1 Vottem, la maison des parents

C'est son village, le lieu où il a grandi. Même s'il vient d'emménager à Jemeppe, avec sa copine, Maud, dans une petite commune dans les environs de Liège, il aime se ressourcer à Vottem où ses parents, Thierry et Sylvie, habitent toujours. Que ce soit pour les raviolis ricotta-épinard de sa maman ou pour rendre visite à sa grand-mère. C'est le n£ud familial, là où il retrouve ses deux s£urs, Shirel et Whitney. La maison des Witsel est accueillante, respire la sérénité, la vie sans chichis. C'est à Vottem qu'habitent aussi plusieurs de ses amis.
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C'est son village, le lieu où il a grandi. Même s'il vient d'emménager à Jemeppe, avec sa copine, Maud, dans une petite commune dans les environs de Liège, il aime se ressourcer à Vottem où ses parents, Thierry et Sylvie, habitent toujours. Que ce soit pour les raviolis ricotta-épinard de sa maman ou pour rendre visite à sa grand-mère. C'est le n£ud familial, là où il retrouve ses deux s£urs, Shirel et Whitney. La maison des Witsel est accueillante, respire la sérénité, la vie sans chichis. C'est à Vottem qu'habitent aussi plusieurs de ses amis. Le club de Montemauro (du nom d'une colline des Abruzzes et créé par un immigré italien) et la plaine de jeu qui le jouxte servent de point de repère à Axel. Quand il était petit, c'est là qu'il donnait rendez-vous à ses amis. Désormais, une fois le championnat terminé et juste avant de partir en vacances, c'est là qu'ils se revoient pour une rencontre de foot. Toujours dans le coin de son Vottem d'enfance, le Thier à Liège comprend une petit terrain de foot où Axel a façonné sa technique. Witsel est un produit du foot de rues. C'est davantage sur les petits terrains que dans les prés qu'il a passé ses heures de loisir... Il traîne encore souvent dans le coin car même si ses horaires sont davantage serrés, il reste quelqu'un de simple et continue à côtoyer les personnes de son enfance.Située non loin du Bois d'Avroy, dans le centre de Liège, cette brasserie a été rachetée par l'ancien joueur du Standard, Siramana Dembélé. Après les matches, c'est là qu'il va boire un verre et se détendre. Comme sa copine Maud travaille dans le centre-ville, il y passe parfois sur les temps de midi quand il n'a qu'un entraînement sur la journée. Auparavant, quand il avait davantage de temps libre, il aimait aller voir un film. De préférence d'action mais quand sa copine lui demandait de faire un effort pour un film d'amour, il s'y pliait. De l'autre côté de la rue, il aime traîner au Shopping Cora avec deux de ses amis et aller boire un verre au St-Georges, pour la tranquillité des lieux, pour l'escalope parmigiana ou pour un bon chocolat viennois. C'est là qu'il est allé acheter son costume pour le Gala du Soulier d'Or. Et pour toutes les grandes occasions, c'est par là qu'il passe. Sinon, son style vestimentaire (jeans-t-shirt, training ou sportswear) le conduit dans toute une série de boutiques du centre-ville. Il préfère cependant faire ses courses au village de Maasmechelen ou à Maastricht, où il est moins dérangé. Lieu clé dans la vie familiale puisque c'est là qu'une fois par an, les vieux de la famille emmenés par Thierry Witsel, le papa, défient au foot en salle les jeunes, conduits par le dernier Soulier d'Or. Personne ne dit qui paye la tournée : les vainqueurs ou les vaincus ? Witsel n'est pas trop " sortie " mais s'il doit boire un verre avec son pote Nasser Chadli (qui évolue à Apel-doorn en D2 néerlandaise), il va à l'Aéropostale. Pas accro des boîtes, il a emmené ses coéquipiers une fois à la Romantic, lieu racheté par le disc-jockey qui officiait à l'époque de ses parents. Il avait promis de passer une fois, il a tenu sa promesse. Entre un verre entre amis et sorties en boîtes, Witsel préfère malgré tout la première solution ! Au départ de Sclessin, il suffit de franchir le Pont d'Ougrée sur la Meuse et de prendre la direction de Marche pour arriver rapidement à l'Académie Robert Louis-Dreyfus, l'université des Rouches. Witsel a fait ses classes de jeunes sur les terrains de ce plateau du Sart-Tilman balayé par un vent piquant en hiver avant que le domaine ne devienne un bijou. Le jeune homme connaît donc parfaitement cette zone verte où il se perfectionne au quotidien, sans rechigner. Chargé d'ouvrir les portes de ce paradis, Dany Bawin connaît Axel depuis toujours : " Pas plus haut que trois pommes, il séduisait déjà par son jeu et sa gentillesse. Ici, il est chez lui, c'est sa deuxième maison. C'est une star mais il reste détendu, cool et embrasse le personnel. C'est Axel, quoi, quelqu'un de la famille. Nous nous connaissons tous. Son père est un ami. A la sortie de l'Académie, Axel est évidemment un des plus demandés par les chasseurs d'autographes. Et c'est lui qui compte probablement le plus de groupies. Elles connaissent le chemin du Sart Tilman. En plus d'être un excellent joueur très élégant, Axel est beau garçon. " Les Liégeois adorent se rendre au spectacle et il y a bien longtemps que Sclessin est devenu le plus grand théâtre de la Principauté. Witsel a le physique d'un jeune premier qui aurait pu emballer les c£urs sur les planches d'une grande scène parisienne. Mais son arène à lui, c'est Sclessin. Il y a admiré ses premières idoles, a vibré en même temps qu'un public qu'il juge incomparable avant d'acquérir la place sur la grande estrade verte. Witsel est l'enfant du pays qui, tôt ou tard, quittera le nid rouche. C'est écrit dans les étoiles mais, dit-il souvent, Sclessin restera à jamais sa scène préférée. Les artistes n'oublient jamais leurs premières salves d'applaudissements. l par pierre bilic et stéphane vande velde - photos: reporters/ gys