Jordi Condom, l'entraîneur d'Eupen, assure qu'il n'a pas éprouvé de difficultés à titulariser Henry Onyekuru alors que celui-ci n'avait pas donné signe de vie pendant toute une semaine afin de tenter de forcer (en vain) un transfert. "C'est Cases qui aurait dû jouer mais, à 14 heures, il a téléphoné en disant que sa femme allait accoucher", dit-il. Sans cela, Henry aurait été sur le banc. Le jeune Nigérian de 19 ans, meilleur buteur d'Eupen avec 13 buts, a donc pu entamer la rencontre mais il a été sifflé par ses propres sup...

Jordi Condom, l'entraîneur d'Eupen, assure qu'il n'a pas éprouvé de difficultés à titulariser Henry Onyekuru alors que celui-ci n'avait pas donné signe de vie pendant toute une semaine afin de tenter de forcer (en vain) un transfert. "C'est Cases qui aurait dû jouer mais, à 14 heures, il a téléphoné en disant que sa femme allait accoucher", dit-il. Sans cela, Henry aurait été sur le banc. Le jeune Nigérian de 19 ans, meilleur buteur d'Eupen avec 13 buts, a donc pu entamer la rencontre mais il a été sifflé par ses propres supporters. "Si j'avais été supporter, j'aurais sifflé aussi", dit Condom. "Mais je suis entraîneur et j'essaye d'aligner la meilleure équipe possible, c'est très différent." Christoph Henkel explique que si Henry a été réintégré immédiatement après avoir présenté ses excuses, c'est parce que celles-ci ont été acceptées par les autres joueurs. "S'ils n'avaient pas bien réagi, Henry n'aurait pas été repris." Et puis, sportivement, Eupen est dans de sales draps. À la fin du mois de décembre, le club comptait encore huit points d'avance sur le dernier. Aujourd'hui, après un zéro sur six face à des concurrents directs pour le maintien, il n'en a plus que trois. Les Pandas ont donc encore besoin d'au moins deux victoires pour se maintenir. Il leur faudra aussi beaucoup de soutien du public mais samedi, on ne dénombrait que 2.573 spectateurs au Kehrweg, dont quelques centaines de Waeslandiens. À l'issue du premier tour, déjà, Eupen affichait la plus mauvaise moyenne de spectateurs (3.192) derrière Mouscron (3.758). Entre-temps, il a effectué sa meilleure recette face au Standard (5.878). C'était la deuxième fois cette saison qu'il franchissait la barre des cinq mille (5.221 contre Anderlecht). Contre Westerlo, il y avait 4.727 spectateurs mais 1500 tickets gratuits avaient été distribués. Et contre Bruges, ils étaient 4.266 dans les travées du Kehrweg. La moyenne est donc remontée à 3.786 spectateurs alors que l'objectif fixé avant la saison était de 4.000, soit plus du double de la saison dernière (1.789). Les Pandas avaient alors fait moins bien que l'Antwerp, le Cercle, le Lierse, Lommel et l'Union. Deux fois seulement, on avait franchi le cap des 2.000 spectateurs à domicile. Une moyenne de 4.000, ce serait très bien dans une région dépeuplée (les Cantons de l'Est ne comptent que 76.600 habitants). Depuis l'avènement du football professionnel, en 1974, un seul club d'une ville plus petite qu'Eupen (19.400 habitants) a joué en D1 : Boom (1977-78 et 1992-93). Le FC Dender a évolué parmi l'élite de 2007 à 2009 mais Denderleeuw compte un tout petit peu plus d'habitants qu'Eupen. GEERT FOUTRE