Danslajungledesgrandesécoles, titre un magazine français qui s'intéresse aux fabriques des futures élites. Dans le monde du football, les jeunes doivent aussi choisir leur voie avec le plus grand soin dans la " jungle des grands clubs " pour booster leurs chances de réussite. De leur côté, les clubs ont tous compris, surtout le Standard, Anderlecht et Genk, dont la réussite et l'avenir passent désormais par la jeunesse et la formation. Le Standard a souvent été sauvé par ses jeunes. Il y a eu le temps de l'artisanat, de l'équipe quasiment 100 % liégeoise des années 50 et 60, de la jeune défense de fer de Michel Pavic, des athlètes entraînés à la dure par Maurice Lempereur, des gamins lancés par Robert Waseige, Arie Haan ou Dominique D'Onofrio et Michel Preud'homme. La dernière grande vague, celle d'Axel Witsel et Marouane Fellaini a largement contribué à requinquer un Standard incertain avant de lui offrir deux titres et un " revival européen ". Tout en mesurant qu'on ne peut pas se passer de métier, le Standard est de plus en plus jeune. Six gamins sont décidés à se glisser dans les pas d'Axel et Marouane : Imoh Ezekiel, Michy Batshuayi, Paul-José Mpoku, Dino Arslanagic, Ibrahama Cissé et Luis Phelyppe.Adjoint de José Riga, Ron Jans e...

Danslajungledesgrandesécoles, titre un magazine français qui s'intéresse aux fabriques des futures élites. Dans le monde du football, les jeunes doivent aussi choisir leur voie avec le plus grand soin dans la " jungle des grands clubs " pour booster leurs chances de réussite. De leur côté, les clubs ont tous compris, surtout le Standard, Anderlecht et Genk, dont la réussite et l'avenir passent désormais par la jeunesse et la formation. Le Standard a souvent été sauvé par ses jeunes. Il y a eu le temps de l'artisanat, de l'équipe quasiment 100 % liégeoise des années 50 et 60, de la jeune défense de fer de Michel Pavic, des athlètes entraînés à la dure par Maurice Lempereur, des gamins lancés par Robert Waseige, Arie Haan ou Dominique D'Onofrio et Michel Preud'homme. La dernière grande vague, celle d'Axel Witsel et Marouane Fellaini a largement contribué à requinquer un Standard incertain avant de lui offrir deux titres et un " revival européen ". Tout en mesurant qu'on ne peut pas se passer de métier, le Standard est de plus en plus jeune. Six gamins sont décidés à se glisser dans les pas d'Axel et Marouane : Imoh Ezekiel, Michy Batshuayi, Paul-José Mpoku, Dino Arslanagic, Ibrahama Cissé et Luis Phelyppe.Adjoint de José Riga, Ron Jans et Mircea Rednic,Peter Balette les a vus arriver dans l'effectif professionnel. Il est leur confident, le deuxième père à qui on peut confier ses frustrations. Balette les comprend, les encourage, ne cesse de leur parler et de leur rappeler leurs devoirs. Et quand un des gamins se distingue, il ne cache pas son émotion. Ce fut le cas quand Batshuayi marqua un but en championnat à Genk. " Je n'ai pas de préférés mais j'ai tellement parlé à Michy : c'était une récompense et une délivrance. " Ezekiel est évidemment le leader de cette nouvelle vague. " J'ai rarement assisté à une telle progression ", affirme Peter Balette. " Je me souviens de son arrivée dans le vestiaire la saison passée, petit et frêle. Il avait à peine transité chez les jeunes où il marquait beaucoup. José Riga le regarda avant de dire : - C'est pour les jeunes ou l'équipe première ? A l'entraînement, Imoh a tout de suite étonné par sa pointe de vitesse et son engagement. Il allait à fond dans les duels, ne craignait rien ni personne et il a fallu lui expliquer qu'un entraînement n'était pas la guerre. Petit à petit, l'effectif a compris que ce gamin était une pépite. Il a une bonne détente, met la pression sur les défenseurs. Imoh marque facilement mais il doit encore