Comme disaient les Rita Mitsouko : " Les histoires d'amour finissent mal... en général ". En général mais pas en particulier surtout pas avec un être aussi unique, aussi singulier que José Mourinho. Son idylle interiste se termine au pluriel avec à la clé trois beaux bébés et tout ça en 10 mois. Il est plus que jamais le Special One. Mourinho s'en va, Benitez arrive. Rien que pour ça, Super Rafa mérite déjà le trophée d'entraîneur européen de l'année.
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Comme disaient les Rita Mitsouko : " Les histoires d'amour finissent mal... en général ". En général mais pas en particulier surtout pas avec un être aussi unique, aussi singulier que José Mourinho. Son idylle interiste se termine au pluriel avec à la clé trois beaux bébés et tout ça en 10 mois. Il est plus que jamais le Special One. Mourinho s'en va, Benitez arrive. Rien que pour ça, Super Rafa mérite déjà le trophée d'entraîneur européen de l'année. Oser succéder à Mourinho, c'est balaise mais après un triplé faut être vraiment à l'aise avec ses idées, avec ses convictions. Surtout que son histoire d'amour à lui, celle avec Liverpool a rejoint la généralité, elle s'est mal terminée. Les Reds et lui se sont quittés en pointillé après s'être tant aimés un soir de 2005 du côté d'Istanbul. L'euphorie pousse à la Cup 2006 et puis plus rien. Le trop plein, la lassitude, la platitude du jeu s'est immiscée dans le couple. Ils sont maintenant tous deux en reconquête. Le club doit retrouver le top 4 anglais. Rafa doit rendre à l'Inter un amour... international. Il doit élargir la storia d'amore de José. Son objectif est de raviver les sentiments de tous. Faire aimer cette équipe intériste non plus exclusivement par ses propres supporters et dirigeants mais aussi par tous les amateurs de foot de la planète. Avec les joueurs à sa disposition, cela doit être possible. L'ambition est énorme, le travail qui l'attend aussi. Sur le terrain mais aussi et surtout dans le vestiaire. On voit mal Benitez étreindre dans ses bras un de ses joueurs et y pleurer à chaudes larmes. Mourinho l'a fait avec Marco Materazzi le soir de la finale de Madrid. Là est tout le défi de Benitez : se donner une dimension supplémentaire pour faire taire les statisticiens. Rafa a du boulot... José aussi... Le Real a besoin de titres aussi, mais pas à n'importe quel prix. A Madrid, on préfère faire dans le stylisme plutôt que dans le cynisme. L'étreinte ne suffira pas, il faudra aussi le faire danser avec grâce, avec la classe requise au sang royal. Avec un plaisir partagé par tous. La mariée était trop belle ? Mourinho a 10 mois pour apporter la réponse. Il a déjà annulé le voyage de noces. Il était contre la tournée asiatique, tellement rémunératrice mais si coûteuse dans le sérieux d'une préparation. José prend soin d'une promise qui aimerait redevenir la plus belle. Ah l'Espagne, qu'il est doux d'écrire ce nom. Le champion du monde est désormais décomplexé à jamais. En un Euro et un Mondial, l'évidence du jeu a enfin trouvé les circonstances qui mènent à l'évidence des chiffres. Le lendemain du sacre mondial, El Mundo titrait : " L'histoire de l'Espagne commence de nouveau ". Comme on aimerait que ce titre serve aussi de référence à la Liga. Ce fameux championnat d'Espagne devenu au fil des années un duel entre les géniaux formateurs catalans et les acheteurs compulsifs castillans. En 25 ans, ils se sont partagés 21 titres ! Le dernier club à mater les deux monstres ? Le Valence d'un certain Rafa Benitez. Ah, si ce titre de champion du monde pouvait, aussi, décomplexer les 18 autres équipes ! Cela dit, le Barça a aligné sept de ses joueurs en finale du Mondial et le Real est maintenant dirigé par le champion du monde du baratin. Sauf que lui, il va au turbin, fait ce qu'il dit et ne collectionne pas les titres que dans les journaux. Tout le contraire des Français. Nos délicieux voisins nous ont fait tellement rire en ce mois de juin. Mais ils étaient là pour quoi ? Peut être pour mettre définitivement fin à une équipe faite de rien avec des joueurs qui se croient tout permis. Avec un entraîneur qui croit tout connaître mais qui n'offre rien. En attendant, les Français ouvriront le bal des championnats, une façon comme une autre d'être les premiers. La Ligue 1 a sacré Marseille en 2010, un OM qui a trouvé la clé Deschamps pour s'ouvrir une nouvelle ambition : celle de régner. Qui pour les en empêcher ? JeanTigana a-t-il le profil pour faire face à l'après LaurentBlanc ? Monaco et le PSG vont-ils redevenir des équipes ? Auxerre peut-il assumer Europe et Hexagone ? C'est la quadrature du cercle dans un pays qui vient de tourner carré... " Le football est un sport simple rendu compliqué par des gens qui n'y connaissent rien " (Bill Shankly)par fred waseige, Journaliste BetvBenitez va-t-il pleurer dans les bras d'un de ses joueurs ? Mourinho l'a fait avec Materazzi.