En septembre 2018, Roger Federer (38 ans) a mis un terme à sa collaboration avec Nike, le géant américain du sport qui le sponsorisait depuis plus de deux décennies. La nouvelle était surprenante mais les chiffres ont clarifié les choses. Les dix dernières années, il n'avait perçu que 85 millions d'euros de Nike alors qu' Uniqlo était prêt à verser un multiple de la somme, 256 millions en une décennie, pour son nouvel global brand ambassador. La gamme de la marque japonaise ne comprenait pas de chaussures de tennis et Federer est donc resté fidèle à ses Nike blanches mais ce sera ter...

En septembre 2018, Roger Federer (38 ans) a mis un terme à sa collaboration avec Nike, le géant américain du sport qui le sponsorisait depuis plus de deux décennies. La nouvelle était surprenante mais les chiffres ont clarifié les choses. Les dix dernières années, il n'avait perçu que 85 millions d'euros de Nike alors qu' Uniqlo était prêt à verser un multiple de la somme, 256 millions en une décennie, pour son nouvel global brand ambassador. La gamme de la marque japonaise ne comprenait pas de chaussures de tennis et Federer est donc resté fidèle à ses Nike blanches mais ce sera terminé en 2020. Le vétéran du tennis vient d'investir " une somme considérable " dans On, une entreprise suisse qui produit des chaussures de tennis depuis 2010. Parmi les visages d' On, on trouve notamment Frederik Van Lierde, lauréat de l'Ironman d'Hawaï (2013), et Bart Aernouts. On veut exploiter l'image exemplaire et les connaissances techniques du champion, qui a remporté 20 Grands Chelems. Il ne sera pas seulement son ambassadeur mondial : il sera également impliqué dans la conception et la production de nouveaux modèles. " La plupart des gens associent la Suisse aux montres de luxe, au chocolat et aux banques privées mais pas vraiment à des chaussures de sport innovantes ", raconte Caspar Coppetti, qui a fondé On avec Olivier Bernhard, quadruple vainqueur de l'Ironman de Suisse, et David Allemann. " C'était un risque car la Suisse est très conservatrice de ce point de vue. " Pourtant, au bout de quatre ans, la société, qui a demandé un brevet pour sa semelle super molle ( CloudTec), a réalisé des bénéfices. " Nous avons été surpris en voyant des images des séances de course de Roger. Avec nos chaussures ! En prenant contact avec lui, nous avons appris qu'il en était fan depuis un moment ", poursuit Coppetti, qui a profité du feed-back régulier de Federer au siège de Zurich. Avant même le début de leur collaboration officielle, il a réfléchi avec On à ses possibilités de développement et à des stratégies de marketing. L'année prochaine, la gamme existante de chaussures d'entraînement va être complétée par des modèles casual conçus par Federer. Le maestro suisse a des contrats publicitaires avec de grandes marques - Rolex, Moët & Chandon, Mercedes-Benz, Rimowa, NetJets et le Crédit Suisse. Son association avec une firme de niche est donc étonnante. " Je ne pouvais pas passer à côté. Tout le monde porte la même marque de sneakers. Des gens en rue, mes amis et même ma femme. Et c'était une entreprise suisse. Chouette. Nous avons envie que la Suisse conquière le monde ", a-t-il confié au New York Times, auquel il a parlé de son obsession pour les sneakers. " Je me surprend à regarder à terre à l'aéroport pour voir quel genre de chaussures les gens portent ", a expliqué Federer, qui a reconnu posséder au moins 250 paires de sneakers. " Et encore n'est-ce qu'une estimation prudente. Il se peut que j'en aie le double. "