Le Standard a finalement fini par gagner et ses joueurs reparlent à la presse. Ils auront beau dire qu'ils avaient décidé de reparler aux journalistes dès avant le match au GBA, le grand public retiendra surtout que le changement d'avis des Rouches a surtout coïncidé avec leur victoire anversoise.
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Le Standard a finalement fini par gagner et ses joueurs reparlent à la presse. Ils auront beau dire qu'ils avaient décidé de reparler aux journalistes dès avant le match au GBA, le grand public retiendra surtout que le changement d'avis des Rouches a surtout coïncidé avec leur victoire anversoise.Cela dit, il était évident depuis longtemps que leur position ne serait pas tenable à long terme. Pour pouvoir exiger que la presse raconte la vérité, il faut lui parler. Si on ne communique pas, le risque est encore plus grave que des entorses soient commises à l'égard des faits.A Sclessin, en tout cas, il faut que l'épisode très douloureux de ce début de saison serve de leçon à tous points de vue car les dérives y sont de plusieurs ordres, comme Pierre Bilic le met en évidence dans son enquête qui commence en page 28. Et d'emblée, la question essentielle est lancée. Les joueurs ont-ils eu raison d'avoir peur de leurs supporters à un point tel que leur direction fut incapable de conserver une position dominante? Et comme question sous-jacente...Les bords de Meuse ont-ils de plus en plus de ressemblances avec les bords de mer marseillais? Un des nombreux points faibles du mutisme des joueurs consista également dans le manque de solidarité existant entre eux malgré les apparences. Mais, de toute manière, comment voulez-vous obtenir une unanimité à ce niveau avec des joueurs de cultures aussi variées? Certaines nations ont en effet des conceptions totalement différentes de la liberté d'expression!A Bruges, Trond Sollied a fait preuve de courage en suspendant son artiste péruvien Andres Mendoza pour trois rencontres, à savoir celle de samedi dernier à Charleroi mais également les deux à venir en Ligue des Champions contre Galatasaray et Barcelone (étant donné que le choc contre Anderlecht est remis à une date ultérieure). Mendoza s'est battu à l'entraînement et le staff du Norvégien a appliqué une mesure extrême. "Tout le monde était bien d'accord", nous a dit Sollied. "Je ne veux pas épiloguer sur les faits qui se sont produits mais Mendoza avait déjà été suspendu dans le passé pour un match par nous-mêmes. J'espère que cette fois il aura compris. Je tiens absolument à ce que l'ambiance et la philosophie sportives restent les meilleures possibles dans mon groupe. Je n'accepte pas les manquements graves. Aucun joueur n'est plus important que le groupe. Je sais parfaitement bien que Rune Lange est blessé et que Bengt Saeternes n'a que peu de rythme dans le jambes. Mais il y a d'autres joueurs dans le groupe et on compte sur eux". Sollied base sa réputation d'entraîneur sur des qualités techniques et humaines importantes. Il ne cache pas qu'il aime s'amuser en dehors du travail (quoi de plus normal?), et compte sur ses professionnels pour également connaître leurs limites. Il part du principe que l'on remarque très facilement si un joueur ne fait pas tout ce qui est nécessaire pour prester. En tout cas, le système de coaching adulte du Norvégien semble porter ses fruits.Et les autres entraîneursà succès de Belgique? Sef Vergoosen, à Genk, couve certainement plus ses joueurs que Sollied mais avec de bons résultats également. Et Aimé Anthuenis a souvent été carrément paternaliste avec son groupe à Anderlecht, non sans bien réussir sur le plan du palmarès du club. Robert Waseige, lui, a toujours été sympa avec ses Diables Rouge et cela a fonctionné. Mais bon, soyons réalistes, un groupe de joueurs s'adaptera toujours dans un premier temps à son coach comme une classe à son prof. Le juste milieu est de mise pour que les choses se passent agréablement pour tout le monde, mais à terme, l'ambiance d'un club professionnel ne dépendra pas que de ça. Ce sont les résultats qui sanctionneront toujours l'autorité réelle du coach. A cet égard, Caje Ceulemans est sans aucun doute un mentor qui apporte beaucoup de sérénité à un groupe, mais on doute fort qu'il continue à faire l'unanimité si Westerlo continue à plonger comme ça. John Baete