Le Malinwa a mal entamé la saison : penalties ratés, cascade de blessures. Le coach Peter Maes a dû faire appel à des jeunes dépourvus d'expérience mais a su redresser le cap. Il a notamment vaincu Genk et Anderlecht et a fait mieux que la saison passée en dépassant le cap des 40 points et le stade des 16e en Coupe. Dans cette épreuve, il a éliminé Anderlecht et Courtrai. Hier, il disputait chez lui le retour des demis contre le Cercle, vainqueur 2-1 à l'aller.
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Le Malinwa a mal entamé la saison : penalties ratés, cascade de blessures. Le coach Peter Maes a dû faire appel à des jeunes dépourvus d'expérience mais a su redresser le cap. Il a notamment vaincu Genk et Anderlecht et a fait mieux que la saison passée en dépassant le cap des 40 points et le stade des 16e en Coupe. Dans cette épreuve, il a éliminé Anderlecht et Courtrai. Hier, il disputait chez lui le retour des demis contre le Cercle, vainqueur 2-1 à l'aller. Peter Maes : Le 7-1 à Anderlecht. Quand on perd de justesse, on incrimine les circonstances. Quand on prend une raclée, on doit redresser le cap. Nous avions souvent mené avant d'encaisser un but. A Anderlecht, lorsque ce scénario s'est reproduit, les joueurs ont pensé : " Cela recommence ". Ils ont continué à encaisser... Un jeune groupe a tendance à en faire trop au lieu de soigner son organisation. Mais le problème est résolu. Dès novembre, nous avons renoncé à nos triangles pour jouer droit au but, accéléré notre transition et créé plus de place pour que les joueurs moins forts dans les espaces réduits atteignent un meilleur rendement. Avant, nous étions trop prévisibles, avec un losange médian. Il fallait plus profiter du fait qu'Aloys Nong est un pur avant, Joachim Mununga et Koen Persoons des infiltreurs. Giuseppe Rossini et Julien Gorius ont aussi atteint un très haut niveau. La saison passée, nous jouions à 100 km/h. Ce n'est pas toujours possible, même si je veux que nous nous donnions à fond. Cela ne veut pas dire courir comme des poulets sans tête mais monopoliser le ballon. Jamais je ne me dérobe. Mon père m'a appris qu'on n'avait rien sans peine. Il n'était jamais satisfait de mes performances. Nous étions en conflit permanent, alors que c'est quelqu'un de bien. J'exige le meilleur de moi-même, donc. Nous maintenir deux saisons de suite parmi l'élite ne me procure pas de satisfaction. Si je suis encore à Malines la saison prochaine, je voudrai plus. Nul ne peut le prédire mais il faut être prêt à relever le défi. Plus un défi est difficile, plus il me plaît. Je n'ai jamais voulu courir avant de savoir marcher. Je ne veux pas sauter d'échelons ni être jugé sur un match. A quoi bon être acclamé parce que Geel, il y a quelques années, avait battu Anderlecht en Coupe ? J'ai encore gagné deux fois contre le Sporting, avec Malines. C'était contre Courtrai. Quatre joueurs revenaient de loin. Je leur ai souhaité bonne chance avant le match. Je n'ai rien dit aux autres. J'avais Nong à son poste. Je ne pouvais pas dire à Mununga qu'il allait jouer tous les matches... Il vaut mieux être correct, non ? Je savais qu'il allait me montrer qu'il méritait sa place. Dans le cas contraire, je n'en aurais pas voulu. Son style de jeu est éloquent. Pourquoi ? Nous l'avons embauché pour qu'il joue, à quoi bon le répéter ? Je ne passe pas de pommade, sauf lors d'accidents ou de contrecoups, mais jamais avant. Il faut d'abord travailler. Un joueur qui sait jouer et a une bonne mentalité devient un bon footballeur. Il faut un équilibre. J'ai besoin de gars comme Vleminckx et Mununga mais aussi de joueurs plus raffinés qui placent les autres. Si un élément allie toutes ces qualités, il ne joue pas à Malines. Je suis blessant mais je n'ai pas le sentiment de faire des dégâts car je travaille avec un groupe, pas avec une personne. Il se peut que je la touche mais cela a parfois un effet positif. Il faut pouvoir encaisser. Nous ne sommes pas des petites natures. Parfois. Je ne supporte pas qu'un joueur se donne à 85 ou 90 %. Je n'attends pas trois mois pour dire le fond de ma pensée. Une fois, j'ai traité Issame Charai de pédé. Il est devenu fou. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'il réagisse aussi violemment. Après, nous avons parlé car il ne fallait pas attendre et j'ai obtenu beaucoup de lui. Il viendra un jour où cela tournera mal, sans qu'il soit possible de rectifier le tir mais celui qui commande ne doit pas craindre la confrontation. Je ne recherche pas l'amitié de mes joueurs. Je veux qu'ils soient rentables, jouent bien et se donnent pour moi parce que nous poursuivons le même objectif : qu'ils jouent bien. par kristof de ryck