Bilan. Sport//Foot Magazine a 25 ans, c'est chouette pour lui qui n'a pas pris une ride, c'est moins chouette pour moi qui m'en suis ramassé plus d'une depuis 1980... J'aime pas les anniversaires, ils sont les fêtes du temps qui passe, et j'en ai toujours voulu au temps d'ainsi passer sans me demander mon avis. Voici 25 ans, je savais courir et les arbitres me semblaient vieux. Aujourd'hui, je cours comme un vieux et les arbitres sont tous plus jeunes que moi... Aujourd'hui, les stars gagnent trop de pognon, elles changent si souvent de club que les compétitions n'ont plus ni queue ni tête, mais ce jeu irritant passionne toujours autant ! Peut-être précisément parce que le jeu même, lui, n'a guère changé.
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Bilan. Sport//Foot Magazine a 25 ans, c'est chouette pour lui qui n'a pas pris une ride, c'est moins chouette pour moi qui m'en suis ramassé plus d'une depuis 1980... J'aime pas les anniversaires, ils sont les fêtes du temps qui passe, et j'en ai toujours voulu au temps d'ainsi passer sans me demander mon avis. Voici 25 ans, je savais courir et les arbitres me semblaient vieux. Aujourd'hui, je cours comme un vieux et les arbitres sont tous plus jeunes que moi... Aujourd'hui, les stars gagnent trop de pognon, elles changent si souvent de club que les compétitions n'ont plus ni queue ni tête, mais ce jeu irritant passionne toujours autant ! Peut-être précisément parce que le jeu même, lui, n'a guère changé. En trois mots : on court un peu plus et plus vite, sans toutefois jouer mieux ni marquer plus de buts, mais on ne joue pas moins bien non plus ; on a un peu gagné en petite vicelardise sournoise ce qu'on a perdu en grande brutalité franche, mais il y a toujours de quoi polémiquer en se crêpant le chignon ; on gueule d'ailleurs toujours autant sur les arbitres... A propos d'arbitre, je me demande quand même si ne vient pas d'avoir lieu, dans ma province, une grande trouvaille innovatrice : la palpation de roupettes arbitrales ! Un gars s'est fait exclure et lorsqu'il a quitté le terrain, pour remercier le referee, il lui a ironiquement serré les bijoux de famille en lui passant devant,... mais " sans violence " a précisé l'arbitre devant le Comité Provincial : le gars s'est pris six semaines de suspension. Cela me rappelle mon joueur dont je vous parlais récemment, qui s'est aussi pris six semaines pour avoir bousculé l'arbitre " sans intention de faire mal ". Moralité, si demain vous envahit l'envie de toucher un arbitre sans toutefois le rudoyer, la jurisprudence vous donne désormais le choix entre le bousculer et le testiculer : c'est un néologisme, et c'est le même prix au tribunal. A propos de suspensions, j'ai toujours trouvé que les fautes commises quand le jeu est arrêté étaient trop sévèrement punies par rapport à celles commises quand le jeu est en cours : la faute nécessaire, par exemple, celle qui empêche le fautif de ramasser un but ET QUI EMPÊCHE LE SPECTATEUR D'EN VOIR UN, ne coûte jamais six semaines au coupable ! Dans un très vieux courrier de l'histoire du magazine, un lecteur qui s'appelait Monsieur Bienbon, imaginait la faute nécessaire au tennis : tu déposes ta raquette, tu vas de l'autre côté du filet, tu mets posément un gnon dans le faciès adverse, tu étends le gars pour le compte, et tu avoues : " C'était ça ou être battu ! " Pas sûr que le tennisman s'en sortirait aussi bien que le footballeur... A propos de tennis, une qui s'en sort bien mais qui estime s'en sortir mal, ce serait donc notre Justine, nationale ajoute-t-on souvent, mais qui envisagerait d'être aussi monégasque. Ce serait moche. J'ai lu que Henin, pourtant plus jeune que notre magazine ! pesait déjà 7,6 millions de dollars en prize money, qu'il fallait multiplier par deux ou trois pour atteindre le brut avec sponsoring, puis retirer 56 % pour le fisc belge afin d'obtenir le net. Cela fait quand même une belle masse de pognon. Si tu avais dit à Juju voici dix ans qu'elle aurait ce magot aujourd'hui à condition de rester contribuable belge, elle se serait mis la raquette entre les dents pour signer des deux mains ! J'espère qu'il se trouvera un fiscaliste civique et pédagogue pour expliquer à la gamine et à son gars que le fric du contribuable ne sert pas qu'aux douches de MarieArena... Vous me direz qu' AxelMerckx réside aussi à Monaco, que ça ne l'a pas empêché d'obtenir le Trophée du Mérite Sportif, et même d'être qualifié d'ambassadeur de la nation par le président du jury... Je vous répondrai que l'existence, en 2005, d'une principauté friquée comme Monaco est assez tristounette quant à l'avenir de l'Homme, point/barre. Voici 25 ans, j'aurais dit point final. Réponse à la petite blague/devinette de la semaine dernière : Bangoura (Boum=Bang, Youpee =Hourra). Tu saisis ?par Bernard JeunejeanSix semaines pour un gars exclu qui a ironiquement serré LES BIJOUX DE FAMILLE DU REFEREE