LUNDI 6 DÉCEMBRE JELLE LONGUE DURÉE

My tailor is mauve. Wasilewski est habité " d'une joie indescriptible " : il ne le dit pas à la presse, mais à David Steegen qui tient là son très beau communiqué du lundi. Car jusqu'au 23 janvier, jour d'un certain Clasico, Wasyl est tenu de la boucler. Sauf à la presse polonaise : " Même si Chelsea ou Manchester me veulent, je resigne à Anderlecht. " Précision utile car son kiné Lieven Maesschalk venait de dire : " Je lui aurais demandé de traverser la Manche à la nage, il l'aurait fait. " Ben non.
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My tailor is mauve. Wasilewski est habité " d'une joie indescriptible " : il ne le dit pas à la presse, mais à David Steegen qui tient là son très beau communiqué du lundi. Car jusqu'au 23 janvier, jour d'un certain Clasico, Wasyl est tenu de la boucler. Sauf à la presse polonaise : " Même si Chelsea ou Manchester me veulent, je resigne à Anderlecht. " Précision utile car son kiné Lieven Maesschalk venait de dire : " Je lui aurais demandé de traverser la Manche à la nage, il l'aurait fait. " Ben non. Chacun son chemin. Première séance griffée Mathijssen au Kiel : " Je veux du foot plus aventureux ", explique Jacky. Pour Negrao, l'aventure requiert un plâtre souple : touché au ménisque, le buteur est out pour six semaines. Pour Mark De Man de retour de test aux States, l'aventure est deux fois moche : Jacky lui dit qu'il ne compte pas sur lui. Fast-food, suite : le sponsor maillot n'en digère plus ses propres hamburgers, il écrit à la direction et exige la fin de la guerre larvée. Même pas peur. Mari dominé ou fils indigne, Van Damme n'est rien de tout ça. Pour le point-presse d'après premier entraînement, Jelle change de bonnet, mais pas de gants : " Ma femme n'a rien à voir dans ce transfert, quant à Roger Vanden Stock je le croyais plus malin, ce sont les paroles d'un homme frustré. " Le n°37 est un visionnaire : " Je veux finir ma carrière à Sclessin. " On y est, ça le reprend. Lucien, surveille tes arrières. Team-shooting. " Le foot, c'est la guerre sans les armes. " En plus du teambuilding, Vercauteren doit adorer George Orwell. Le coach de Genk relooke ses têtes blondes façon camouflage pour du paintball à Maaseik. Grands gamins, les joueurs abattent le coach physique de leurs plombs en gouache - à la fin, les tortionnaires paient toujours. La vendetta finit en cannelloni chez un rital du Limbourg : les pâtes y sont légères, c'est là que Vercauteren avait signé son contrat. Fin de soirée, on mélange les rites : les danses afros sont servies par le duo Vanden Borre-Matoukou, Saint-Nicolas passe faire un gros câlin. D'ailleurs le très jeune président Houben a pu monter sur les genoux du grand barbu. Vas-y, les skis. Le Standard viole ses propres clauses d'assurances : D'Onofrio emmène ses troupes à ski au Signal de Botrange. Leye et Opare veulent bien jouer les gauches avec un ballon, mais lattes au pied ils se tapent vraiment la honte : direction donc les raquettes, jusque-là réservées aux blessés Tchité et Berrier. Question raquettes, Madame Clijsters n'a pas dû langer son grand Jelle, même si c'est Defour qui a passé la ligne le premier, devant Mangala et Witsel. Les coaches Dom et Sergio l'ont joué sécure : venus en scooter des neiges, ils sont les premiers au chalet pour le vin chaud et la potée. Ciao, Chief.Le Chef est mort : René Hauss préparait ses 83 ans pour Noël. A l'époque, pas encore de tube Tous les 25 