Le Cercle de Wallonie s'est installé dans un magnifique parc de six hectares qui offre une vue merveilleuse sur Namur et la Meuse. Acteurs importants de la vie économique, culturelle, politique et médiatique, ses membres partagent régulièrement les fruits de leurs expériences dans les salons de cette demeure construite entre 1914 et 1920 par Auguste Mélot. Le Bois de la Vecquée séparait autrefois la Principauté de Liège et le Comté de Namur. L'histoire s'est souvent jouée sur les hauteurs de la cité mosane, entre Liège et Charleroi.
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Le Cercle de Wallonie s'est installé dans un magnifique parc de six hectares qui offre une vue merveilleuse sur Namur et la Meuse. Acteurs importants de la vie économique, culturelle, politique et médiatique, ses membres partagent régulièrement les fruits de leurs expériences dans les salons de cette demeure construite entre 1914 et 1920 par Auguste Mélot. Le Bois de la Vecquée séparait autrefois la Principauté de Liège et le Comté de Namur. L'histoire s'est souvent jouée sur les hauteurs de la cité mosane, entre Liège et Charleroi. Lucien D'Onofrio et Abbas Bayat s'y sont retrouvés pour Sport/Foot Magazine, loin des brouhahas, des flous voulus par le quarteron de clubs unis autour d'Ivan De Witte, des manipulations à coups de gros sous, des menaces du G4 à propos du prochain contrat des droits de télévision de la D1, des retournements de situations et autres guerres internes qui ternissent dangereusement l'image de la Ligue pro, et par là de tout le football belge. Ignorés ou sabotés dans les bureaux d'une Maison de Verre en déficit de crédibilité, les deux clubs du sud du pays ont accepté l'invitation de notre magazine pour faire entendre leurs voix. Le poids de leurs mots et le choc de leurs idées tranchent par rapport au brouillard savamment entretenu par le G4. Lucien D'Onofrio : Ils prennent leurs responsabilités, le Standard assume les siennes. Nous ne sommes presque jamais invités aux réunions de la Ligue pro. Notre club a toujours eu un raisonnement sportif par rapport à la réforme du championnat. La position du Standard était claire : d'accord pour deux saisons, même si nous n'étions pas tellement pour ces play-offs, et on fait ensuite le point. Il faut bien le dire : cette formule est confuse, le public n'y adhère pas et les PO2 ne font guère recette à la télévision. Tous les sondages le confirment : plus de 80 % des supporters rejettent les PO. Et le championnat ne doit pas être un produit uniquement façonné pour les télévisions. Un retour à un championnat classique, à 16 ou à 18, était préférable. Le 10 décembre 2010, 12 clubs s'étaient prononcés démocratiquement pour une élite à 18 sans play-offs. On sait ce qui s'est passé ensuite, notamment le 22 puis le 25 février... Abbas Bayat : Ecoutez, sans la présence du Standard, tout ce qui a été dit le mardi 22 février ne valait rien. Je ne comprends pas qu'on puisse " oublier " un club aussi important que le Standard. J'ai été informé 45 minutes avant le début d'une réunion fixée à... 12 h 30. Mes bureaux se situent à Bruxelles et je me suis rendu dare-dare à la Pro League en un quart d'heure. C'est Ludwig Sneyers (directeur général de la Ligue Pro) qui m'a contacté d'une façon bizarre :-Ils m'ont demandé de vous téléphoner afin que vous assistiez à une réunion non formelle. Ils ? C'est-à-dire le G4, évidemment. Je lui ai demandé comment la Ligue avait prévenu les autres clubs. Sneyers n'en savait rien. En fait, c'était réglé et il fallait que Charleroi soit là pour prouver qu'on n'avait pas été tenu à l'écart des arrangements secrets. D'Onofrio : Le Standard a sans cesse privilégié l'intérêt général. Il y a toujours eu un dénominateur commun en D1 et c'est important. Or, qu'a-t-on constaté après le 10 décembre ? Les clubs du G4 ont menacé de négocier séparément leurs droits de télévision. Pas le Standard, qui se concentre sur l'aspect sportif des choses. L'avenir du football belge est en jeu. Nous notons tous un désintérêt