J'ai appris un truc super intéressant la semaine passée. Une société anglaise a fait une étude statistique relative à la manière dont les buts sont marqués dans les plus grands championnats européens. Cette étude ne concerne donc pas le championnat belge... Cependant, on peut quand même en tirer des conclusions pour tous !
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J'ai appris un truc super intéressant la semaine passée. Une société anglaise a fait une étude statistique relative à la manière dont les buts sont marqués dans les plus grands championnats européens. Cette étude ne concerne donc pas le championnat belge... Cependant, on peut quand même en tirer des conclusions pour tous ! Un chiffre très intéressant a notamment été révélé : le pourcentage de buts inscrits en dehors des 18 m. En France, seulement 20 % de buts ont été inscrits comme ça, ce qui est très peu. En Espagne, c'est 26 %, en Italie : 27 %. et en Angleterre, 31 %. Ce qui n'est pas étonnant. Il y a encore une tradition de vrais frappeurs, tels que Steven Gerrard ou Paul Scholes. C'est notamment pour ça, que la Premier League est tellement attrayante. Il y a vraiment des buts de fous ! A la différence, on observe que dans le championnat français, il manque de vrais punchers. La tactique fait aussi qu'on essaie de se rapprocher le plus près possible du but pour tenter sa chance. Ce qui n'est pas nécessairement payant. Pour parler de la Belgique, je défie qui que ce soit de me donner trois noms de grands frappeurs. Chez nous, il n'y presque plus que Walter Baseggio. Et peut-être, Bernd Thijs et Jan Polàk dans une moindre mesure. Il y a vraiment de moins en moins de joueurs qui prennent leurs responsabilités. Et quand un but est marqué des 18 mètres, on en parle presque tout le week-end. J'ai été voir les jeunes d'Anderlecht le week-end passé. Les kets ne frappent plus du tout de loin. Je crois que c'est aussi dû à une différence de culture footballistique. Chez nos voisins anglais, on fait énormément de séances de tirs. En Belgique et en France, on travaille beaucoup la conservation de balle et on ne fait presque pas de séance de tirs. Et donc, on cogne moins qu'avant dans le cuir. C'est tout de même inquiétant. J'ai aussi l'impression que de tels chiffres sont dus aux changements de ballons. Avant, ils étaient plus lourds et prenaient une trajectoire parabolique quand on les frappait de loin. Sur la fin de la trajectoire, le ballon avait tendance à piquer, étant donné son poids. On cadrait donc plus. Maintenant, les ballons plus légers fuient et adoptent des trajectoires complètement aléatoires. Pour le côté humour, alors que la crise est partout et que beaucoup d'institutions financières se plantent, la deuxième banque nationale du Brésil ( Itau) vient de signer un contrat de six ans avec la fédération brésilienne. Ça va peut-être donner des idées à Fortis... Récemment, le salon de l'audiovisuel a été organisé à Monaco. Une société française, i2S, a présenté un tout nouveau système : le Goal Finish. Ce système permet d'analyser, dans un délai de 30 à 90 secondes, si le ballon a franchi la ligne du but ou non. Apparemment, ça coûte un million d'euros. Canal+ a acheté le programme et l'a déjà mis à disposition de ses commentateurs. Le corps arbitral est contre... car il n'a pas envie que les décisions soient constamment contestées. C'est un système qui s'installe à côté du terrain et que toutes les télévisions peuvent acquérir. La FIFA et l'UEFA gueulent aussi. Mais indirectement, il va y avoir une influence sur les choix des hautes instances internationales. Les décisions arbitrales vont clairement être encore plus remises en cause. Le côté malhonnête de cette histoire est qu'actuellement, seulement les abonnés de la chaîne câblée peuvent en profiter. Canal+ a tout simplement déclaré qu'eux, au moins, faisaient avancer le schmilblick. L'arbitre slovaque Lubos Michel, qui a sifflé la dernière finale de Ligue des champions, a décidé d'arrêter sa carrière. Il a déclaré qu'il considère ne plus être à 100 % et aussi que ça le gênait de voir ses collègues continuer à arbitrer alors qu'ils n'étaient plus à fond dedans. C'est vrai que quand je vois certains arbitres se déplacer sur le lieu de la faute, il y a de quoi se poser des questions quant à leur condition physique. Je trouve que le Slovaque a vraiment fait preuve d'humilité... propos recueillis par tim baete par stéphane pauwels