ans . Avec l'Alsacien, le Standard fit trois fois champion de suite ! Deuxième coup dur pour le onze à René : Nico Dewalque, l'une des briques du Mur de Sclessin, passe en correctionnelle pour faux, usages de faux et détournements dans ses affaires immobilières. Et Mehdi est son prophète. Abbas Bayat l'annonce tout de go : " Notre mercato se fera hors de Belgique. " Avec petites primes à l'import ? Car fauché pour les transferts, le boss carolo a un tour-opérateur très sympa : six (!) tests tournent au Mambour, de quoi faire un mezze complet. Voici donc Sebastian Setti un Argentin venu de Chine, Franck Signorino un Français passé par Getafe, et Jeremias Caggiano un Equatorien tombé du charter. Sans oublier Mehdi Ben Dhifallah, double pitchichi tunisien. " Un crack ", selon Tonton Bayat. Et des news d'Al Hosni, le Messi d'Oman ? Notez qu'avec Vuorinen, les Zèbres ont déjà leur quota de sobriquets stupides. Action, réaction. Place aux grands : Anderlecht, Bruges, Genk et Gand pondent une charte pour la défense de leur bébé (play-offs, D1 à 16 et droits TV). Le Standard laisse sa chaise vide, mais communique : " Nous visons l'intérêt général et une formule profitable à tous ", explique Pierre François, nouveau sauveur de la Nation foot. Déjà vu. Le communiqué trône sur le site, le Standard renonce à Shikabala : " Trop cher. " Comme pour Jelle, on conclut donc la semaine prochaine ? Camara prêté à Saint-Trond retourne à Sclessin en janvier, c'est la contrepartie du transfert de Dufer. Sauf que Pape était le seul à ne pas être au parfum. Les infiltrés. Biglia découvre la déprime échographique : l'Argentin voulait rentrer contre Split, il ne jouera plus avant l'An Neuf. Le passage en mauve de Steve Colpaert est activé pour janvier car, barré au Parc, Bernardez est suivi par les Rangers. Ils font toujours du foot à Glasgow ? Saint-Marcin et Saint-Nicolas régalent : à cause d'un pari avec Proto, Wasyl offre les bulles au vestiaire, et le grand saint a amené des spéculoos pour les gosses du personnel. Sous la toque rouge, quelqu'un aurait vu dépasser un bras tatoué To Elke - For Ever. Ma-li-nwâ ! Même vieux, on change. Exemple : Fi Van Hoof, habitué aux bonnes pioches bien discrètes, ne dément pas les rumeurs, le Yellow Red est sur les pistes de Sidibe, Veselinovic et... Jan Polak. Car Mununga frétille pour Genclerbirligi, qui tient le magot tout prêt : " J'espère que Malines repensera à tous les efforts que j'ai fournis pour le club. " Chiche, Fi ? Quelques dollars de plus. Luc Devroe a déjà ses étrennes : il reçoit six millions d'euros pour attirer deux gros bras en janvier. Bruges négocie avec Milos Maric et lorgne Bjorn Vleminckx, mais aussi Veselinovic (Brussels). En interne, Vargas rassure tout le monde : " J'ai les qualités pour jouer au Real ou à Barcelone. " Début du chat-en-ligne dans quelques minutes. Nabil Dirar est définitivement cool à l'aise côté karma : " J'ai changé, je vois le coach mental une heure chaque semaine, il m'enseigne la sérénité. " Change de penne.Houba Street vit sa grande semaine des réunions. Les onze rebelles à la réforme se font rejoindre par dix clubs de D2, avec une belle lettre lue devant la classe entière par Alain Lommers : tout le monde veut le retour à 18 en D1. Tapi dans l'ombre, Ivan De Witte a tout entendu. Mais avec quelle casquette sur la tête ? Un canard nommé Habib. On connaissait Habibou dans le jet du gallinacé, moins dans celui du Mogi. L'ex-Carolo sort son