Il aurait pu être adopté par les supporters monégasques dès ses débuts. Samedi, au PSG, Frédéric Piquionne aurait pu réussir le doublé et égaliser s'il n'avait pas manqué son penalty. Finalement, Monaco s'est incliné (4-2). Ce sera donc pour une autre fois. Car depuis son transfert, Piquionne a pris une autre dimension.
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Il aurait pu être adopté par les supporters monégasques dès ses débuts. Samedi, au PSG, Frédéric Piquionne aurait pu réussir le doublé et égaliser s'il n'avait pas manqué son penalty. Finalement, Monaco s'est incliné (4-2). Ce sera donc pour une autre fois. Car depuis son transfert, Piquionne a pris une autre dimension. Formé à Nîmes, lancé à Rennes, Piquionne avait préféré poursuivre sa carrière à Saint-Etienne. Après deux saisons et demi chez les Verts, marquées sous le sceau de la réussite (7 buts et 6 assists cette année), l'avant suscitait la convoitise. Si sportivement son passage à Saint-Etienne fut une réussite, il ne se passa pas toujours dans la sérénité. Comme la saison dernière où il fut mêlé à une altercation avec un supporter. Le club avait pensé s'en séparer pour finalement revenir sur sa décision. Les sirènes lyonnaises allaient définitivement éloigner Piquionne de son employeur stéphanois. " Je n'ai jamais voulu aller au clash avec Saint-Etienne ", a expliqué l'attaquant à France Football, " Cela faisait quelque temps que les dirigeants connaissaient ma position, mes souhaits mais ils n'ont pas bougé. Je leur avais demandé de faire un geste s'ils voulaient me garder. Ils m'ont dit que rien ne se ferait avant le mois de juin ". Malgré l'offre lyonnaise de 5,5 millions d'euros, Saint-Etienne refusa de lâcher son diamant. Piquionne se compara alors à un esclave. " Ce mot a dépassé ma pensée. J'aurais dû parler de prisonnier. J'aurais du dire que j'étais l'otage de la rivalité entre Lyon et Saint-Etienne. Et je ne vois pas pourquoi j'aurais dû en être la victime (...). Mon rêve s'est présenté avec Lyon. C'était un rêve de gamin, celui de tout joueur et on me l'a refusé ". Pour Piquionne, la rupture était définitive. Deux clubs continuaient à faire le forcing : Lens et Monaco. " A un moment donné, j'avais une préférence pour Lens. J'ai même discuté avec les dirigeants ". Finalement, Piquionne se laissa tenter par le cadre enchanteur de Monaco : " Jusqu'à la fin de la saison, j'ai le même salaire qu'à Saint-Etienne ! Si j'en avais fait une affaire d'argent, j'aurais mis tout en £uvre pour partir en Angleterre ". A 28 ans, 173 matches en Ligue 1 et 42 buts à son actif, le néo-calédonien entame donc le troisième chapitre de sa carrière au plus haut niveau. ISSAM JEMAA, l'attaquant tunisien de Lens, a été placé en garde à vue après une bagarre à Arras. MARIO YEPES, le défenseur du PSG souffre d'une fracture de la malléole externe de la cheville gauche, survenue lors d'un contact avec Djibril Cissé, et est out pour le reste de la saison. JULIEN RODRIGUEZ (Marseille) et Nicolas Flamini (Arsenal) ont été appelés en équipe nationale en vue de la rencontre amicale face à l'Argentine. La France s'est inclinée 0-1. La paire Thierry Henry-David Trezeguet n'a pas convaincu. SANTOS, l'attaquant tunisien de Toulouse, a été prêté au FC Zurich. LYON est devenu le premier club français à entrer en bourse, vendredi. Une action coûtait 24 euros. NANCY n'a toujours pas gagné à l'extérieur cette saison. Seul Nice est dans la même situation. CLAUDE PUEL était furieux contre la fédération sénégalaise qui avait obligé son gardien Tony Sylva à effectuer le déplacement au Sénégal alors que la rencontre amicale était prévue... en France. STEVE SAVIDAN a signé un quadruplé pour Valenciennes à Nantes (2-5). Il devient le meilleur buteur du championnat. Dans la même rencontre, Luigi Pieroni a buté sur le gardien Nicolas Penneteau à trois reprises. MOUMOUNI DAGANO (ex-Genk) a été retenu pour la première fois de la saison par Alain Perrin. Monté au jeu à la 63e, l'attaquant burkinabé n'a pu éviter la défaite de Sochaux à Lens (3-1, avec un troisième but d' Aruna Dindane). S. VANDE VELDE