Chaque année, la commission du calendrier se pose la question de savoir quelle est la meilleure formule pour " passer au travers " des vicissitudes de l'hiver. Et on peut dire que le mois de février que nous venons de connaître ne va pas manquer de ramener le débat au centre des préoccupations de la Fédération et des différents comités provinciaux.
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Chaque année, la commission du calendrier se pose la question de savoir quelle est la meilleure formule pour " passer au travers " des vicissitudes de l'hiver. Et on peut dire que le mois de février que nous venons de connaître ne va pas manquer de ramener le débat au centre des préoccupations de la Fédération et des différents comités provinciaux. Paradoxalement, le deuxième mois de l'année, particulièrement neigeux et froid, n'a débouché sur aucune remise générale au niveau national, exception faite de la Promotion D. Faut-il continuer à jouer pendant l'hiver, ou alors faut-il décréter une longue trêve en janvier et février ? C'est la question que beaucoup de personnes se posent et je pense qu'il y a des arguments pour et contre. Le football, à mes yeux, doit rester un sport d'hiver, et jouer dans des conditions difficiles fait partie intégrante de ce sport. C'est aux joueurs à s'adapter et à trouver les solutions notamment sur les surfaces gelées ou enneigées. Prévoir une longue trêve, c'est pour moi une solution inadaptée car les offensives hivernales peuvent sévir très tard dans la saison et donc rendre cette coupure de janvier inutile. De plus, au niveau de la préparation, une interruption prolongée obligerait les entraîneurs à programmer une nouvelle période de préparation presque comme en début de saison, et cela sur des terrains de toute façon peu praticables. Pour ce qui est du côté négatif, jouer en plein hiver a des répercussions néfastes sur les trésoreries des clubs car peu de gens se déplacent par crainte de prendre la route voire d'assister à une rencontre de moindre qualité à cause de l'équilibre précaire des acteurs. L'autre aspect important est la régularité du championnat, et le fait de remettre les matches en cascade en Promotion D et dans les quatre provinces francophones va certainement obliger certains clubs à se produire en semaine. Et cela fausse le championnat car de nombreux joueurs ne peuvent pas se libérer de leurs occupations professionnelles un mercredi ou un jeudi. La meilleure solution est pour moi de décaler les matches les week-ends quitte à entamer le tour final plus tard comme on l'avait fait l'année dernière suite aux problèmes des licences. Cette vision n'est pas non plus idéale car les étudiants sont entrés en période de blocus et risquent de ne pas participer au playoffs. Bref, je pense sincèrement qu'il n'y a pas de solution miracle. Je pense que l'on devrait laisser le calendrier tel qu'il est actuellement, éviter les matches en semaine chez les amateurs et rejouer prioritairement les rencontres remises au terrain afin de mettre les clubs au même niveau au classement et ainsi ne pas fausser le championnat. Quant à la Coupe de Belgique, heureusement qu'elle offre au vainqueur une qualification européenne, sinon elle perdrait complètement le peu de magie lui restant encore. Tous les matches retour des quarts de finale sont postposés pour différentes raisons et les rencontres vont se dérouler à des dates très décalées. De plus, elle n'offre aucune surprise de taille puisque les huit clubs encore en lice sont tous de D1. Quand on voit ce qui se passe en France... nÉTIENNE DELANGRELa meilleure solution est de DÉCALER LES MATCHES LES WEEK-ENDS quitte à entamer le tour final plus tard