La saison passée, Genk affirmait vouloir lutter pour le titre mais un très mauvais début de campagne et une avalanche de blessures -il ne lui restait que douze joueurs au début de la trêve hivernale- lui ont compliqué la tâche. Le Racing s'est qualifié de justesse pour les PO1 et a lutté jusqu'à la dernière minute pour un ticket européen. Cette année, il exprime des ambitions moindres : une bonne campagne en coupe, des PO1 et la phase de poules de l'Europa League. Des transferts effectués il y a un an, seul le gardien Vukovic s'est avéré être un plus au second tour, après des débuts hésitants. Le transfert le plus cher du club, l'attaquant danois Ingvartsen, est passé de l'équipe de base au banc puis à la tribune. Sur le flanc, Benson et Zhegrov...

La saison passée, Genk affirmait vouloir lutter pour le titre mais un très mauvais début de campagne et une avalanche de blessures -il ne lui restait que douze joueurs au début de la trêve hivernale- lui ont compliqué la tâche. Le Racing s'est qualifié de justesse pour les PO1 et a lutté jusqu'à la dernière minute pour un ticket européen. Cette année, il exprime des ambitions moindres : une bonne campagne en coupe, des PO1 et la phase de poules de l'Europa League. Des transferts effectués il y a un an, seul le gardien Vukovic s'est avéré être un plus au second tour, après des débuts hésitants. Le transfert le plus cher du club, l'attaquant danois Ingvartsen, est passé de l'équipe de base au banc puis à la tribune. Sur le flanc, Benson et Zhegrova n'ont guère osé effectuer des actions dès que le public a commencé à siffler. Finalement, ce sont les jeunes du cru, Schrijvers (au premier tour), Wouters, Heynen et le bon vieux Buffel qui ont pris l'équipe en charge, relayés à partir de janvier par de bons transferts hivernaux, Seck et Ndongala puis Trossard qui a complètement éclaté. Plusieurs valeurs sûres sont parties : Schrijvers, Mata, Buffel et Colley mais la tâche la plus ardue qui attend Clement, c'est d'effectuer les bons choix parmi son large panel de talents, surtout dans l'entrejeu et devant. Vukovic est le numéro un dans le but. Le jeune Vandevoordt, en concurrence avec Jackers pour la deuxième place, suscite beaucoup d'espoirs mais deviendra-t-il un nouveau Courtois ? On ne le saura que quand il devra prester sous la pression. Si Genk trouve un bon remplaçant à Colley, qui formait un solide duo central avec Aidoo, la défense sera stable. À droite, Nastic et Maehle sont en duel pour une place tandis que Seigers, un produit du cru, frappe à la porte. À gauche, Uronen est titulaire. Si le triangle Pozuelo-Malinovski-Berge est bien huilé, Genk aura une telle combinaison de puissance et de technique qu'il disposera du meilleur entrejeu de D1A. En plus de ce trio phénoménal, il a d'autres atouts. L'année passée, Wouters, un défenseur de formation, a été une révélation au milieu défensif, par sa sobriété et sa lecture du jeu. Jusqu'à sa blessure, un autre produit du club, Heynen, avait montré de bien belles choses. À partir de janvier, Seck, arrivé dans le sillage de Clement, a été un plus. Ingvartsen, le gros transfert de l'année passée, est blessé et rate le début de saison. Il n'a pas encore justifié son prix, les flancs ne l'approvisionnant pas suffisamment alors qu'il a précisément besoin de ces passes. Il y a eu progrès en hiver avec l'arrivée de Ndongala mais Ingvartsen avait déjà perdu sa place de titulaire. Ndongala est confronté à la concurrence de Benson, ressuscité, mais surtout du Ghanéen Paintsil (20 ans), rapide et capable de bonnes actions. En 27 matches pour Ferencvaros, il a inscrit dix buts et délivré sept assists. Toutefois, celui qui doit faire la différence sur le flanc est un produit local : Trossard a été un des meilleurs joueurs du championnat en fin de saison, une fois délivré de sa blessure. Quand Ingvartsen sera rétabli, Genk disposera de quatre avants-centres. Karelis suscite l'intérêt de son pays. Il y a encore Samatta, le meilleur buteur de Genk même s'il n'a pas été convaincant la saison passée et Gano, que Genk a chipé sous le nez du Standard. Pendant la préparation, Clement a préféré un trio offensif, avec un seul avant-centre, à une attaque à deux têtes. Ce jeune Genk, avec une moyenne de 22,5 ans, est une des meilleures équipes du pays, s'il est épargné par la poisse. C'est un outsider pour les prix, même s'il ne l'admet pas. Il poussera un soupir de soulagement si, le 10 août, Berge est toujours à Genk et non en Angleterre, contre une offre que Genk ne pourrait refuser.