Javier Saviola s'est replongé sous les feux de l'actualité. Son mois de janvier fut spectaculaire et ses buts, en plus d'aider l'équipe, ont ouvert les yeux à beaucoup de gens dans le club. En particulier à ceux qui, ces deux dernières années, ont empêché le joueur argentin de participer aux succès du FC Barcelone. Aujourd'hui, curieusement, on parle de prolongation de contrat. Lui-même affirme : " Le mieux est de trouver une solution le plus tôt possible. J'espère que la proposition sera décente ". Le Lapin est ressorti de son trou.
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Javier Saviola s'est replongé sous les feux de l'actualité. Son mois de janvier fut spectaculaire et ses buts, en plus d'aider l'équipe, ont ouvert les yeux à beaucoup de gens dans le club. En particulier à ceux qui, ces deux dernières années, ont empêché le joueur argentin de participer aux succès du FC Barcelone. Aujourd'hui, curieusement, on parle de prolongation de contrat. Lui-même affirme : " Le mieux est de trouver une solution le plus tôt possible. J'espère que la proposition sera décente ". Le Lapin est ressorti de son trou. Javier Saviola : Un attaquant se nourrit des buts qu'il inscrit, et lorsqu'il traverse une bonne période, il doit en profiter. Actuellement, tout se passe bien pour moi. J'espère poursuivre dans cette voie. Faire en sorte que l'équipe ne puisse plus se passer de moi. Franchement, non. A River Plate, j'avais aussi traversé de très bonnes périodes, mais il ne m'était encore jamais arrivé de trouver le chemin des filets durant quatre matches d'affilée. J'ai toujours entretenu une relation très particulière avec le public du Camp Nou. Chaque fois que j'inscris un but, les spectateurs sont très heureux. Au point que s'il arrive à l'entraîneur de me remplacer, une partie du public pense qu'il le fait pour m'ennuyer, mais c'est faux. Si je le savais... Moi-même, je ne comprends pas. La première saison de Rijkaard au Camp Nou fut l'une de mes meilleures. Ensuite, je suis parti aux Jeux Olympiques avec l'équipe argentine, et à mon retour, le boss ne comptait plus sur moi. Je n'ai jamais reçu d'explication mais je n'en ai jamais demandé non plus. La première fois, j'ai appris que la direction avait déjà pris la décision de se séparer de moi. La deuxième fois, c'était à peu près pareil. J'ai donc joué ailleurs pendant deux saisons, mais toujours avec l'envie de revenir. Mon rendement, durant mes trois premières saisons à Barcelone, fut bon. Dès lors, je ne pense pas que mon éviction soit liée à l'aspect sportif. Si des critères politiques ou économiques sont entrés en ligne de compte, je ne peux pas le savoir parce que je ne me trouve pas dans la peau du président, ni des décideurs. J'essaie de ne songer qu'à l'instant présent. J'admets que le passé fut parfois dur à supporter et, désormais, je ne préfère ne plus regarder derrière moi. Je me concentre sur l'avenir. J'y ai mûri, comme joueur et comme être humain. J'avais décidé de m'installer seul dans un appartement. C'était la première fois que je quittais ma famille et mes amis. Au début, j'ai eu du mal à m'y habituer, mais à la longue, je m'y suis fait. Mes proches venaient me rendre visite une fois par mois. Sur le plan footballistique, j'ai découvert un autre championnat, où le jeu est beaucoup plus physique et agressif que dans la Liga. Oui, j'ai pu faire la connaissance de mon idole sportive, Michael Jordan, en chair et en os. C'était dans un restaurant. J'étais en train de dîner et quelqu'un m'a prévenu que Jordan était là également. J'ai eu du mal à le croire et lorsque je l'ai vu de mes propres yeux, je n'ai pu résister à l'envie de lui parler. Sans aucun doute. J'ai passé une très belle saison, j'en ai gardé des souvenirs inoubliables. Gagner la Coupe de l'UEFA fut l'un de ces moments magiques. En outre, je me plaisais beaucoup dans cette ville. Dans l'équipe également, j'entretenais de bonnes relations avec mes compagnons. Avant d'entamer la deuxième partie du championnat, il y a eu l'une ou l'autre tentative pour essayer de prolonger la location. Aucun accord n'a pu être trouvé, et assez rapidement, je me suis résolu à terminer la saison puis de retourner au Barça. C'était d'ailleurs ce que je souhaitais. On peut écrire que je joue bien ou mal, mais j'accepte difficilement qu'on me juge sous d'autres aspects sans connaître toutes les données. Aujourd'hui, je me sens très heureux car tous mes efforts ont au moins abouti à ce que les critiques se transforment