J an Polak a bien débuté à Anderlecht. Le Tchèque est un déménageur malin à la Yves Vanderhaeghe, un demi qui veille d'abord à l'inviolabilité de son box ; un médian qui score rarement, et je ne mettrais pas mon pied au feu qu'il amènera régulièrement un danger intense devant le box d'en face... Polak est titulaire de l'équipe nationale tchèque depuis le début des éliminatoires pour l'Euro 2008, mais il est ahurissant de lire comme je l'ai lu, ou d'entendre dire comme je l'ai entendu, qu'il fut un des Tchèques les plus brillants du dernier Mondial : la Tchéquie s'est plantée en 2006, Polak a presté les 8 dernières minutes de l'unique victoire face aux USA ; il est ensuite entré au jeu à la mi-temps de la défaite face au Ghana ; il a enfin débuté le match contre l'Italie pour s'en faire exclure juste avant la pause. ...

J an Polak a bien débuté à Anderlecht. Le Tchèque est un déménageur malin à la Yves Vanderhaeghe, un demi qui veille d'abord à l'inviolabilité de son box ; un médian qui score rarement, et je ne mettrais pas mon pied au feu qu'il amènera régulièrement un danger intense devant le box d'en face... Polak est titulaire de l'équipe nationale tchèque depuis le début des éliminatoires pour l'Euro 2008, mais il est ahurissant de lire comme je l'ai lu, ou d'entendre dire comme je l'ai entendu, qu'il fut un des Tchèques les plus brillants du dernier Mondial : la Tchéquie s'est plantée en 2006, Polak a presté les 8 dernières minutes de l'unique victoire face aux USA ; il est ensuite entré au jeu à la mi-temps de la défaite face au Ghana ; il a enfin débuté le match contre l'Italie pour s'en faire exclure juste avant la pause. Faut toujours vérifier les faits, et ceci est la vérité historique ! Elle ne suffit pas encore à faire de l'ex-joueur de Nuremberg l'oiseau rarissime, le chaînon manquant qu'Anderlecht a eu le flair inouï de dénicher pour enfin se constituer un entrejeu de top niveau européen. Je l'espère bien sûr pour le Sporting, mais déjà dire ça, c'est seulement faire du marketing. La vérité/football, ce serait plutôt de savoir ce qui déplaisait à Hans Meyer, le coach d'un club moyen comme Nuremberg, dans le jeu d'un gars en pleine force de l'âge qu'il a préféré laissé partir : mais ça, faudrait savoir surfer en allemand sur le Net pour en avoir le c£ur net... Les médias disent et taisent ce qui les arrange, et le scoop vendeur les arrange souvent : pour énième preuve la gaffe que vient de commettre Vincent Kompany en fourguant ses états d'âme à une gazette anversoise ! Pourquoi embarquer un gamin à crampons de 20 ans sur le terrain de la politique communautaire ? Moi, la seule vraie question que j'aurais envie de poser à Kompany, c'est savoir s'il se sent capable de jouer en marquage strict et de bouffer dans les duels des gars du calibre de Didier Drogba ou Wayne Rooney ! Mais quand Vincent lâche qu'hélas les Diables Rouges ne tirent pas tous sur la même corde selon qu'ils sont Flamands ou Wallons, c'est un peu cucul. Certes, il est noble et courageux qu'un people francophone se demande, tout haut dans les médias flamands, s'il faut encore défendre les couleurs d'un pays où le Vlaams Belang récolte 30 à 35 % des voix flamandes : mais dire ça, c'est soi-même tirer sur la corde puisqu'il est très plausible, statistiquement, que 30 à 35 % des Diables flamands... aient eux-mêmes voté pour le Vlaams Belang ! De Kompany le défenseur au hurlement courant - Dernier homme, referee !, il n'y a qu'un pas et que j'effectue, tant j'entends fréquemment cette exclamation dans les bouches footballeuses : il suffit en effet qu'un ultime défenseur commette la faute dite nécessaire sur l'attaquant partant au but, pour que les partenaires de la victime réclament une carte rouge en vertu du règlement. Mais parfois aussi, c'est sur le keeper que s'amène l'attaquant, c'est le keeper qui commet la faute nécessaire... et les victimes hurlent tout pareillement en vertu du règlement ! D'où cet ahurissement fréquent de La Palisse et ses émules, ahurissement d'autant plus fréquent que les humeurs arbitrales font que le carton rouge n'est pas brandi systématiquement dans les situations ci-dessus : si le keeper est le dernier homme selon le règlement, le dernier défenseur n'est pas ce dernier homme ! Ce bordel n'est pas simple, mais l'explication du bordel est simple comme onze bonjours : tout bêtement, les lois du jeu... ne parlent nullement de dernier homme ! Notre bible dit en effet qu'est passible d'exclusion le joueur qui " annihile une occasion de but manifeste d'un adversaire se dirigeant vers son but en commettant une faute passible d'un coup franc ou d'un coup de pied de réparation ". Voilà, reste au referee à décider, selon ses humeurs ou ses hémorroïdes, de ce qui est manifeste et de ce qui ne l'est pas ! Faute du défenseur ? Et vas-y que je te trouve l'occasion manifeste même s'il y a un gardien... ou que je ne la trouve pas manifeste vu qu'il y a un gardien ! Faute du gardien ? Et vas-y que je te trouve l'occase manifeste car le gars allait la mettre au fond... ou pas manifeste parce que le gars en question est un maladroit célèbre en pareil cas ! L'interprétation arbitrale permet tout et son contraire. Quand tu en es victime plutôt que profiteur, elle permet aussi la colère, le sentiment d'injustice, la violence... Vive le foot ? par bernard jeunejean