Le premier match de l'ère John Collins s'est soldé par une victoire de Charleroi, même si la manière fut loin d'être exceptionnelle. Ce succès est très important mentalement, précédant la trêve des confiseurs, et permet surtout au nouvel entraîneur de pouvoir travailler la préparation du deuxième tour dans la sérénité. L'arrivée du coach écossais survient au meilleur moment car le stage en Turquie va lui permettre de mettre en place sa vision des choses et aussi de trouver le meilleur système qui convient à des joueurs qu'il doit encore découvrir.
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Le premier match de l'ère John Collins s'est soldé par une victoire de Charleroi, même si la manière fut loin d'être exceptionnelle. Ce succès est très important mentalement, précédant la trêve des confiseurs, et permet surtout au nouvel entraîneur de pouvoir travailler la préparation du deuxième tour dans la sérénité. L'arrivée du coach écossais survient au meilleur moment car le stage en Turquie va lui permettre de mettre en place sa vision des choses et aussi de trouver le meilleur système qui convient à des joueurs qu'il doit encore découvrir. Le fait de vivre ensemble pendant ce stage favorisera la découverte des différentes personnalités composant ce groupe et le coach va aussi devoir dévoiler sa personnalité et donner envie aux joueurs de se battre pour lui. Sa première compo d'équipe allait dans le sens de proposer un football léché fait de combinaisons au sol et d'enchaînements techniques. L'ancien joueur de Monaco avait choisi de titulariser cinq joueurs à vocation offensive et la plupart avec de hautes qualités techniques. Cependant, personne ne fait de miracles dans le football et ce n'est pas en quatre jours que l'on peut tout révolutionner et apposer déjà sa griffe sur un groupe et sur un club. De plus, l'état du terrain n'était vraiment pas idéal pour développer le jeu demandé par l'entraîneur. Le dispositif de départ était clairement le 4-3-3 avec un triangle dans l'entrejeu avec la pointe vers le bas, c'est-à-dire avec un seul demi récupérateur et deux demis offensifs. Devant un Bertrand Laquait, à qui on avait demandé d'évoluer comme couvreur derrière sa défense et qui, à 3-4 reprises, a parfaitement joué ce rôle, la défense était composée de droite à gauche du capitaine : Frank Defays-Mahammadou Kere-David Vandenbroeck et de l'auteur du premier but Damien Miceli. Le triangle du milieu de terrain, avec la base Sébastien Chabaud et le duo offensif Rémy Sergio-Fabien Camus, a tenté de mettre du rythme dans les échanges et de servir le mieux possible les trois attaquants Cyril Théréau-Habib Habibou-Geoffrey Mujangi Bia. La blessure de Théréau a permis à Mouhsinne Yajour de se mettre en évidence en se positionnant côté gauche, Mujangi Bia reprenant le rôle de l'ancien Anderlechtois côté droit. L'ancien mentor d'Aberdeen avait demandé de tenter d'exercer un pressing constant sur le porteur du ballon mais la réussite de cette entreprise ne fut pas totale même si, par moments, le pressing était correctement effectué. En possession de balle, les arrières latéraux devaient, si possible, solliciter la relance courte du gardien et participer offensivement sur leur flanc respectif, au contraire des défenseurs centraux cantonnés dans leur rôle défensif. Dans l'entrejeu, Sergio était décalé vers la droite, mais son attirance vers l'axe et son côté imprévisible ont provoqué des changements de position avec Camus. Quant aux attaquants, leur implication était plus individuelle que collective et on n'a pas ressenti une réelle complémentarité dans les appels et les déplacements. Tout n'est bien sûr qu'une question de réglage et ce sera un des principaux domaines que le nouveau coach va devoir améliorer.