Qu'a dû ressentir Michael Verschueren, le directeur sportif du RSC Anderlecht, en s'envolant pour Monaco en sachant que le nom de son club ne figurait pas dans l'urne pour le tirage au sort des coupes européennes ? Cela a dû être un supplice pour lui, mais ça n'a pas empêché le dirigeant de 49 ans de prendre place sur l'un des sièges business du vol en direction de Nice. Verschueren est attendu en Principauté en sa qualité d'Executive Board Member de l'European Clubs Association, qui défend les intérêts des grands clubs européens. C'est une fonction que le fils de MisterMichel Verschueren occupe déjà depuis 2013.
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Qu'a dû ressentir Michael Verschueren, le directeur sportif du RSC Anderlecht, en s'envolant pour Monaco en sachant que le nom de son club ne figurait pas dans l'urne pour le tirage au sort des coupes européennes ? Cela a dû être un supplice pour lui, mais ça n'a pas empêché le dirigeant de 49 ans de prendre place sur l'un des sièges business du vol en direction de Nice. Verschueren est attendu en Principauté en sa qualité d'Executive Board Member de l'European Clubs Association, qui défend les intérêts des grands clubs européens. C'est une fonction que le fils de MisterMichel Verschueren occupe déjà depuis 2013. La sonnerie de son téléphone portable retentit de manière ininterrompue entre l'atterrissage et le contrôle d'identité (renforcé à cause d'une - fausse - alerte à la bombe) à l'aéroport de Nice. Ce sont des agents de joueurs qui proposent des attaquants efficaces devant le but et des défenseurs intransigeants. Ces coups de fil exaspèrent Verschueren, et il le fait savoir au collaborateur de son club qui l'accompagne, mais il répond toujours très courtoisement et très amicalement au téléphone. Un peu plus loin, Robin Godderie, le Manager des Opérations du KRC Genk, apparaît également habillé d'un polo et d'un short aux couleurs de son club. Il est déjà impatient de rejoindre le Forum Grimaldi à Monaco. La chaleur était accablante la semaine dernière en Principauté, même si le thermomètre est resté tout juste en-dessous de la barre des 30 degrés. Dans les rues et les boulevards de Monaco, une multitude de cultures et de nationalités se croisent. La plage est noire de monde et les terrains de beach-volley sont tous occupés. Dans les restaurants et les hôtels, on entend beaucoup plus parler russe et anglais que français. Depuis peu, ce minuscule État est le premier du monde à disposer d'un réseau de 5G, grâce à Huawei. L'entreprise chinoise a réalisé un autre beau coup publicitaire, en faisant rouler un bus sans chauffeur le long de la Méditerranée. Monaco, où habitent 37.000 personnes, la plupart fortunées, espère devenir encore plus attractif. Avec ses casinos, ses hôtels de luxe et son port de plaisance, le petit État de la Côte d'Azur est une salle d'exposition parfaite. Au petit déjeuner de notre hôtel, le jeudi matin, nous croisons René Weiler. Le Suisse de 45 ans, à la recherche d'un club et qui est habillé tout de noir avec des lunettes très à la mode, a prévu des rendez-vous à Monaco et à Marseille avec des représentants de deux clubs intéressés. La cicatrice laissée par son départ d'Anderlecht, qui remonte déjà à septembre 2017, ne semble pas encore totalement refermée. " Comment ça va à Bruxelles ? " lance-t-il de manière un peu cynique. En 2017, il a offert au Sporting son dernier titre. " Ils m'ont touché dans mon orgueil, même un peu humilié, car ce que j'ai réalisé là-bas est un miracle. Je m'en rends compte encore davantage aujourd'hui. Je voulais faire de Dennis Praet, notre meilleur joueur, mon capitaine, mais il devait absolument être vendu. Fin août 2016, il est parti à la Sampdoria pour à peine 8 millions d'euros. Ça m'a privé d'un joueur de qualité, mais ça n'a pas empêché le club de me fixer des objectifs irréalistes. Je suis avec attention la situation de Vincent Kompany. Il reçoit énormément de crédit, c'est fou. Et très peu de critiques, alors que l'équipe n'est nulle part, sur le plan sportif. On dirait que l'on ne peut pas toucher au nom et à l'image de Vince the Prince. Enfin, j'ai commis une erreur en optant pour le FC Lucerne, où j'ai été licencié en février de cette année. C'était un endroit très agréable à vivre pour la famille, mais je n'avais pas assez de qualité dans le noyau. Mea culpa. Cela peut arriver. C'est la raison pour laquelle, cette fois, je veux être sûr de mon choix à 100%. " Samedi dernier, on a appris que Weiler prendrait en charge le champion d'Égypte, Al Ahly, où il succédera à l'Uruguayen Martin Lasarte. Il y avait du beau monde au gala de l'UEFA, qui s'est tenu au Forum Grimaldi de Monaco. Peter Bossaert, CEO de l'Union belge de football, était également présent, assis derrière les stars mondiales Alisson Becker et Frenkiede Jong dans la gigantesque salle qui fait face à la Méditerranée. L'UEFA n'a pas rechigné à la dépense pour accueillir toutes les vedettes à l'occasion de cet événement prestigieux. Le Turc, né en Allemagne