Trois points méritent-ils de sacrifier les premiers chapitres d'un projet ? Karim Belhocine a décidé de répondre à la question par la négative. Pour la venue de Genk au Mambour, le nouveau coach des Zèbres aurait pu rassembler ses troupes en un bloc compact installé dans ses trente mètres. Après tout, n'était-ce pas cette configuration qui avait gêné le champion en titre, face à Courtrai ou à Malines ?

Le plan était sans doute le plus adapté à l'histoire de la rencontre, mais pas à celle de ce Charleroi. Le Franco-Algérien insiste depuis plusieurs semaines pour installer le pressing zébré de l'autre côté de la ligne médiane. Quel aurait été le message adressé au vestiaire et aux tribunes, si les Carolos s'étaient montrés plus défensifs que jamais face à un Felice Mazzù qui traînait ce reproche éternel sur son CV ? Belhocine n'a pas voulu capituler face à la dictature d'un résultat, et a conservé les recettes de son début de saison réussi. Une histoire de penalties plus tard, Charleroi a empoché trois points pour s'installer dans le top 6.

Plutôt que de profiter des difficultés de Genk à trouver de l'espace entre des lignes étroites, le coach des Zèbres a envoyé Shamar Nicholson et Ryota Morioka fermer les lignes de passes entre la défense centrale limbourgeoise et Sander Berge. Disposés en 4-4-2 pour défendre, les Carolos envoyaient ainsi Genk sur les côtés, sans jamais leur rendre l'opportunité de faire leur retour dans l'axe plus haut sur le terrain. Enfermés sur les flancs, les Limbourgeois devaient se résoudre à des centres à l'issue incertaine, espérant un exploit individuel face à des latéraux comme Nurio et Stergos Marinos, toujours difficiles à surprendre en un-contre-un.

Si Charleroi brille toujours plus en contre qu'en installant son football, les hommes de Belhocine frappent vite parce qu'ils partent de haut. Les ballons sont souvent récupérés aux alentours du rond central, et les bons pieds de Marco Ilaimaharitra ou de Morioka se chargent de mettre le reste du secteur offensif sur orbite. Affaiblie dans son secteur défensif, l'équipe zébrée tente de soulager le poids qui a longtemps reposé sur sa ligne arrière en s'arrachant pour récupérer le ballon le plus loin possible de sa surface. Une stratégie ambitieuse actuellement souriante, même si la défaite à Zulte Waregem ou les occasions concédées face à Beveren rappelaient que le Zèbre souffre toujours quand le ballon traîne trop longtemps entre ses sabots.

Trois points méritent-ils de sacrifier les premiers chapitres d'un projet ? Karim Belhocine a décidé de répondre à la question par la négative. Pour la venue de Genk au Mambour, le nouveau coach des Zèbres aurait pu rassembler ses troupes en un bloc compact installé dans ses trente mètres. Après tout, n'était-ce pas cette configuration qui avait gêné le champion en titre, face à Courtrai ou à Malines ? Le plan était sans doute le plus adapté à l'histoire de la rencontre, mais pas à celle de ce Charleroi. Le Franco-Algérien insiste depuis plusieurs semaines pour installer le pressing zébré de l'autre côté de la ligne médiane. Quel aurait été le message adressé au vestiaire et aux tribunes, si les Carolos s'étaient montrés plus défensifs que jamais face à un Felice Mazzù qui traînait ce reproche éternel sur son CV ? Belhocine n'a pas voulu capituler face à la dictature d'un résultat, et a conservé les recettes de son début de saison réussi. Une histoire de penalties plus tard, Charleroi a empoché trois points pour s'installer dans le top 6. Plutôt que de profiter des difficultés de Genk à trouver de l'espace entre des lignes étroites, le coach des Zèbres a envoyé Shamar Nicholson et Ryota Morioka fermer les lignes de passes entre la défense centrale limbourgeoise et Sander Berge. Disposés en 4-4-2 pour défendre, les Carolos envoyaient ainsi Genk sur les côtés, sans jamais leur rendre l'opportunité de faire leur retour dans l'axe plus haut sur le terrain. Enfermés sur les flancs, les Limbourgeois devaient se résoudre à des centres à l'issue incertaine, espérant un exploit individuel face à des latéraux comme Nurio et Stergos Marinos, toujours difficiles à surprendre en un-contre-un. Si Charleroi brille toujours plus en contre qu'en installant son football, les hommes de Belhocine frappent vite parce qu'ils partent de haut. Les ballons sont souvent récupérés aux alentours du rond central, et les bons pieds de Marco Ilaimaharitra ou de Morioka se chargent de mettre le reste du secteur offensif sur orbite. Affaiblie dans son secteur défensif, l'équipe zébrée tente de soulager le poids qui a longtemps reposé sur sa ligne arrière en s'arrachant pour récupérer le ballon le plus loin possible de sa surface. Une stratégie ambitieuse actuellement souriante, même si la défaite à Zulte Waregem ou les occasions concédées face à Beveren rappelaient que le Zèbre souffre toujours quand le ballon traîne trop longtemps entre ses sabots.