Ce n'est pas le meilleur club de D2 qui a été sacré champion. Mais une bonne portion de force mentale et une autre de chance aux moments cruciaux ont ramené l'équipe de Ferrera en Jupiler Pro League. L'équipe subit maintenant une petite métamorphose. Deux gardiens, Schollen et Berezovsky, sont partis, de même que tout le flanc droit (Daeseleire-Dequévy) et dix buts, avec Parzyszek. Les nouveaux venus sont jeunes et étrangers, en majorité.
...

Ce n'est pas le meilleur club de D2 qui a été sacré champion. Mais une bonne portion de force mentale et une autre de chance aux moments cruciaux ont ramené l'équipe de Ferrera en Jupiler Pro League. L'équipe subit maintenant une petite métamorphose. Deux gardiens, Schollen et Berezovsky, sont partis, de même que tout le flanc droit (Daeseleire-Dequévy) et dix buts, avec Parzyszek. Les nouveaux venus sont jeunes et étrangers, en majorité. Le gardien Dutoit a été élu Joueur de la saison par les supporters. C'est un gardien qui participe au jeu, qui a un bon jeu de pieds et un dégagement à l'avenant. Il n'est pas fort sur les hauts ballons, ce qui va poser problème au STVV face à des adversaires de plus haut niveau mais accroître les chances du nouveau gardien, De Winter. Kotysch, un pilier, ne disputera pas le début du championnat, au profit de Fernandes - le plus vieux renfort à 29 ans - qui jouera aux côtés d'Erichot. Artabe et l'arrière gauche Iandoli sont des doublures possibles, comme l'international rwandais Nirisarike. Habarugira, pas toujours parfait, est parti. Pour les backs, c'est la bouteille à l'encre. Daeseleire est parti et Iandoli a été blessé. L'arrière gauche Rherras a été contraint de jouer à droite. C'est un des champions, il regorge de caractère et de puissance mais pas de grandes capacités footballistiques. Parmi les joueurs testés, Bagayoko a séduit sur le flanc droit. Ferrera a testé aussi une défense à trois et à cinq, mais sans succès. Schils semble une certitude : il est le médian le plus défensif du noyau. Un des rares bons joueurs de la tête aussi, défensivement comme offensivement. Indispensable donc au bloc trudonnaire. Le capitaine Schoofs préfère l'offensive, Artabe aime participer au jeu et est avant tout un défenseur axial. Le duo Schoofs-Schils semble le mieux à même d'offrir à l'équipe la stabilité nécessaire dans le 4-2-3-1 (4-4-2 en perte de balle) de Ferrera. Marquer l'adversaire à la culotte est apparemment la devise de l'entrejeu central et cette tâche est taillée sur mesure pour Angban, loué par Chelsea et très costaud. Stayen idolâtre déjà Dompé. Le nouveau meneur est capable de faire la différence sur une action. Sa vitesse constitue un énorme atout en contre - une tactique que le STVV devra souvent employer -. A gauche, on attend les débuts du prometteur Edmilson au plus haut niveau. On doute que Swers, un jeune doté de trois poumons, et Lazaar, aient ce niveau. Ils sont des doublures. Derrière l'avant-centre, le jeune et polyvalent Hendrickx a de bonnes chances, comme Baherle et Schoofs, alors soutenus par la combinaison Schils-Artabe/Baherle. Le STVV a laissé partir Parzyszek, qui était loué. Passé l'année dernière du statut de joker à celui de titulaire, Momi a raté toute la préparation à cause de problèmes de visa. Il est considéré comme le seul véritable avant du noyau. Il s'est longtemps battu contre les préjugés selon lesquels il était un remplaçant de luxe mais pas un titulaire. Il a rectifié le tir durant la seconde partie du championnat. Bertjens, de retour, pouvait partir, malgré son titre de meilleur buteur de D3. Saint-Trond a transféré un autre buteur de cette division : Boli. Il utilise bien son corps et semble pour l'heure être préféré au rapide Mbombe, moins sûr ballon au pied. Tous ces footballeurs sont jeunes et donc verts, comme l'international grec U19 Kinigopoulos. Dans une version plus offensive, Boli peut évoluer autour de l'avant-centre. Pendant la préparation, Saint-Trond a exercé une pression élevée en possession du ballon mais a concédé trop d'espaces dans le dos de la défense, sans doute parce que les arrières ne se connaissent pas encore suffisamment. Il faut s'attendre à ce que Ferrera fasse reculer son bloc, comme il l'a fait pendant la préparation. Il appartient à Dompé, à la pelouse artificielle du Stayen et au fameux douzième homme de conduire l'équipe vers de nouveaux exploits. Ce n'est pas un hasard si Ferrera a déjà glissé que son équipe devrait surtout compter sur son engagement. PAR JAN HAUSPIE