancier de discussions polémiques avec des personnes de mauvaise foi. D'accord pour participer à des émissions d'information, mais pas d'accord pour essayer de convaincre des gens bornés de l'inexactitude de leurs propos et de la limite de leurs actions.
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L'absence d'un représentant de notre magazine sur le plateau de Studio 1 il y a dix jours était voulue. Notre politique a toujours été de se distancier de discussions polémiques avec des personnes de mauvaise foi. D'accord pour participer à des émissions d'information, mais pas d'accord pour essayer de convaincre des gens bornés de l'inexactitude de leurs propos et de la limite de leurs actions. L'attitude sur ce plateau de Mogi Bayat, le manager du Sporting de Charleroi, nous a donné raison. Il nous a traité de menteur par rapport à l'Intro du 22 février dernier (" Et maintenant, des menaces contre un journaliste ! ") alors qu'il a effectivement voulu interdire de stade un de nos journalistes (ce qui revient à bafouer la liberté de la presse) avant de l'intimider en incitant à la violence physique. Pour ce faire, il mêla les supporters des Zèbres à une affaire qui le concernait au départ exclusivement. S'il estime que nous avons menti, qu'il le prouve. Mais on doute fort qu'il y parvienne. En effet, nous possédons : 1° les documents qui établissent qu'il a bien fallu l'intervention du syndic de presse pour rétablir la liberté de presse, 2° les échanges de courrier entre le club et le forum des supporters des Zèbres pour manipuler l'affaire. En ce qui concerne ces derniers, notre magazine a déjà eu avec eux des échanges que nous estimons constructifs. On sait que Bayat n'a pas supporté d'être cité dans un article du 15 février (" Allez Filippo, avoue, le Chinois t'a filé 500.000 euros... "). Son explication (" Je ne parle plus à Sport-Foot Magazine depuis six mois ") ne tenant pas la route ; la loi et les tribunaux disent qu'un journaliste a le droit de citer quelqu'un sur base de témoignages fiables. Ce qui était le cas. Conclusion : il est urgent que ce manager soit informé correctement sur le droit belge des médias. Mogi Bayat a également dit dans cette émission que ses joueurs " en avaient marre d'être interviewés par ce magazine qui déforme leurs propos " (alors qu'ils nous accordent toutes les interviews que nous demandons, sans jamais rien rectifier, nous remerciant ensuite pour la qualité du travail... et que le club ne nous interdit jamais de les rencontrer !). Il nous a aussi traité de racistes du fait d'un Bobard (une rubrique humoristique comme son titre l'indique) et d'un titre : " Boudin Noir " (alors qu'il devrait savoir que c'est un plat wallon qu'on mange à la Noël... période à laquelle est paru l'article). Il nous a enfin reproché de parler de "connexion carolo" dans le cadre de notre enquête sur les matches truqués (alors qu'on y citait des joueurs ayant effectivement tous joué - mais il y a dix ans, ce que nous précisions ! - au Sporting). Bref, même pas un an après avoir insulté notre rédaction puis menacé de frapper devant témoins un de nos journalistes lors du Gala du Footballeur Pro de l'Année 2005, voilà que Mogi Bayat reproduit son incompréhensible attitude. J. BAETE