dard : " Mogi Bayat faisait des ponctions sur salaire à l'insu du président, Abbas Bayat est un homme intègre et découvre tout ça aujourd'hui. " La réaction de l'accusé ne tarde pas : " J'ai souvent couvert Habib dans des dossiers de voitures volées et de factures non payées. " Habib est tout confit. Charités bien ordonnées. Les examens débutent pour Lukaku : aujourd'hui c'est géo et français. Déjà une première bonne note : celle du type qui, dans un bar-tabac du Midwest, avait pronostiqué le but du grand Rom à Zulte. Le parieur empoche 32.000 euros, et Lukaku augmente sa cote aux Iles - bien vu, petit. Générosité suite : le maillot de Proto récolte 834 euros sur eBay en faveur de Milojevic, et Deschacht, rongé par la glande, dessine un beau Mickey Mouse au profit des enfants pauvres. Fallait pas l'inviter : l'association bénéficiaire, un rien ingrate, décrit l'esquisse d'Oli comme " le plus moche Mickey qu'on ait jamais produit. " Après ça, allez aider. Espoirs déchus. Confirmé, Gantoise et Charleroi aiment aussi les vieux beaux. Les Buffalos signent un ex-Espoir danois, le médian Jörgensen (26 ans, Esjberg) car Grondin va partir. Le Mambour est bleu d'un ex- Bleuet : le back gauche Signorino (29, Getafe) signe jusqu'en fin de saison car, oui, c'est le format Bayat. Le Sporting lorgne l'avant bulgare Makriev, passé par l'Inter en 2002 ! Ils ont osé. Même au plus fort de la guerre froide, les Soviétiques n'avaient pas enfoncé le bouton rouge. Chauffés par Westerlo et Saint-Trond, les neuf autres gnomes refont le big-bang : la D1 à 16 et ses play-offs volent au panier, comme avant on rejouera à 18. Toujours filou, le Standard a voté avec les petits. Van Holsbeeck évoque " une défaite du football ", pour Duchâtelet " la démocratie et le bon sens ont triomphé. " Le cou tout flasque à force de faire les bicéphales, De Witte jure de se barrer si le contrat télé explose - et c'est bien parti. Le duo Lierse-Charleroi calcule encore, et encore, et encore : c'est donc vrai, à 18 on ne descend plus ? Tant qu'à jouer dans son coin, soyons fou jusqu'au bout : proposons un play-off juste pour le G4 avec 54 duels croisés, le rattachement du Standard à la Ligue 1 et le transfert des nains dans une D2 à 29. Les bons tuyaux de Dom. Pour D'Onofrio " Odoi est le meilleur polyvalent du pays. " Anderlecht remercie du conseil et se met sur la piste du Trudonnaire. La maison mauve suit l'arrière brésilien Moisés (Braga), qui viendra si Juhasz s'en va. Le soir, Van Holsbeeck envoie Hasi à Brussels-Mons pour zieuter full intégral Veselinovic : pour tacler Vermeersch et Devroe d'un seul coup ? Un début à tout. Pour le Club Bruges, c'est déjà une série : les Gazelles gagnent une deuxième fois à Malines, qui perd son brevet à domicile après un match couillu (0-1). Donk et Pandza font bélier sur le cadre, Benteke voit rouge et le pif d'Hoefkens aussi, Perisic surfe sur la forme et assure le tarif arsenal. Signalons dans le temps additionnel un superbe arrêt-réflexe d'un cadreur télé : la bouteille jetée du public se dirigeait vers le crâne d'Odjidja. Stop ou encore ? Chaud boulette pour son retour, Boussoufa le jure sur son duvet : fin janvier il dira s'il quitte le Parc en fin de saison pour un grand championnat, ou s'il resigne pour cinq ans avec promesse de prester son bail. Pour les détails, consultez le site tout neuf à Bous ( www.boussoufa.com) : les pieds carrés peuvent même y apprendre à dribbler, virgule, foulard et tout le