mieux exploiter sa vitesse pour surgir dans le dos des défenseurs. Sa vivacité est incroyable. Techniquement, il doit bosser comme tout le monde. Tactiquement, Imoh a aussi des choses à apprendre. Nous travaillons ses frappes. Il n'a joué qu'en D2 au Nigeria. Travailleur, attentif, carrément studieux, il a fait de très grands bonds en avant. C'est le jeune qui a le plus évolué en un an. Il est désormais totalement adapté à notre football. Un bel avenir l'attend mais il doit prendre le temps. Partir à la fin de la saison n'aurait pas de sens. Imoh doit rester deux ou trois ans au Standard et il sera alors prêt pour une autre aventure. " Ezekiel est suivi par Lille, Saint-Etienne, Gênes, la Fiorentina, et Tottenham. Son compère, Michy Batshuayi a emprunté lui aussi les chemins du progrès depuis l'instauration du 4-4-2 par Rednic. Balette : " Michy, c'est du talent à l'état pur. Il découvre le monde des adultes où le football est une passion, comme pour lui, mais aussi et surtout un métier. La post-formation ne constitue jamais une étape facile à franchir et il était resté un peu gamin. C'est un joueur intelligent. Il a compris. Son talent saute aux yeux : facilité technique, présence dans les airs, bons décrochages, frappe. Oui, son retour m'a fait plaisir : le Standard a toujours cru en lui. Il a vécu un petit creux normal. Michy ne doit surtout pas forcer et travailler son efficacité à la frappe. Michy et Imoh se complètent à merveille. Je ne me prononce pas sur les éventuels renforts du mercato d'hiver. Un attaquant du type Igor De Camargo est toujours intéressant pour des gars de 19 ans. Les jeunes, c'est bien, c'est l'énergie du futur mais il faut trouver le bon équilibre générationnel. " Paul-José Mpoku est marié. " Lui est totalement adulte ", remarque Balette. " Il s'est assumé en Angleterre et cela lui a procuré un bagage dans la vie et sur le terrain. Nous savons qu'il adore jouer dans l'axe. Mais il y a du monde et de la concurrence dans ce secteur. Je ne citerai pas tous les noms mais Nacho Gonzalez, par exemple, peut y rendre plus de services que lui. La blessure de Sébastien Pocognoli a eu pour effet immédiat le recul de Jelle Van Damme à l'arrière gauche. Mpoku a saisi sa chance et prouvé qu'on pouvait compter sur lui. Il a une bonne frappe mais il doit s'appliquer sur les balles arrêtées. " Dino Arslanagic, Ibrahima Cissé et Luis Phelyppe ont fait aussi leur joyeuse entrée en équipe première cette saison. Balette : " Dino a fait impression : taille, élégance, technique, beau geste. C'est un gars bien, toujours calme, gentil, poli dans le vestiaire, discret, sans histoire. Ce sont des qualités et peut-être un problème. Il cherche la belle solution sur un terrain. C'est bien mais en D1, un arrière doit aussi mettre le pied, en imposer comme Kanu sait le faire. Dino doit s'en inspirer et observer aussi les Ciman, Van Damme. Il y arrivera. Cissé a énormément progressé. Tout comme Eric Deleu et Carlos Rodriguez, j'ai tout de suite relevé une différence à la reprise des entraînements en été. Il est explosif et polyvalent, il peut évoluer comme back ou médian défensif. Dino et Cissé ont prouvé qu'on peut compter sur eux. Ils sont toujours prêts à rendre service : c'est la bonne mentalité. Le temps joue en leur faveur. Phelyppe découvre le froid ; l'Europe et la D1. Garçon bien éduqué, désireux d'apprendre, c'est un attaquant dans la tradition brésilienne qui a du ballon. "PAR PIERRE BILIC" Mpoku s'est assumé en Angleterre et cela lui a procuré un bagage dans la vie et sur le terrain. " (Peter Balette) " Ezekiel ? J'ai rarement assisté à une telle progression. " (Peter Balette) " Dino, c'est un gars bien, toujours calme, gentil, poli dans le vestiaire, discret, sans histoire. " (Peter Balette)