Dwayne De Rosario (D.C. United), Chris Wondolowski (San José Earthquakes), Jay Demerit (Vancouver Whitecaps) ou Aurélien Collin (Sporting Kansas City et ex-défenseur de... Amiens), ça vous dit quelque chose ? Nous non plus. Ce sont pourtant quatre membres de la sélection All-Star qui a battu Chelsea mercredi dernier. Des quasi inconnus sur la scène internationale et pourtant reconnus comme la crème de la crème du " soccer " aux Etats-Unis. Il est heureux que David Beckham, ...

Dwayne De Rosario (D.C. United), Chris Wondolowski (San José Earthquakes), Jay Demerit (Vancouver Whitecaps) ou Aurélien Collin (Sporting Kansas City et ex-défenseur de... Amiens), ça vous dit quelque chose ? Nous non plus. Ce sont pourtant quatre membres de la sélection All-Star qui a battu Chelsea mercredi dernier. Des quasi inconnus sur la scène internationale et pourtant reconnus comme la crème de la crème du " soccer " aux Etats-Unis. Il est heureux que David Beckham, Thierry Henry, voire le meilleur joueur US des dernières années, Landon Donovan, sont là pour relever la sauce. " Je crois que vous avez pu vous rendre compte qu'il y a des joueurs dans cette Ligue. Et notre jeu n'a pas été vilain du tout ", lance Titi Henry à la sortie des vestiaires. " Ça reste un match de pré-saison pour Chelsea, mais pour la MLS c'était important de le gagner ". Pour rappel, les éditions 2010 et 2011 ont été de véritables camouflets pour la ligue américaine, Manchester United s'étant imposé 4-0 et 5-2. " Beaucoup de gens ont le sentiment que la MLS est comme le championnat du Qatar ", s'irrite un journaliste de goal.com. " Notre ligue est incomparable avec la Premier League mais elle est supérieure au championnat écossais par exemple. Et d'années en années, c'est de mieux en mieux... "" Notre moyenne de supporters est plus élevée qu'en Ligue 1 ", affirme Sarah Marschall, responsable com' à la MLS. Beckham et Henry ne sont plus les seuls noms à pimper le championnat. L'Impact de Montreal, et son président d'origine transalpine Joey Saputo, peut désormais compter sur sa pelletée d'ex-internationaux italiens ( Alessandro Nesta, Marco Di Vaio, Bernardo Corradi et Matteo Ferrari). Tandis que Tim Cahill vient de rejoindre Henry et les Red Bulls de New-York. Et pourtant les salaires sont incomparables avec ceux offerts dans le Golfe. Mais les contrats commerciaux individuels sont généralement juteux. " Je prends du plaisir sur un terrain et les à-côtés sont très sympas ", poursuit Thierry Henry. " Le seul hic, ce sont les déplacements qui sont assez lourds : six heures de vol pour aller jouer sur la côte ouest, trois heures de décalage, ce n'est pas évident. " Malgré les renforts publicitaires, des rues de Philadelphie tapissées de banderoles vantant le All-Star Game, un avion qui survole Miami Beach tirant derrière lui l'annonce du match entre Chelsea et Milan et des assistances impressionnantes (plus de 54.000 personnes pour le duel entre Blues et Rossoneri), le soccer reste dans l'ombre des disciplines américaines traditionnelles (base-ball, foot us, basket). Au lendemain du All-Star Game pas une ligne ne mentionnait la victoire des joueurs de la MLS face à Chelsea dans le grand quotidien national, USA Today. Il faudra encore d'autres Beckham et Henry pour changer la donne...