et ex-international, Hamit Altintop a fait office d'ambassadeur pour la finale de la Champions League qui se tiendra le 30 mai 2020 à Istanbul et a été assisté, pour le tirage au sort du jeudi soir, par le jeune retraité néerlandais Wesley Sneijder et par l'ancien gardien de but tchèque Petr Cech, actuellement technical & performance advisor à Chelsea. Avant le début de la cérémonie, des centaines de fans de tous les âges se pressent pour admirer, sur le tapis rouge, de nombreuses icônes comme Emilio Butragueño, Luisão ou Patrice Evra. Le président Bart Verhaeghe est à la tête de la délégation brugeoise, et emmène dans son sillage le CEO Vincent Mannaert, le coordinateur sportif Roel Vaeyens et le CCO Bob Madou. Il est très fier de l'exploit réalisé par le Club, qui est devenu le premier représentant belge à sa qualifier pour la phase de poule par la voie des non-champions. Il a été versé dans le groupe A avec le PSG ( Thomas Meunier), Real Madrid ( Thibaut Courtois et Eden Hazard) et Galatasaray. Comme les Blauw en Zwart atteignent ce stade de l'épreuve pour la troisième fois en quatre ans, la direction a bien l'intention d'explorer ses limites internationales. " Nous voulons montrer que nous pouvons être une équipe de pointe sur la durée ", affirme Verhaeghe. " De manière réaliste, nous espérons repousser nos limites, ce qui est possible en travaillant de façon très rationnelle. " En d'autres termes : après le 0 sur 18 de 2016 et les six points conquis la saison passée, le Club veut, comme l'an dernier, passer l'hiver sur la scène continentale, éventuellement via la troisième place et un repêchage en Europa League. Pour la troisième fois depuis 2005/06 - où, comme en 2003/04, le duo était composé par Bruges et Anderlecht - il y aura deux représentants belges dans les poules de la Ligue des Champions. Cette fois, il s'agit de Bruges et de Genk. Comme leurs collègues de Flandre Occidentale, le directeur général Erik Gerits, le directeur commercial Stephan Poelmans, Robin Godderie et le directeur de la formation Roland Breugelmans (présent également dans l'optique de la Youth League) ont dû attendre longtemps avant de voir apparaître le nom de leur club, finalement versé dans le groupe E. Là aussi, il y aura des affiches attractives, avec la venue du tenant du titre Liverpool ( Divock Origi), du Napoli ( Kalidou Koulibaly et Dries Mertens) et du Red Bull Salzbourg. " C'est fantastique de pouvoir participer à la grand messe du football ", se réjouit Gerits. " En 2002, nous avions conquis quatre points, en 2012 trois. À chaque fois, il s'agissait de matches nuls. Nous espérons, cette saison, pouvoir remporter une première victoire, mais nous voulons surtout faire bonne figure. Ce serait déjà très bien. " Pas moins de 2,04 milliards d'euros seront distribués cette saison, une somme impressionnante. Le KRC Genk peut compter sur plus de 25 millions d'euros, grâce à la prime de départ (15,5), au coefficient (8,86) et au pool marketing (au moins 1). Les primes de victoires frappent aussi les imaginations : chaque succès rapporte 2,7 millions d'euros, et une qualification pour les huitièmes de finale permet d'ajouter 9,5 millions d'euros supplémentaires dans les caisses. Après qu'Alisson (gardien), Virgil van Dijk (défenseur), De Jong (milieu de terrain) et Lionel Messi (attaquant) eurent été élus meilleurs joueurs de la CL de la saison dernière, chacun a retenu son souffle pour découvrir le nom du Footballeur Européen de l'Année, conjointement à la meilleure joueuse. Virgil van Dijk (28 ans, Liverpool) et l'Anglaise Lucy Bronze (27 ans, Olympique. Lyonnaise) ont bousculé la hiérarchie traditionnelle : avec 305 points, le roc défensif des Reds a devancé Messi (207) et Cristiano Ronaldo (74). Ces deux derniers avaient remporté cinq victoires depuis 2010/11. Big Virg est le premier défenseur, depuis Fabio Cannavaro en 2006, à recevoir un tel honneur. Bronze (88 points) a devancé sa coéquipière norvégienne Ada Hegerberg (56, victorieuse en 2016) et la Française Amandine Henry (44). Le présentateur Pedro Pinto, la présentatrice Reshmin Chowdhury, le président de l'UEFA Aleksander Ceferin et tout le monde du football sont cependant restés perplexes après la " prestation " d' Eric Cantona (53 ans). Il est monté sur le podium pour recevoir le President's Award, comme successeur de David Beckham. Depuis 1998, ce trophée récompense un ancien professionnel pour sa contribution au développement du football. L'ex-international français a prononcé une citation du " Roi Lear " de William Shakespeare, pour terminer sur un " I love football " très cliché. King Eric, qui n'hésite pas non plus à bousculer les codes établis en matière vestimentaire, ne considère visiblement plus le milieu du football comme son jardin. L'ancien joueur de Manchester United se concentre désormais sur le cinéma. Il n'accorde plus d'interviews que pour évoquer le septième art, c'est ce qu'il nous a confié durant l' afterparty organisée dans la salle de concert du Sporting Monte Carlo. Dont acte.