En novembre, Jemima Sumgong, la championne olympique de marathon à Rio, en 2016, a été convaincue de dopage à l'epo et suspendue pour quatre ans. Asbel Kiprop, champion olympique à Pékin 2008 et triple champion du monde (2011, 2013, 2015) sur 1.500 mètres, a été contrôlé positif à la même substance en mai. Il a avoué avoir été une fois prévenu d'un contrôle et une autre fois avoir...

En novembre, Jemima Sumgong, la championne olympique de marathon à Rio, en 2016, a été convaincue de dopage à l'epo et suspendue pour quatre ans. Asbel Kiprop, champion olympique à Pékin 2008 et triple champion du monde (2011, 2013, 2015) sur 1.500 mètres, a été contrôlé positif à la même substance en mai. Il a avoué avoir été une fois prévenu d'un contrôle et une autre fois avoir offert de l'argent. Il risque également une suspension de quatre ans. Récemment, on a trouvé des traces d'epo dans le sang de Kipyegon Bett, médaille de bronze au Mondial de Londres en 2017, sur 800 mètres. Brett Clothier, le chef de l' Athletics Integrity Unit (AIU) est conscient de la situation : " Trop d'Africains, spécialistes des longues distances, passent encore entre les mailles du filet. Le mois prochain, nous allons donc ouvrir un laboratoire à Nairobi afin de pouvoir analyser sur place les échantillons. " Ce sera le premier laboratoire d'Afrique, approuvé par la WADA, qui a retiré son accréditation au centre d'Afrique du Sud l'année passée. Du coup, les échantillons sanguins étaient acheminés par avion en Europe. C'était une course contre le chrono car pour les échantillons doivent être analysés endéans les 36 heures pour que les résultats soient valables. L'AIU espère qu'en effectuant ces analyses sur place, elle parviendra à limiter la fraude de manière draconienne. " Comme de plus en plus d'athlètes s'entraînent dans des endroits reculés, à l'ouest du Kenya, les contrôleurs leur demandent de se réunir à un endroit plus central endéans les x jours, afin d'effectuer les prélèvements. " Ce n'est évidemment pas une bonne méthode. " Les dopés peuvent mettre ce délai à profit pour manipuler les tests, par exemple en buvant énormément d'eau ou en s'administrant une perfusion de liquide physiologique. Ce nouveau laboratoire va permettre des contrôles plus rapides, plus efficaces et moins prévisibles. "