évident du public et des médias à l'égard de cette formule. La D1 actuelle se coupe de la D2, s'en éloigne et cet écart grandissant n'est pas une bonne chose. Bayat : Exact et sur cette lancée, je précise qu'une D1 réduite (16, 14, 12 ou 10 clubs) a un impact négatif, entraîne un appauvrissement de tout le football belge, que ce soit au niveau des clubs ou de l'équipe nationale. A 18, il y a forcément plus de débouchés pour le talent d'ici. De plus, une D1 à 18 constitue une source de motivation pour les clubs de D2 : il y a plus de places pour eux au top que dans une D1 à 16. D'Onofrio : Bien évidemment. En France, il y a trois montants et trois descendants. Cela suscite un énorme brassage. Cette lutte dans le bas de la L1 et dans le haut de la L2 rehausse le niveau des deux séries. Ce n'est pas le cas d'un championnat où il y a moins d'allées et de venues, ou même aucune, entre la D1 et la D2. C'est le désir de certains, pas celui du Standard. Une D2 sans espoir de montées, c'est mauvais. Un club de D1 qui descend, ce n'est pas une cata : il fait tout pour remonter et renforce le niveau de cette série. Je ne peux que le répéter : notre réflexion est sportive. Nous, nous n'avons jamais parlé d'argent. Bayat : Anderlecht songe toujours à une Bénéligue ou à une D1 à 10 ou à 12. Cela lui offrirait plus de moyens financiers pour consacrer cinq millions d'euros à l'achat d'un joueur étranger au lieu d'un million pour le moment. Roger Vanden Stock rêve d'imiter son père et de gagner une coupe d'Europe mais l'argent ne suffit pas. Je l'ai déjà dit : Roger Vanden Stock estime peut-être que Marcin Wasilewski n'aurait pas raté la transformation de son penalty contre l'Ajax si son club jouait dans une D1 à 12 ou à 14. Et qui paye la note ? Pas Anderlecht, mais les petits qui doivent disparaître d'une élite à format réduit. Si les Bruxellois désiraient vraiment hausser le niveau de jeu de la D1, ils devraient donner une part de leurs droits de télévision aux petits clubs. Anderlecht parle de business mais le vrai business international se situe au niveau de Manchester United, du Real, de Barcelone, etc. Anderlecht ne les égalera jamais financièrement et doit d'abord se soucier du niveau sportif de la D1. Pour la Belgique, il vaut mieux avoir une belle D1 qu'un seul club de top niveau européen. Si Anderlecht fléchit en Europe, c'est à cause de sa gestion. Les petits clubs de D1 n'ont rien à voir dans ses problèmes. Il faut de la solidarité de la D1 à la D3. D'Onofrio : Oui, les matches européens se disputent forcément dans un état d'esprit différent de celui de notre championnat et les PO ne nous permettront pas d'élever le niveau des clubs belges. Il y a beaucoup de matches qui ne servent à rien en PO2 alors que dans un championnat classique, tout peut se jouer aussi sur le fil... et les petites équipes assument un rôle de giant-killer, s'offrent le scalp d'un favori de la lutte pour le titre. Cette éventualité se réduit dans la formule actuelle. Les PO2 n'intéressent personne car les matches y manquent de sel. Bayat : Oui. Je le répète sans cesse : les PO sont inutiles. D'Onofrio : Je préfère de loin une D1 à 18 que les PO. Bayat : Les PO2 ne rapportent rien mais coûtent de l'argent aux clubs : plus de joueurs car le programme est plus lourd, une plus grande masse salariale, des matches qui font moins recette. En P02, Charleroi-Standard a attiré 8.000 spectateurs la saison passée. Or, d'habitude, nous vendons 20.000 billets pour le derby wallon. Les PO ne servent donc à rien. D'Onofrio : Chacun fait ses comptes, je fais ceux du Standard. Dans le système actuel, il me faut trois joueurs de plus. Si on tient compte de la masse salariale, de l'investissement pour réaliser les transferts, des taxes et autre frais, cela représente une dépense supplémentaire d'environ 1,8 million d'euros. Bayat : Au niveau d'un petit club, comme Saint-Trond par exemple, Roland Duchâtelet a calculé que les PO2 génèrent une perte financière de 400 à 500.000 euros. D'Onofrio : Si tout va bien, on