Après de nombreuses aventures en Afrique et onze ans en Amérique du Sud, ASO, l'organisateur du Dakar, a conclu un accord avec l'Arabie Saoudite. Le raid est implanté dans le désert arabe jusqu'en 2025. Les 73 millions offerts par le Royaume ont primé sur sa mauvaise réputation en matière de droits humains, pour ASO.
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Après de nombreuses aventures en Afrique et onze ans en Amérique du Sud, ASO, l'organisateur du Dakar, a conclu un accord avec l'Arabie Saoudite. Le raid est implanté dans le désert arabe jusqu'en 2025. Les 73 millions offerts par le Royaume ont primé sur sa mauvaise réputation en matière de droits humains, pour ASO. La troisième édition saoudienne se déroule du samedi 1er au vendredi 14 janvier, de même que la première manche du nouveau Mondial de rallye-raid, qui comporte aussi des épreuves à Abu Dhabi, au Kazakhstan, en Andalousie et au Maroc. Le Dakar débute par un court prologue. Pour la première fois, son vainqueur pourra déterminer sa position au départ de la prochaine étape. Il s'achève à Djeddah, sur les rives de la Mer Rouge. Le programme compte 8.375 kilomètres, dont 4.258 kilomètres dans des étapes de classement. Le directeur de course, David Castera, a remanié 70% du parcours en s'appuyant sur des images satellite. Il estime que les deux dernières éditions étaient trop rapides et trop rocheuses. Il a donc cherché plus d'endroits sablonneux pour faire baisser la vitesse. Ainsi, trois étapes se déroulent intégralement dans les dunes. La quatrième étape, qui compte pour le classement, fait 465 kilomètres. Elle est considérée comme l'épreuve-reine, par sa longueur et la difficulté de la navigation. La principale nouveauté, après le test réalisé lors de l'édition précédente, est l'introduction du roadbook digital pour les voitures, les camions, les SUV, les motos et les quads. Les participants n'obtiennent ce guide détaillé, qui comporte des signaux sonores d'avertissement avant les passages dangereux, que dix minutes avant le départ. Les copilotes ne peuvent donc plus rien préparer et peuvent consacrer leurs soirées au repos. En voitures, Stéphane Peterhansel part à la conquête d'une quinzième victoire, au volant d'une Audi, une marque qui débute au Dakar et possède en Carlos Sainz un autre ancien lauréat. Le triple vainqueur Nasser Al-Attiyah, qui pilote une nouvelle Toyota, essayera de mettre un terme à la domination des MINI. Ce constructeur a obtenu les première et troisième places au dernier Dakar avec Peterhansel et Sainz, mais aligne maintenant l'ancien champion du monde de rallye-raid, Jakub Przygonski. Prodrive espère éviter une élimination grâce à Sébastien Loeb, champion du monde de rallye à neuf reprises, et a séparé celui-ci de son fidèle copilote Daniel Elena pour l'associer au Belge Fabian Lurquin. En motos, Kevin Benavides (KTM) démarre en première position. L'Argentin a remporté le rallye 2021 avec sa Honda, brisant ainsi l'hégémonie de KTM, qui s'est imposé pendant 18 ans d'affilée. 38 compatriotes participent au Dakar, toutes catégories confondues. C'est la plus grande délégation belge depuis 2007 (45). Ils sont 27 de plus que lors de la dernière édition, frappée par la pandémie. En SUV, Guillaume de Mévius et Tom Colsoul, qui ont déjà roulé le Dakar en voitures et en camions, font partie des outsiders, avec une OT3 de l'écurie belge Overdrive Racing. En motos, Walter Roelants (Husqvarna), le pilote moto belge le plus âgé de la dernière édition à avoir atteint la ligne d'arrivée, à soixante ans, est de nouveau sur la ligne de départ. Dans la deuxième édition du Dakar Classic, dont les participants effectuent un parcours différent, plus court, qui met l'accent sur la régularité et la navigation, le Belge le plus connu est le chanteur de Clouseau, Koen Wauters. Il reprend le départ pour la première fois depuis 2012, dans l'équipe de Pascal Feryn.