On n'a sans doute pas fini de parler de l'affaire de la remise du match de Coupe de Belgique entre Charleroi et le Lierse. Avec, en toile de fond, les problèmes financiers du club campinois.
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On n'a sans doute pas fini de parler de l'affaire de la remise du match de Coupe de Belgique entre Charleroi et le Lierse. Avec, en toile de fond, les problèmes financiers du club campinois. Voici dix jours, nous avons été assez étonnés de ne retrouver, pour en parler, que MogiBayat sur le plateau de Match 1. La RTBF a-t-elle manqué de déontologie en la matière ? " Nous aurions évidemment préféré un débat sur le sujet ", dit Marc Delire. " Mais les gens de l'Union Belge n'ont pas tenu à s'exprimer devant les caméras tandis que la direction du Lierse nous renvoyait à la ville, qui avait pris la décision. Mais c'est vrai que j'aurais peut-être dû apporter cette précision sur antenne ". Et même s'il est du rôle du journaliste de dénoncer le fait qu'une décision politique mette en péril la tenue d'une rencontre, il aurait sans doute fallu éviter l'amalgame entre les problèmes extrasportifs du club lierrois et le report du match en évoquant notamment l'attribution de la licence, celle-ci n'étant pas obligatoire en Coupe de Belgique. Le lendemain, dans De Zevende Dag, une émission de la VRT qui passe en revue les événements de la semaine dans plusieurs domaines, la bourgmestre de Lierre, MarleenVanderpoorten, s'est exprimée sur sa décision de faire fermer le stade qui porte le nom de son père. Et son discours a été on ne peut plus clair : " La direction du Lierse est au courant d'un problème à son stade depuis le mois d'août. Ce problème devait être réglé dans le mois. Pour notre part, nous n'en avons été avertis que 15 jours avant la date de la rencontre parce que la communication avec la direction du club est mauvaise ". La bourgmestre doute aussi du fait qu'on puisse jouer le match dans les 15 jours. " Ou alors il faut démonter le toit car les travaux de réfection sont assez importants. Mais je ne sais pas si les supporters seront contents. Car pour moi, le club ne cesse de les tromper, comme il trompe la ville. Et Gaston Vets aurait dû tirer lui-même ses conclusions depuis longtemps en s'en allant ". Le lendemain, Vets et cinq membres de la direction démissionnaient. Chris De Nijn, l'avocat du club, assure l'intérim en attendant que Leo Theyskens, l'investisseur principal, se décide à prendre lui-même la tête du club. Mais un nouvel examen attend la direction du Lierse : pour le 21 mars, une somme de 320.000 euros doit être versée sur le compte de la commune. " Si ce n'est pas le cas, le conseil communal d'avril décidera de ce qu'il y a lieu de faire ", a encore dit Marleen Vanderpoorten sur la chaîne flamande. (P. Sintzen) P.Sintzen