Les Deflandre vivent depuis quatre mois dans une belle villa en dehors de Lanaken, dans le Limbourg. Gretchen Lalloo, madame Deflandre, a arrêté de compter le nombre de maisons qu'elle a aménagées et décorées : " Je pense que j'en suis à la six ou septième en huit ans de relation avec Eric ". Elle s'occupe elle-même de la déco, peinture y compris : " Je ne suis pas du genre sportive, mais je peux fièrement montrer mes biceps ! "
...

Les Deflandre vivent depuis quatre mois dans une belle villa en dehors de Lanaken, dans le Limbourg. Gretchen Lalloo, madame Deflandre, a arrêté de compter le nombre de maisons qu'elle a aménagées et décorées : " Je pense que j'en suis à la six ou septième en huit ans de relation avec Eric ". Elle s'occupe elle-même de la déco, peinture y compris : " Je ne suis pas du genre sportive, mais je peux fièrement montrer mes biceps ! " Le goût du beau lui a été transmis par sa famille. Son père est architecte d'intérieur, son frère Carl l'assiste dans le business. Carl est l'une des rares personnes auxquelles Eric adresse la parole en néerlandais. Gretchen : " Eric refuse de parler flamand sauf avec mon frère ou des connaissances à Lanaken. Nous parlons français entre nous, tout comme Eric communique en français avec notre fille, Whitney. J'ai appris le français avec lui. Lorsque nous roulions quelque part, je demandais la traduction française de tout ce que je voyais. Eric est trop têtu pour parler néerlandais et il a peur de faire des fautes (elle rit). Et lorsqu'il s'y met, je dois me forcer pour ne pas le corriger sans cesse. Malgré les efforts que cela m'a coûté, je suis heureuse de bien connaître deux langues ". " Nous avons choisi une maison dans le Limbourg, à une demi-heure de route de Sclessin, pour que notre fille puisse aller à l'école en néerlandais. Si Eric ne m'avait pas suivi dans ce choix, cela aurait fait l'effet d'une bombe à la maison... Je lui ai dit que j'avais beaucoup sacrifié pour lui et qu'il devait maintenant aussi penser au futur de notre rejeton ". Et un deuxième bébé est en route pour ce couple qui s'est rencontré à Bruges, sous les auspices de Sven Vermant. Gretchen : " Je n'étais absolument pas supportrice, je ne savais même pas qu'Eric jouait au foot. J'allais à l'époque régulièrement au café Vuurmolen et c'est là que je l'ai rencontré pour la première fois. Il était en vadrouille avec Sven et lorsqu'une amie et moi avons fait mine de partir, il a prié Sven de me demander de rester. Une étrange conversation s'est engagée, je connaissais à peine le français, je racontais tout via Sven qui traduisait pour Eric. Assez compliqué tout cela ! " Gretchen était mannequin à l'époque et participait à des défilés avec son amie Stefanie, qui est devenue Madame Vermant : " Ma tante a deux commerces à Bruges, des vêtements de mariage et de soirée et c'est pour elle que je faisais ces shows. Plutôt comme hobby, ce ne fut jamais une occupation professionnelle. Lorsque mes parents divorcèrent, assez tard dans leur vie, je suis allée vivre chez elle, dans un appartement en dessous du sien. Un mois après avoir rencontré Eric, nous habitions déjà ensemble. Eric trouvait débile que nous fassions chambre à part, chacun dans son appartement. J'ai donc emménagé chez lui. A ce moment, nous avons acheté un appartement à Blankenberge pour avoir une base à la mer. Mais nous n'y sommes guère allés souvent et nous allons le revendre. Bruges m'attire, c'est là que nous allons construire, sur l'ancien site du Club, le Klokke. A la mer, pas vraiment moyen d'avoir un grand jardin et pour les enfants, je trouve que c'est important ". Ils ont attendu que la situation se clarifie à Lyon avant d'envisager le deuxième enfant. Rappelons que c'est après l'EURO 2000, alors qu'il était dans son élément à Bruges, qu'Eric décida de tenter