peut équilibrer. Mais si les données sont moins favorables (6e en PO1 ou versé dans les PO2), cet investissement n'est pas rentable. C'est illogique : le 4e de la phase classique (30 matches) peut se retrouver les mains vides en fin de saison. Par contre, le 14e héritera peut-être d'un billet européen s'il gagne les PO2 puis les barrages contre une des équipes des PO1. C'est trop confus, nous l'avons souligné. Quelle perte de temps et d'énergie : on ne parle pas assez de football alors qu'il y a tant d'autres choses à faire pour relancer le foot belge (stade, formation). Et nous offrons une triste image de la D1. A l'étranger, personne ne comprend l'organisation de notre championnat. Bayat : Oui, les gens qui décident à la Ligue pro ne sont pas des experts. Ils ne mesurent pas les conséquences de leurs décisions. Anderlecht a été clair : sans D1 à 18, pas d'Anderlecht dans le prochain contrat de télé ! Autrement dit : il menaçait de rompre la solidarité et de négocier seul. Des clubs ont eu peur, très peur... D'Onofrio : Le temps a dévoilé la vérité. Le Standard n'a pas menti et n'a pas négocié secrètement. Je suis sûr et certain que d'autres clubs ont négocié sur le côté, bénéficiant de gros contrats de sponsoring... Bayat : Belgacom est un des sponsors de La Gantoise, le club d'Ivan De Witte qui est aussi président de la Ligue pro... D'Onofrio : Et d'Anderlecht ! Bayat : Oui, d'Anderlecht aussi. D'Onofrio : Il y a des choses qui n'ont pas été respectées. Le temps a toujours révélé que la réforme du championnat est un échec sportif. Bayat : Personne. Et au lieu d'en tirer les conclusions qui s'imposent, on s'est enfoncé dans des discussions qui peuvent être fatales. Au nom de la solidarité, certains cassent le football belge. On tue la D1. Anderlecht divise pour régner. Ce club fausse la réflexion en faisant croire que les droits de télé de la D1 ne valent rien sans lui, ce qui est faux. En 2000, je l'avais déjà dit : - Si Anderlecht veut jouer seul, il peut partir... La passion pour le football ne se résume pas à Anderlecht : 70 % des gens s'intéressent au football. Dans le monde et en Belgique... où il n'y a pas qu'Anderlecht. C'est un grand club, aucun autre n'a un tel passé, c'est vrai, mais cela ne signifie pas, comme il tente de le faire croire, que tout s'arrêterait sans lui. Rien ne l'autorise à faire n'importe quoi pour retrouver sa gloire européenne d'antan. Quand Roger Vanden Stock a été cité à la présidence de la Ligue, j'ai dit : - Non, impossible de présider un club et la Ligue. Ivan De Witte a accepté en guise de dépannage... Deux ans plus tard, il n'a pas trouvé de successeur mais fait avancer les dossiers du G4. La Ligue n'a pas besoin d'un président mais bien d'un grand commercial. Si nous avions eu une gestion saine, la Ligue ne serait jamais retrouvée dans la situation actuelle. D'Onofrio : Exactement. Il faut commencer par respecter les décisions du conseil d'administration. Il y en a d'autres que celle du 10 décembre qui ont été ignorées, classées sans suite. De plus, les rapports des réunions et autres documents ne sont souvent rédigés qu'en néerlandais. Bayat : Peu, et c'est flagrant. Pierre François m'aide parfois et aussi Jean-Marie Philips, qui représente Lokeren. On ne parle pas français à la Ligue pro. Personne ne fait un effort et c'est voulu. C'est la situation générale. Récemment, les stewards d'un club flamand ont refusé de me parler en français. Je perçois la même attitude à la fédération. D'Onofrio : Malheureusement, je ressens ça aussi de plus en plus. La fédération parle de " chants ludiques " quand une partie du pays est insultée : on a compris. A la fédé, cela devient de plus en plus difficile, et même extrêmement difficile, pour les Wallons. Nous le ressentons sur et autour des terrains. C'est dommage. Ce n'est pas plus délicat pour les Flamands et les Bruxellois ? Tant mieux pour eux. Mais pour les Wallons, c'est différent. Bayat : Je ne suis pas Belge et cela ne devrait pas me toucher mais c'est une réalité. Cela