Après une élimination imméritée des £uvres de Liverpool, les joueurs de LaszloBolöni ne pouvaient pas se louper. Au final, du point de vue de la mentalité et de l'envie de passer au tour suivant, ils ont tous fait preuve d'un comportement exemplaire. Et chose rarissime à ce niveau, le coach n'a pas fait de remplacement... même dans le temps additionnel pour gagner du temps.
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Après une élimination imméritée des £uvres de Liverpool, les joueurs de LaszloBolöni ne pouvaient pas se louper. Au final, du point de vue de la mentalité et de l'envie de passer au tour suivant, ils ont tous fait preuve d'un comportement exemplaire. Et chose rarissime à ce niveau, le coach n'a pas fait de remplacement... même dans le temps additionnel pour gagner du temps. Il faut comprendre cette décision par un double constat : 1. l'entraîneur était satisfait du comportement de ses joueurs et un remplacement aurait pu déstabiliser cette bonne organisation 2. si l'adversaire avait égalisé après ce changement, les prolongations auraient dû se dérouler sans l'apport du joueur sorti qui donnait satisfaction... Entre les intentions d'avant match et le terrain, il y a parfois une énorme différence. L'absence d' Igor De Camargo (blessure au dos) a probablement influencé le choix de l'entraîneur mais l'option du 4-5-1 démontrait l'envie de protéger une qualification qui, au départ, se trouvait dans le camp du Standard. Devant Aragon Espinoza, irréprochable en première mi-temps et beaucoup plus hésitant après le repos, la défense était composée des quatre titulaires habituels. Marcos Camozzato a réalisé une prestation offensive et défensive remarquable tandis que la paire centrale Ogushi Onyewu-Mohammed Sarr a régné en maîtresse sur le jeu défensif aussi bien au sol que dans les airs. Quant à Dante Bonfim, sous pression après sa responsabilité dans les deux matches contre Liverpool, il a livré une excellente partie où son calme et sa technique ont fait merveille. Crochets derrière la jambe d'appui quand il est mis sous pression, jeu court, jeu long, petit pont aux abords du rectangle adverse, tout l'arsenal technique du défenseur a été passé en revue. De plus, défensivement, il a quasiment livré le match parfait. L'entrejeu était composé de deux médians récupérateurs avec Benjamin Nicaise (très présent en pare-choc défensif et décisif comme défenseur pendant la blessure d'Onyewu) décalé à droite et Axel Witsel comme complément côté gauche. Le jeune Liégeois a fait preuve d'une discipline exemplaire et a conclu l'action du 1-0, quasiment la seule fois où il s'est présenté dans les 16 mètres. Alors qu'en 4-4-2 avec une paire centrale Steven Defour-Witsel, c'est le capitaine qui joue derrière Axel ; ici, avec deux demis défensifs, c'est Steven qui a pris le rôle de soutien d'attaque. Les flancs étaient occupés par Wilfried Dalmat à droite et Milan Jovanovic à gauche, Dieumerci Mbokani évoluant seul en pointe. Le Standard a amené du danger uniquement quand Jova a changé de position et déstabilisé l'organisation anglaise. De l'autre côté, Dalmat est parti de beaucoup trop loin et ses chevauchées étaient trop longues et prévisibles pour être dangereuses. Defour, très travailleur en capitaine exemplaire, a décoché un missile bourré d'effets de 25 mètres qui a permis à Jova de donner l'assist pour Witsel. Mbokani a reçu très peu de soutien, sauf de l'attaquant serbe, mais s'est remarquablement tiré d'affaire dans ce rôle ingrat et démontre de semaine en semaine des progrès énormes. Le Standard a réalisé un match exemplaire au niveau mental et l'ouverture assez rapide du score l'a encore plus conforté dans l'idée de gestion du résultat. Ce match a valu davantage par son suspense et son intensité que par son côté spectaculaire. Le principal était la qualification, un point c'est tout.