En juin 2000, Christian Deboever a pris le relais de Gilbert Libon à la tête du Kop. Il s'est efforcé de garder la même philosophie que son prédécesseur, devenu président d'honneur. "Pour moi, le football est d'abord une fête", dit-il. "On encourage son équipe dans les bons comme dans les mauvais moments. Celui qui serait tenté d'émettre quelques critiques est très rapidement rappelé à l'ordre. Les quelques coups de sifflet qui avaient fusé des gradins lors du match contre Beveren n'émanaient pas de membres du kop, mais de ceux que j'appelle les nouveaux supporters, qui sont venus au stade parce qu'ils avaient bénéficié d'une invitation ...

En juin 2000, Christian Deboever a pris le relais de Gilbert Libon à la tête du Kop. Il s'est efforcé de garder la même philosophie que son prédécesseur, devenu président d'honneur. "Pour moi, le football est d'abord une fête", dit-il. "On encourage son équipe dans les bons comme dans les mauvais moments. Celui qui serait tenté d'émettre quelques critiques est très rapidement rappelé à l'ordre. Les quelques coups de sifflet qui avaient fusé des gradins lors du match contre Beveren n'émanaient pas de membres du kop, mais de ceux que j'appelle les nouveaux supporters, qui sont venus au stade parce qu'ils avaient bénéficié d'une invitation et qui se révèlent surtout être des supporters de la victoire". Cette saison, les occasions de faire la fête furent rares. "Mais on fait contre mauvaise fortune, bon coeur. Je n'ai pas effectué le déplacement à Genk, mais ma fille m'a confié au téléphone que le moral n'y était pas dans le bus du retour. Je lui ai dit: -Mets un verre à tout le monde! Et l'ambiance est directement revenue... Un tiers des membres du Kop sont des femmes. On ne paye pas de cotisation pour se faire membre du Kop, mais il faut obligatoirement prendre un abonnement au Canonnier. Nous n'avons pas de parrain. Nous supportons tout le monde, du président à la femme d'ouvrage". Y a-t-il une explication aux prestations en dents de scie? "Elles sont multiples. D'abord, nous n'avons pas eu de chance avec nos gardiens. Plus que de talent, l'équipe a parfois manqué d'enthousiasme. Et je regrette que nos deux avants soient aussi jaloux l'un de l'autre". Mais l'optimisme reste de mise pour l'avenir. "En novembre, nous avions organisé un souper aux moules afin de récolter des fonds en prévision des déplacements européens. L'argent restera dans une caisse que nous continuerons à alimenter. Un supporter doit rêver. A l'Excel, nos rêves se sont souvent réalisés. Lorsque nous étions en Promotion, on nous disait que l'accession à la D3 était illusoire. Idem, ensuite, pour la D2, la D1 et l'Europe. Nous avons déjà connu tout cela. Il ne manque plus qu'un titre. En fait, nous avons peut-être côtoyé les cimes trop rapidement. Cela devient difficile d'encore aller plus haut. C'est pourtant ce que les gens demandent". Quelles retouches faudrait-il apporter? "Suite aux succès antérieurs, l'équipe a été pillée. Cette saison, il y avait deux ou trois clans dans l'équipe. Je trouve aussi qu'il y a trop d'étrangers. Il faudrait que quelques éléments du Futurosport parviennent à percer. Pourquoi pas Jonathan Blondel, qui a été sélectionné dans l'équipe nationale des -18 ans? Le problème sera de conserver le blé qui lève. Dans l'équipe Scolaire des -16 ans, dix joueurs ont déjà reçu une offre d'un club étranger!" Le Kop encourage tous les joueurs sans exception. "Parfois, Marco Casto parvient à se faire adorer et détester au cours d'un même match! Mais on l'apprécie. Nous respectons aussi ceux qui choisissent de nous quitter. Souvent, je constate que ceux qui sont partis restent très attachés l'Excelsior. C'est le cas d' Yves Vanderhaeghe. Il n'y a qu'un joueur dont je n'ai pas apprécié l'attitude: Frédéric Pierre. L'Excel était un trop petit club pour lui. On a vu ce qu'il en est advenu lorsqu'il a changé d'air!" Le souhait pour la saison prochaine? "Je pourrais accepter que nous terminions encore 4e ou 5e. Mais il faudrait que l'on revoit le football dont nous avions été gratifiés les saisons précédentes".