toutim - gare quand même aux ruptures complètes de ligaments. Mbark serait jaloux de Lukaku, élu 2e site de sportif derrière Kim Clijsters ? Rom a un gros chagrin, Jeff Van Hooymissen est décédé, c'était l'homme qui l'avait repéré dans son patelin de Wintam : " C'était mon deuxième père. " Laszlo D'Ono. Bölöni voulait des " salopards ", Coach Dom veut juste des " tueurs " - face au but, s'entend. Il n'obtient que des gaspilleurs : le Standard ne bat Saint-Trond qu'à son... 17e coup de coin (1-0). Merci à Cyriac et surtout Blazic qui, pour changer, avait mis ses mains d'argent. Defour et Odoi ne sont potes qu'hors des matches, le brave Steven ressort de ses retrouvailles l'épaule en hachis pur canari. Repêché de nulle part, Daerden n'avait jamais vu tant de monde pour un match des Espoirs. Au vestiaire, Van Damme démontre sa pleine intégration au folklore local en entonnant sur la table : " Aux aaaaaaarmes ! " Moi, c'est Jelle. Avec Vossen, pas besoin de préliminaires : revenu triples pattes de blessure, Jelle en place deux dans la hotte à Werner, Eupen repratique le péché naïf à Genk (5-1). Le ref athois Flament n'a été géant, ni wallon en sifflant à l'envers. Comme Panizzolo au Limbourg, Lazitch précède tout le monde au vestiaire et Charleroi revient (li)vide de Gand (2-1) : Hatefi fait son poulpe, Losada soigne ses stats, Grégoire retrouve les rayures, mais la terreur gantoise (zéro victoire carolo depuis 1954) règne toujours. Trouw met mij. Parfois aussi le cours de l'Histoire s'inverse : le GB griffé Jacky rafle le nul à Westerlo (1-1) et à Zulte le breuvage Spécial Hugo agit encore sur Habibou, qui sert deux foies bien gras au Cercle (1-3). Pour le speaker local, la soirée restera bonne : à la pause il fait son Domenech et demande au micro sa copine en mariage. Sympa. Sauf que Madame supporte le Club... Marcinelle, ma belle. Le décrassage dominical des Zèbres est animé par le passage des Storm Ultras : les fans ont pris leur plus belle plume pour dénoncer, par lettre ouverte, le peu d'orgueil des joueurs, les limites du coach et le mercantilisme du président. De quoi gâcher le poulet-compote du midi ? Pas sûr. Papa, c'est qui Eschweiler ? La presse catalane publie le fichier scouting du Barça, avec tous les boarding pass fournis par le voyagiste. Notre Ligue brassicole est le mini-trip préféré des scouts blaugranas qui, faute de Ramblas, squattent d'abord les nuits de Sclessin. Hormis Lukaku, Witsel est le chouchou des tontons screeneurs. En 82 pour le Barça-Standard sifflé par le sinistre Eschweiler, Axel Witsel était à sept années de voir le jour. Vu que Papa Thierry était à peine pubère. Parce qu'ils le valent bien. " Plus fort que Mourinho " ( copyright Roger Lambrecht), Peter Maes tisse sa toile au Parc et Anderlecht s'y prend les pantoufles : malgré le come-back de Boussoufa et l'expulsion (sévère) de Persoons à la demi-heure, les Mauves patinent, voient double face au but et cèdent un score-lunette et leur leadership (0-0). Honoré au coup d'envoi Milo(jevic) n'a pas reconnu sa Vénus mauve. Comme les temps changent : à l'aller le Sporting s'était baladé avec une équipe B... Malgré son poivre dans les chaussettes De Ceulaer n'a pas marqué cette fois-ci, mais pour sûr qu'au vestiaire, le vieux délégué a encore dansé le youkounkoun. La suite sur YouTube ? En soirée, Courtrai et De Beule (deux spéculoos) disposent d'un Lierse vraiment nul (3-1). 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