C hristophe Dessy s'est un peu fait oublier en Belgique. ces dernières années ! Parti en France û à l'A.S. Nancy-Lorraine û en 1999, il y est toujours aujourd'hui responsable de la formation des 16 ans nationaux et directeur technique de la préformation de 12 à 15 ans. Mieux, il vient de conquérir, le 7 avril dernier, son septième diplôme, celui de formateur d'élite dispensé à Clairefontaine et indispensable pour diriger un Centre de Formation en France. Cette plus haute distinction française en matière de formation des jeunes est unique à ce pays.
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C hristophe Dessy s'est un peu fait oublier en Belgique. ces dernières années ! Parti en France û à l'A.S. Nancy-Lorraine û en 1999, il y est toujours aujourd'hui responsable de la formation des 16 ans nationaux et directeur technique de la préformation de 12 à 15 ans. Mieux, il vient de conquérir, le 7 avril dernier, son septième diplôme, celui de formateur d'élite dispensé à Clairefontaine et indispensable pour diriger un Centre de Formation en France. Cette plus haute distinction française en matière de formation des jeunes est unique à ce pays. Il me faut saluer pareil exploit pour une double raison. D'abord parce que j'ai connu Christophe, tout gamin, à 10 ans, à Wavre Sports et que j'ai suivi son parcours comme celui d'un fils. Ensuite parce qu'en matière de formation, nous détenons désormais en lui un consultant incontournable et idéal pour notre football. Surtout dans la perspective de l'édification du prochain Centre National à Tubize. Il est, en effet, le SEUL Belge dont l'expérience en la matière est reconnue par un diplôme qu'on ne brade pas. Et puis, son expérience de terrain est incomparable ! Rappelons aussi qu'il a derrière lui une carrière pro plus qu'honorable. Bien qu'il dise de lui-même qu'il ne fut pas un grand technicien, il aligna cependant six saisons au total en D1 à répartir entre le Racing Jet Bruxelles et le Sporting de Charleroi. A l'issue de quoi, il décida de se tourner vers le métier d'entraîneur. D'abord avec nos jeunes nationaux pour le compte de l'Union Belge. Il travailla même pour la Direction technique en effectuant des missions de prospection en Belgique et à l'étranger pour nos coaches nationaux. C'est à cette occasion qu'il retrouva l'homme qui bouleversera le cours de son existence : Lazlo Bölöni, ex-capitaine de la grande équipe de Roumanie et du Steaua Bucarest... Venu terminer sa carrière en Belgique, fin des années 80, Lazlo avait été le coéquipier de Christo au Racing Jet Bruxelles devenu Wavre entre-temps ! Connaissant l'énorme appétit de progresser et d'apprendre de Christo, sa fiabilité aussi, il lui proposa de devenir son adjoint à L'AS Nancy-Lorraine, alors en D1 française. On ne loupe pas une telle occasion ! Détenteur de tous les diplômes belges y compris celui de la Licence Pro, Christo a dû repasser tous les diplômes français pour pouvoir travailler et être reconnu dans l'Hexagone. Et c'est donc, à la fois, pour compléter son bagage et surtout avoir accès à de nouvelles fonctions qu'il a décidé d'acquérir ce certificat de formateur. On imagine l'investissement terrible durant cinq ans. Le foot l'a complètement submergé 24 heures sur 24. Une immersion totale, proportionnelle à son immense soif d'apprendre. Cinq années pour intégrer tout le savoir-faire français, suivre simultanément l'évolution du foot mondial au travers des analyses des coupes du monde, en dégager les grandes tendances et les changements survenus tant dans le jeu que dans la préparation des joueurs. Le tout agrémenté de voyages professionnels au Brésil, au Paraguay, en Argentine, en Tunisie, au Maroc, en Roumanie etc... Sans négliger pour autant le travail de terrain... Comme il le dit lui-même : -Le foot m'a tout bouffé, tout !Aujourd'hui, Christophe se sent prêt à assumer de plus grandes responsabilités. Il sait que si ses diplômes attestent d'un certain savoir, ils ne sont pas pour autant une garantie de succès sur le terrain. Tout reste à prouver. Et plus que probablement avec des jeunes dans un premier temps. Une équipe Première ? Il y pense mais pour plus tard... La liberté de travail qu'offre la formation des jeunes, les expériences qu'on peut y faire, bonnes ou mauvaises, vous assimilent un peu à un chercheur de laboratoire. La formation reste la meilleure école pour parvenir à maîtriser toutes les facettes du métier. En France ou en Belgique, peu importe !par André Remy" Et il retrouva L'HOMME QUI BOULEVERSA LE COURS DE SON EXISTENCE : Lazlo Bölöni "