l'aventure hexagonale. Ce qui au départ a effrayé Gretchen : " La première année fut vraiment difficile. Je me retrouvais dans une grande ville nouvelle pour moi, sans amis, avec un nourrisson de deux mois, et comme nous ne trouvions pas directement de maison, d'abord deux mois à l'hôtel, sans oublier notre chien ! Je devenais dingue. Je me suis peu à peu adaptée et lorsque je commençais à me sentir bien, Eric ne s'entendait plus avec l'entraîneur lyonnais. J'ai donc suivi mon homme... " Comme souvenir de leur passage en France, Gretchen s'est fait tatouer la cheville : " Un trèfle à quatre feuilles, très petit. Dans une des feuilles, il y a le W de Whitney et je réserve une autre pour notre deuxième enfant. Eric en a aussi un, sur l'épaule. Figurez-vous que c'est un serpent, alors qu'il a une peur bleue des reptiles. Mais je ne voudrais pas qu'il se fasse tatouer encore une fois ". " Je suis beaucoup moins volubile qu'avant, je suis devenue comme Eric. C'est quelqu'un qui est très renfermé, qui garde tous ses problèmes à l'intérieur, sans en parler. Moi, je dis tout à mes meilleures amies. J'ai été assez dépressive lorsque notre fille de quatre ans, Whitney, a eu un accident qui a failli lui coûter la vie, l'an dernier. Elle est tombée avec le menton sur des boules en verre qui se brisèrent et a beaucoup perdu de sang. Ce fut une période difficile de notre vie mais je pouvais en parler. Eric intériorise. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose ". A la maison, il n'est pas le boute-en-train des terrains qu'il est au Standard : " Il est très calme, il vit sur son ordinateur. Incroyable ce qu'il peut jouer, surtout un jeu de guerre qu'il partage avec un ami lyonnais. Karel Geeraerts est aussi un adepte. Je pense que le tempérament d'Eric sur le terrain, qu'on ne lui connaissait pas vraiment avant, s'explique par l'expérience et l'âge. Il était plus calme avant. Le match Espagne-Belgique a été gonflé par les médias et l'arbitre n'a pas été honnête. J'ai vu à la TV ce qu'il a dit à l'arbitre et c'est bien plus long que Fuck off !Bart Goor est devenu nerveux à cause de tout ce brouhaha. C'est dommage car j'ai déjà vu des situations bien plus tendues, où deux adversaires se retrouvent littéralement nez à nez ou crachent presque sur l'arbitre. Et pourtant, toutes ces phases restent impunies ". Elle aimerait ouvrir un studio de manucure et lorsque le bébé sera là, elle suivra un cours de gestion d'entreprise : " J'en ai assez de constamment faire du cocooning. Avant, mes diverses activités me permettaient de bouger mais ces derniers temps j'ai l'impression de n'encore rien avoir atteint dans la vie et cela me tracasse. Eric me supporte entièrement dans mes projets. Mais il n'abandonnera certainement pas le foot pour autant. Il veut tenter sa chance comme entraîneur. Je vois en lui un très bon coach : il est très calme et sait calmer les autres. Il étouffera toujours les conflits. Du moins ailleurs qu'à la maison (elle sourit) ". Eric est-il un homme attentionné ? " Si je lui demande quelque chose, aspirer ou sortir les poubelles, il le fera. Mais il ne sait pas cuisiner, même pas un £uf, ni nettoyer, ni repasser. Le travail au jardin, c'est lui qui s'en occupe parce que moi, je ne supporte pas ". Les footballeurs sont généralement populaires auprès des femmes... " Incroyable, n'est-ce pas ? Au début, j'étais très fière : tous ces photographes, j'avais 26 ans. Maintenant, je trouve cela parfois horrible. A Lyon, c'était pire, toutes les gamines criaient après les joueurs, pour un autographe, une photo. Eric reçoit de nombreuses lettres, des photos avec des c£urs, etc. Parfois je dois rire de ce que les nanas écrivent. Par respect pour moi il choisit de ne pas y répondre ( elle rit). " Peter T'Kint" Eric a tendance à trop INTéRIORISER SES SOUCIS "