va loin : quand ils dirigent nos matches, les arbitres wallons sont ultra corrects pour montrer aux Flamands qu'ils sont au-dessus de la mêlée. Sans le vouloir, ils en arrivent à nous défavoriser pour ne pas déplaire aux autres comme c'est le cas de Jérôme Nzolo. L'image de Charleroi joue aussi contre nous. Quand je suis arrivé à Namur pour cet entretien, je me suis demandé si j'étais encore en Wallonie. La capitale wallonne est magnifique... D'Onofrio : Tout à fait mais le football wallon a besoin de sa fédération au sein de l'Union belge. Le football wallon a ses spécificités comme c'est le cas du football bruxellois, flamand ou germanophone. Bayat : Le football wallon doit se défendre. Personne d'autre ne le fera à sa place, personne ne le protégera. D'Onofrio : Tout le monde doit assumer ses responsabilités. Certains clubs bruxellois peuvent décrocher des subsides dans leur région et bénéficier d'avantages de la Communauté flamande ou française. Ils ont trois cartes, d'autres n'en ont qu'une. A mon avis, le sport ne doit pas être communautarisé mais régionalisé. Quand on pourvoit des postes à la fédération ou à la Ligue, les Bruxellois peuvent faire acte de candidature que ce soit pour le rôle francophone ou néerlandophone. Les clubs flamands et wallons bénéficient-ils de cet avantage ? Non et c'est énorme. Et cela dure depuis des dizaines d'années : cela vaut des millions. Il faut que tout soit équitable. Je n'ai rien contre les Bruxellois mais... D'Onofrio : J'ai dit que je n'avais pas la même idée de la parole donnée que Roger Vanden Stock. Je n'affirme rien de plus. Vanden Stock sait parfaitement à quoi je fais référence. D'autres personnes aussi. Dans la vie, quand on donne une parole, il faut la respecter. Chez moi, c'est comme cela... Le schisme entre Anderlecht et nous ? Le Standard n'a rien à se reprocher. L'affaire Witsel-Wasilewski ? Mais quelle affaire ? C'est une faute de jeu. Il y en a tous les week-ends. A moins que l'attitude d'Anderlecht à notre égard s'explique par notre titre au bout des test-matches. Mais j'en reviens à ce que je disais : pourquoi les Flamands et les Wallons ne bénéficient-ils pas des mêmes atouts que les Bruxellois ? Faites votre analyse... Je ne demande rien. Le Standard fera partie d'une fédération wallonne mais pas francophone tant que je serai là. Bayat : Je n'imagine pas ce qui se passerait si Lucien D'Onofrio se retirait. Ce ne serait pas une bonne chose. Moi, même si je fais avancer les dossiers ( NDLR : c'est M. Bayat qui a affirmé le premier que les droits de télévision de la D1 étaient trop bas), on me prend toujours pour Don Quichotte. Lucien D'Onofrio, lui, il fait peur. Lucien, ne me laissez pas seul avec les incapables de la Ligue pro. D'Onofrio : Ce n'est pas le thème du débat. Bayat : Je sais, mais on me demande souvent aussi : -Partirez-vous si Charleroi descend en D2 ? C'est bête et je l'ai affirmé 100 fois : je ne suis pas un romantique... D'Onofrio : On parlera de tout cela plus tard, Monsieur Bayat, sinon ils vont me poser la fameuse et même question. Bayat : Je suis complètement d'accord avec vous. A Charleroi, les Zèbres ne sont pas encouragés par la Ville, ils sont sans cesse découragés. Il n'y a pas beaucoup de clubs wallons. Il y a là loi du nombre. Si je visais un poste en vue à la Ligue, est-ce que j'aurais une chance d'être élu ? Aucune. D'Onofrio : Il faut féliciter Monsieur Bayat d'avoir investi à Charleroi. Chapeau ! Et si les Carolos ne le remercient pas, je le fais à leur place. Bayat : Charleroi respectera la décision du conseil d'administration de la Ligue en se souvenant quand même qu'Herman Van Holsbeek a complètement perdu les pédales. Lui, il a souvent pris la parole et s'est exprimé devant les médias comme s'il représentait la Ligue. Le manager général a lancé des affirmations comme si tout était réglé. Au nom de qui s'exprimait-il ? Qui lui a donné le droit à la parole ? J'ai quitté la réunion du 22 février car certains parlaient mal d'un Standard qui n'avait même pas été