Zlatan Ibrahimovic, Suédois. Déjà bizarre. Déjà une évidence. L'étymologie de son prénom veut dire " or ". Zlatan est un dérivé de Zlato qui, en slave, veut dire ce que gagne, en barre, notre animal.
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Zlatan Ibrahimovic, Suédois. Déjà bizarre. Déjà une évidence. L'étymologie de son prénom veut dire " or ". Zlatan est un dérivé de Zlato qui, en slave, veut dire ce que gagne, en barre, notre animal. Car cet homme est une bête. Il en a l'instinct, les attitudes et les comportements. Dès son arrivée, il marque son territoire. Aux journalistes présents lors de sa présentation à Paris : " Vous m'avez traqué jusque chez moi. Maintenant que je suis ici, c'est moi qui vais vous traquer ". Le message est clair. " Le premier qui m'emmerde, je l'explose. " Jacques Brel pisse et pleure sur les femmes infidèles, Ibra sur ceux qui oseront être infidèles aux règles qu'il impose. Et il en impose. Sur et en dehors des terrains. Only god can judge me : seul Dieu peut me juger. C'est écrit bleu sur brun dans sa chair. Presque de la modestie de sa part à moins qu'on ait mal compris. Peut-être explique-t-il qu'il est le seul à pouvoir juger de ses actes. Ses manières de mâle dominant ne datent pas d'hier. Il n'était pas encore un homme qu'il dominait déjà. A même pas 15 ans, il est déjà une terreur. Il porte le maillot du FBK Balkan. Normal avec un père bosniaque et une mère croate. Il est sur le banc, il monte à la mi-temps, son équipe est menée 0-4. Score final : 8-5. Huit buts de Zlatan. Ce jour-là, il signe un octuplé qui le fait passer de la banlieue au centre. Celui de formation de Malmö FF. Mais, le former lui ? Pas besoin, pas le temps. A 15 ans, il signe son premier contrat pro et joue son premier match avec les " grands ". A 17 ans, pas encore de première dame dans sa vie mais déjà une première Dan de Taekwondo. Ça traîne jamais avec lui. Cette ceinture noire, c'est la base de son assurance qui vire souvent à l'arrogance. Ça ne changera pas tant qu'il n'aura pas pris un bon crochet du droit au menton ou un beau Gyaku au plexus. En attendant, c'est lui qui est solaire, qui rayonne. Rayon palmarès, c'est unique au monde. C'est fou, c'est ouf, c'est barge. A son image. Où qu'il aille, il est champion. Mieux même, il l'a été huit saisons consécutives. A la hauteur de sa démesure. L'Ajax, la Juventus (2 dont un révoqué), l'Inter (3), le Barça et le Milan AC. Et oui, ça s'appelle un... champion. Ça s'appelle avoir un impact. Un impact il en a déjà un à Paris. Pour une fois, il est prévisible. Il a déjà blessé trois coéquipiers. Personne n'a bougé. Le seul en 15 ans qui a osé, c'est cette merveilleuse personne qu'est Oguchi Onyewu. Gucci l'a étalé. Une côte cassée pour la Diva, pas une égratignure pour le Divin. Pour pousser à bout cet apôtre de la non-violence, de la gentillesse faite homme qu'est l'ex- Standardman, il faut vraiment être hors-réalité ou con. Ce sera le seul exploit de Gucci à Milan. On s'est toujours demandé pourquoi Onyewu n'y avait jamais joué. Maintenant on sait. L'Américain est très croyant mais pas en ce dieu-là. Autre plantage pour le Suédois et grosse incompréhension. Pourquoi le puncheur devenu punchingball s'est retrouvé au Barça ? Ce transfert manque de vision. Très louche. Erreur de casting au pays de la super production. Ibra n'avait rien à faire là. Certains ont certainement trouvé des raisons qui n'arrangeaient qu'eux pour pousser à cette incohérence. Le Suédois a déjà généré 173 millions d'euros de primes de transferts. C'est pas que pour lui, c'est les autres aussi. La folie des chiffres pour un fou. Mais un fou touché par la grâce. Sa folie, il l'emporte sur les pelouses et là, rien à dire, ce mec est génial. Il invente, il crée des gestes qui invitent le ballon à redevenir cet astre qui nous met la tête dans les étoiles. Son prénom est une marque déposée depuis 2003. Normal, il vend du rêve mais aussi la réalité de son efficacité. La seule certitude, c'est que ce dieu-là, on l'a vu. On n'a pas envie de prier pour lui mais le voir est un v£u qui s'exauce. Y a pas de gêne à être un génie surtout quand c'est pour notre plaisir. Longue vie à toi le taré qu'on aime tant aimer ! Ibra, c'est huit titres de champion consécutifs !