Le président de la Famille des Rouches et ancien administrateur du Standard, Louis Smal a annoncé, dans un courrier, sa démission. Trois mois après la manifestation de mécontentement dont il fut l'un des meneurs, voilà donc qu'il ne reste plus rien du mouvement d'humeur. La faute à un début de saison remarquable du Standard mais aussi à un revirement de politique du président Roland Duchâtelet qui a convaincu et satisfait une grande majorité des supporters liégeois.
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Le président de la Famille des Rouches et ancien administrateur du Standard, Louis Smal a annoncé, dans un courrier, sa démission. Trois mois après la manifestation de mécontentement dont il fut l'un des meneurs, voilà donc qu'il ne reste plus rien du mouvement d'humeur. La faute à un début de saison remarquable du Standard mais aussi à un revirement de politique du président Roland Duchâtelet qui a convaincu et satisfait une grande majorité des supporters liégeois. Ces derniers temps, Louis Smal et Didier Stevens, vice-président de la Familledes Rouches, avaient été critiqués publiquement par le président Duchâtelet et de moins en moins suivis en interne. Pour renouer le dialogue, le Standard estimait leur départ nécessaire. Surtout en ce qui concerne Louis Smal, dont la proximité et l'amitié qui le lient à Lucien D'Onofrio étaient mal perçues par le président actuel, qui s'est toujours demandé si la manifestation et le mouvement de mécontentement n'avaient pas été manipulés par Lucien D'Onofrio. Pour appuyer ses doutes, il s'en réfère à l'action menée lors de la première du film " Je suis supporter du Standard ", en présence de D'Onofrio et de certains anciens de la maison comme Frédéric Leidgens, ex-directeur commercialet Sacha Daoût, ex-directeur de la communication. Aux yeux de Duchâtelet, cette action ressemblait trop à une campagne de communication, visant à déstabiliser le club en vue d'une reprise à prix cassés. Le départ de Smal démontre également que le rapport de force entre la direction du Standard et la Famille des Rouches s'est complètement inversé en trois mois. Désormais, la direction du Standard peut poser ses conditions à la reprise d'un dialogue entre les deux parties. Car, les deux parties sont condamnées à s'entendre, le club ne pouvant pas se couper de ses supporters. Bob Claes, le directeur commercial, et Olivier Smeets, directeur de la communication,ont été envoyés en éclaireurs auprès de la Famille des Rouches, mettant sur la table les desiderata de Duchâtelet. Le président du Standard estime que la FDR doit être un organe interne au club, et se contenter d'organiser tifos, événements et déplacements européens, tout en canalisant ses propres troupes. Fini donc de se profiler comme un contre-pouvoir indépendant. Roland Duchâtelet a toujours trouvé que la FDR était sortie de son rôle en demandant, en janvier, à la direction de répondre aux demandes de Mircea Rednic en matière de transferts, et en organisant la manifestation de fin juin. Sur le premier point, les représentants de la FDR reconnaissent qu'ils n'auraient peut-être pas dû intervenir. Le Standard demande également une plus grande transparence dans les élections des administrateurs de la FDR, estimant que chaque supporter (ou abonné) devrait être en mesure de voter. Pour le moment, ne participent au vote que les présidents de groupe de supporters (ou le secrétaire et le trésorier). " On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de transparence puisque les membres sont élus ", explique Didier Stevens, " et cela me semble difficile de demander aux 15.000 supporters de voter pour des gens qu'ils ne connaissent peut-être même pas. " Si toutes les demandes de la direction doivent encore être discutées cette semaine, le départ de Smal montre déjà une tendance. Celle de l'apaisement... PAR STÉPHANE VANDE VELDE