en compliments. Il a toujours été très franc avec moi. Lorsqu'il avait des choses à me dire, il me les a toujours dites en face. J'ai apprécié cela. De mon côté, j'ai toujours été très clair à son égard également. Lui et moi, nous nous sommes toujours dit les choses en face. Je crois, en effet, qu'il vaut mieux trouver une solution le plus rapidement possible. Si les choses traînent, les spéculations se poursuivront jusqu'à la fin de la saison, et peut-être même durant une partie de l'été, si je ne trouve pas directement un autre club. J'ai bon espoir que la proposition catalane sera décente, et qu'elle agréera les deux parties, pour autant que Barcelone soit toujours disposé à poursuivre l'aventure avec moi. Bien sûr. Je ne veux pas offenser les supporters du Barça mais je manquerais de respect à un éventuel futur employeur si j'avais des préjugés à son égard. J'écouterai donc tout le monde. Après, ce sera à moi de décider si je signe ou pas. En premier lieu, je préférerai rester au Barça. Si ce n'est pas possible, j'aimerais effectivement rester en Espagne, car c'est le meilleur championnat du monde. J'ai été le premier surpris en lisant cette nouvelle. Je l'ai immédiatement appelé et on a bien rigolé. Je n'ai pas le temps de démentir toutes les nouvelles qui paraissent à mon sujet. J'espère faire comme Romario : annoncer un chiffre de 35 buts... et réaliser cette prédiction. Mais je n'ai jamais eu pour habitude de faire des pronostics. J'espère simplement que tout aille pour le mieux, pour moi et pour l'équipe. Oui, je regarde le ciel, je porte le regard en direction de mon père. Je pense toujours beaucoup à lui, en particulier lorsque cela va mal. Il me disait toujours que j'avais une mentalité de vainqueur, un caractère fort. J'ai toujours lutté. Ce que j'ai hérité de lui, c'est ce tempérament, cette envie de vivre. Après ce que j'ai vécu l'an passé à Séville, j'aimerais beaucoup être champion, en effet. Je n'ai jamais remporté le championnat d'Espagne, c'est donc un vide à mon palmarès, que j'aimerais combler. Mais la Ligue des Champions reste une compétition spéciale. C'est la plus importante compétition internationale, après la Coupe du Monde. Oui. Mais d'abord, j'aimerais jouer en Ligue des Champions. Cette saison, je n'ai pas encore été titularisé dans cette compétition. Si, en plus, je pouvais lever la coupe aux grandes oreilles et signer une prolongation de contrat au Barça, je serais un homme comblé. Je pourrais raconter des milliers d'anecdotes, depuis un autographe apposé sur une carte d'identité, jusqu'à la rencontre avec un supporter qui était venu spécialement d'Argentine jusqu'à Barcelone pour me voir, parce que c'était le rêve de sa vie depuis qu'il était gamin. Et comment ! Le plus cocasse, dans ce cas, c'est que nous avions joué ensemble lorsque nous avions sept ans. Il m'a attendu sur le parking du Camp Nou, m'a étreint dans ses bras et s'est mis à pleurer. Je ne savais pas qui il était. Alors, il m'a présenté une photo où l'on nous voyait tous les deux ensemble. Il était issu d'une famille très modeste et avait rassemblé toutes ses économies pour traverser l'Atlantique. Je lui ai proposé de passer plus de temps avec moi, mais il n'en avait pas la possibilité car il rentrait déjà en Argentine le lendemain. Je n'oublierai jamais cette rencontre. Au contraire. C'est incroyable, le sentiment qu'on éprouve en constatant qu'on peut rendre tellement de gens heureux. On ne m'ennuie jamais lorsqu'on me demande un autographe. D'ailleurs, dans ma voiture, j'ai toujours un lot de photos à offrir aux gamins qui m'arrêtent en rue. C'est curieux, mais lorsque je jouais à Monaco, je pouvais me balader en rue comme je voulais : personne ne me reconnaissait. Je passais totalement inaperçu au beau milieu d'un centre commercial. Je trouvais cela très étrange. Mais il m'est tout de même arrivé quelque chose d'extraordinaire à Barcelone. J'avais accompagné un neveu, pour l'aider à dénicher un travail dans un restaurant. La patronne l'a effectivement engagé, puis m'a demandé : - Et vous, il ne vous faut pas un travail ? Mon neveu et moi, nous nous sommes regardés, et avons éclaté de rire. La patronne s'est excusée, mais je n'ai pas été vexé. J'ai même trouvé cela amusant. Je vis en périphérie, à Sant Cugat, mais j'aime Barcelone : les gens, le climat, la mer. J'adore aller à la plage. Lorsque je pars en vacances, c'est toujours au bord de la mer. J'aime tellement Barcelone que j'ai même appris le catalan... sonia sanz, esm