invité. Petite Ligue, petits dirigeants, petits clubs... D'Onofrio : Le Standard accepte la décision de la majorité. Nous n'imiterons pas le G4 qui n'a pas accepté le vote du 10 décembre. Cela veut dire quoi G4 ? Les grands clubs ? Alors, le Standard n'est pas un grand club. Bayat : Et Genk bien ? D'Onofrio : Je préfère parler du Groupe des 4 clubs. Je m'en fous, ils font ce qu'ils veulent. A chacun ses prétentions. Le Standard, lui, ne proposera aucun marchandage, n'organisera aucune réunion secrète pour miner une décision prise à la majorité des deux tiers des voix. C'est l'image du football qui importe : c'est juste, n'est-ce pas Monsieur Bayat ? Bayat : Mais oui.... D'Onofrio : Merci. Bayat : L'image du football belge est pourrie aujourd'hui. D'Onofrio : Il a raison, mille fois raison. Bayat : Quels chipotages ! Ivan De Witte a gagné du temps après le 10 décembre et des clubs plus fragiles ont été ciblés : Eupen, Courtrai, Zulte Waregem, Cercle Bruges qui est dans la poche d'Anderlecht, etc. Certains ont besoin d'argent, d'autres de joueurs qui sont arrivés des clubs du G4 durant le mercato d'hiver. Et le manager de Zulte Waregem a négocié son passage au Club Bruges en décembre. Or, c'est illégal d'acheter des votes. Intellectuellement, ce qui s'est passé à la Ligue est malhonnête. J'ajoute que le championnat est faussé car on a acheté des votes. L'Union belge a participé à ce magouillage. Moi, j'ai dépensé de l'argent, deux millions d'euros, pour renforcer mon équipe. D'autres, pas mais ils ont renoncé à leurs convictions. J'ai Hernan Losada d'Anderlecht dans mon effectif depuis l'été et je m'en félicite, mais je le paye et cela me coûte 20.000 euros par mois. D'Onofrio : Si le Standard avait été partie prenante du marchandage orchestré par le G4, imaginez le tollé que cela déclencherait. Ce serait un scandale énorme et les Standardmen seraient qualifiés de plus grands magouilleurs qui existent en Belgique ! Bayat : C'est troublant : ces clubs ne comprennent rien à leur action. Si un projet est bon pour tout le monde, on ne doit acheter personne. J'ai demandé à Herman Van Holsbeek et à Roger Vanden Stock pourquoi ils tenaient tant à cette D1 à 16. Avec les PO, ils ont deux chances de perdre le titre. D'Onofrio : Je constate beaucoup de choses, Monsieur Bayat aussi. Les médias ne bougent pas mais bombarderaient le Standard si nous étions dans le G4 et pas Anderlecht. Et j'ajoute : de tels faits dans un G4 sans Anderlecht ne passeraient pas. Bayat : Vous savez, le G4 a promis des montants précis aux clubs qui ont changé d'avis. Et si les droits télévisés étaient en baisse ? Qui va payer ? Le G4 ? Il se serait porté garant. C'est très bizarre. Je n'ai pas vu ce document. D'Onofrio : Je ne sais rien non plus, je n'ai rien vu. Si ce document existe et n'a été signé que par le G4, cela ressemble à de la corruption. Si tous les clubs l'ont signé, c'est autre chose. Bayat : J'en reviens à la même chose : Ivan De Witte a £uvré en faveur du G4, pas de l'ensemble de la Ligue pro. Je l'ai prévenu : Charleroi pourrait l'attaquer en justice. D'Onofrio : Je vous comprends mais le Standard n'ira pas en justice. Bayat : Si j'y vais, ce ne sera pas contre le résultat du vote mais pour exiger réparation si mon club souffre d'un dommage dû à son manque de clarté. Je suis étonné : les médias évoquent plus l'affaire Stijn Stijnen que ce qui se passe à la Ligue. Stijnen, c'est rien par rapport à ce qui se trame. On est en train de démolir le football belge. On m'a posé la question : - Pourriez-vous engager Stijnen ? J'étais sidéré. Je m'attendais à des questions sur la Ligue, la réforme, ce qu'Anderlecht a fait, etc. Je m'en fous de Stijnen... PAR JOHN BAETE ET PIERRE BILIC" Le championnat est faussé car on a acheté des votes. L'Union belge a participé à ce magouillage. " (Abbas Bayat)" Les médias bombarderaient le Standard si nous étions dans le G4 et pas Anderlecht. " (Lucien D'Onofrio) " Monsieur D'Onofrio, ne me laissez pas seul avec les incapables de la Ligue pro ! "(Abbas Bayat)