Avant Lille en Ligue des Champions, vous devrez livrer un match en Arménie avec les Diables. L'entrée en matière, face au Kazakhstan, s'était soldée par un immense fiasco. Comment l'expliquez-vous ?
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Avant Lille en Ligue des Champions, vous devrez livrer un match en Arménie avec les Diables. L'entrée en matière, face au Kazakhstan, s'était soldée par un immense fiasco. Comment l'expliquez-vous ?Bart Goor : Ce fut un off-day total, tout simplement. Individuellement et collectivement, nous avons sombré sans que je comprenne pourquoi. Et nous nous sommes révélés incapables de rectifier le tir en cours de match. Moi-même, j'ai livré ma plus piètre prestation depuis longtemps. A ce stade de la saison, je me demande si on était vraiment prêt pour ce match, car contre un adversaire de ce calibre, il faut toujours gagner. Mais même si on a très bien travaillé à l'entraînement et même si l'envie y était, on a peut-être commis certaines erreurs. En préparation à cette rencontre, j'ai lu à un moment donné qu'on allait soi-disant bouffer cet adversaire. Le sélectionneur lui-même, d'habitude très prudent, avait déclaré qu'il fallait marquer le plus vite possible et inscrire le plus possible de buts. Lors de la théorie d'avant match, il nous avait dit d'oublier ces propos, qui reposaient sur une mauvaise interprétation. Il n'empêche qu'ils étaient tout de même greffés dans nos esprits. Dans l'optique du match à Erevan, René Vandereycken ne veut plus entendre parler d'une pression extérieure. C'est bien. Dans l'état actuel des choses, il ne faut pas avoir les yeux plus grands que le ventre mais faire preuve d'humilité. Une victoire sur l'Arménie, même par le plus petit écart, est bonne à prendre. Et c'est peut-être le même langage qu'il aurait fallu tenir contre le Kazakhstan. Quid si la Belgique perd à nouveau des points ?Je ne veux pas y croire. Je pars du principe qu'on fera le nécessaire là-bas et qu'on grappillera par la suite chez l'un ou l'autre des gros bras les unités qu'on a bêtement perdues contre le Kazakhstan. Certains prétendent que la cuvée actuelle est davantage susceptible de réaliser un bon résultat en Pologne ou en Finlande que d'étriller un sans-grade. Qu'en pensez-vous ?Une avalanche de buts, comme contre Saint-Marin, c'était exceptionnel. Au retour, d'ailleurs, nous n'avions déjà pas eu la tâche aisée. On remarque de plus en plus souvent que les petites nations s'enhardissent chaque année. Il n'empêche que dans des circonstances normales, les Diables Rouges doivent toujours s'imposer contre elles.