Personne ne s'attendait à voir un Marseille aussi fringant sur la scène européenne après le changement de coach. L'OM y a livré un match parfait en portant le plus souvent possible le danger dans le camp adverse. Décidé, organisé, entreprenant, Marseille a largement mérité son succès (très beau but de Mathieu Vabuena) en terre anglaise. Eric Gerets, le lion de Rekem, était satisfait mais avait le succès modeste comme le prouvent les propos qu'il confia à la presse : " J'ai bu un bon verre de vin après la rencontre. Mais le lendemain, quand je me suis réveillé, j'ai vu les deux avants-centres stéphanois devant moi. Je n'ai pas eu le temps de savourer notre succès. J'avais dit aux joueurs avant le match qu'il fal...

Personne ne s'attendait à voir un Marseille aussi fringant sur la scène européenne après le changement de coach. L'OM y a livré un match parfait en portant le plus souvent possible le danger dans le camp adverse. Décidé, organisé, entreprenant, Marseille a largement mérité son succès (très beau but de Mathieu Vabuena) en terre anglaise. Eric Gerets, le lion de Rekem, était satisfait mais avait le succès modeste comme le prouvent les propos qu'il confia à la presse : " J'ai bu un bon verre de vin après la rencontre. Mais le lendemain, quand je me suis réveillé, j'ai vu les deux avants-centres stéphanois devant moi. Je n'ai pas eu le temps de savourer notre succès. J'avais dit aux joueurs avant le match qu'il fallait toujours entrer sur un terrain avec en tête l'idée de prendre les trois points. A mon avis, après quinze minutes de jeu, ils se sont dit : -On a une chance d'y arriver. Le coach a peut-être raison finalement ! Je suis heureux que les gens aient remarqué que Marseille a joué un bon match tactique. Notre collectif a été exemplaire. On a aussi été très bon dans le domaine de la combativité. Mais ça ne m'étonne pas. Parce que je peux vous dire qu'à l'entraînement, ils ne se font pas de cadeaux ! Il faut également avouer que Liverpool n'a pas joué le match de sa vie ". A propos de Saint-Etienne, il déclara avant le match : " J'ai vu les Stéphanois à la télévision. Ils aiment attaquer et possèdent de bons joueurs sur les flancs. C'est une excellente équipe, à l'image du championnat de France. Je ne vois pas de formations faibles en L1. Le niveau de ce championnat est élevé, meilleur qu'en Belgique, aux Pays-Bas ou en Turquie ". Marseille a encaissé le seul but du match durant les derniers instants de la rencontre. L'équipe de Gerets est retombée sur terre après avoir rêvé en anglais : " Après le bon match à Liverpool, j'étais certain que la confiance serait au rendez-vous. Hélas, pas mal de joueurs n'étaient pas dans un bon jour. Nous avons perdu beaucoup de ballons. Je suis déçu et les joueurs aussi ". Marseille est retombé dans ses mauvaises habitudes en championnat et flirte désormais avec les places basculantes. Gerets a du boulot. PARIS SAINT-GERMAIN : c'est pas la crise mais cela y ressemble. Les investisseurs s'impatientent au vu de la cascade de mauvais résultats. La tête du coach PaulLe Guen ne tiendrait plus qu'à un fil. ALAIN PERRIN a plusieurs surnoms. C'est PPH (passera pas l'hiver), PPA (passera pas l'automne) ou même PPO (passera pas octobre). Ce n'est pas gentil pour l'entraîneur de Lyon. SERGE LE DIZET (ex-Nantes) et LADISLAS LOZANO ont participé à la 4e édition de l'Opération vers l'emploi organisée par l'UNECATEF (Union nationale des entraîneurs et cadres techniques du football français). Cela leur ouvrira de nouveaux horizons pour retrouver un employeur. AUXERRE : depuis l'arrivée de Sammy Traoré (D), le club a gagné trois fois sans prendre de but, L1 et Coupe de la Ligue confondus. Le joueur minimise cependant son rôle de leader. ALOU DIARRA (M), Bordeaux, a préparé sereinement ses retrouvailles avec Lyon. Il n'était animé par aucun sentiment de revanche. NANCY a des statistiques impressionnantes. Le club lorrain se rapproche même de l'exceptionnel début de saison de Lyon la saison passée. VEDRAN RUNJE (G) a critiqué sévèrement ses attaquants sur le site officiel du club : " Encore une fois, si tu n'arrives pas à tuer le match à un moment donné, tu n'arrives pas à gagner. Il faut mettre le ballon dedans. Il ne peut pas rentrer tout seul. Il faut mettre de la conviction pour y parvenir. Moi je suis gardien, et quand je vois un attaquant devant moi, je vois vraiment un mec qui veut marquer. Qu'on ne vienne pas me parler de l'arbitrage. Là, on ne peut s'en prendre qu'à nous ". PIERRE BILIC