Daniel Lebrun est un expert indépendant qui a reçu un mandat de la Ville pour - notamment - superviser le dossier des prêts (7.500.000 euros) octroyés par Dexia au Sporting et couverts par la Ville. En 2003, il avait aussi participé à l'élaboration d'un plan de sauvetage du Sporting, en compagnie de Jean-Claude Van Cauwenberghe et avec l'appui financier d'industriels de la région. A l'époque, le trio Lebrun-Van Cauwenberghe - Jean-Jacques Cloquet était prêt à placer le club sur une nouvelle voie, avec Van Cau et Cloquet aux commandes, mais cette voie passait par ...

Daniel Lebrun est un expert indépendant qui a reçu un mandat de la Ville pour - notamment - superviser le dossier des prêts (7.500.000 euros) octroyés par Dexia au Sporting et couverts par la Ville. En 2003, il avait aussi participé à l'élaboration d'un plan de sauvetage du Sporting, en compagnie de Jean-Claude Van Cauwenberghe et avec l'appui financier d'industriels de la région. A l'époque, le trio Lebrun-Van Cauwenberghe - Jean-Jacques Cloquet était prêt à placer le club sur une nouvelle voie, avec Van Cau et Cloquet aux commandes, mais cette voie passait par le départ d' AbbasBayat qui, au tout dernier moment et à la surprise générale, injecta les fonds nécessaires à la survie du matricule. Bayat restait ainsi seul maître à bord : le plan Van Cau avait échoué. Cloquet, qui occupait un poste en vue dans le club, fut alors éjecté du circuit. Daniel Lebrun confirme que des négociations devraient avoir lieu prochainement entre le Sporting, Dexia et la Ville pour reporter les échéances de remboursement en capital des deux emprunts. " Ce dossier aurait dû bouger en avril ou en mai, mais les affaires qui ont secoué Charleroi l'ont fait passer au second plan. Plusieurs solutions sont envisagées. Le club voudrait convertir le prêt de 15 ans en prêt à 20 ans pour diminuer les remboursements mensuels en capital. Je pense que c'est faisable mais il faudra d'abord obtenir l'accord du conseil communal, étant donné que la garantie de la Ville serait alors allongée dans le temps. Si Dexia reçoit tous les apaisements du côté de la Ville, il n'y aura pas de souci. L'autre piste, c'est le report du remboursement des premières tranches de capital, de 2007 à 2010. A ce niveau-là, rien n'est fait, il n'y a vraiment aucune garantie à l'heure actuelle. Dans ce cas aussi, le conseil communal devrait évidemment - d'abord - donner son aval, vu que cette solution impliquerait également un allongement de la durée de la caution par la Ville ". Selon l'expert de la Ville, le conseil communal est prêt à pousser dans ce sens, mais à une condition : l'ouverture du capital du Sporting à de nouveaux actionnaires extérieurs. " Il est devenu urgent de programmer une discussion entre Abbas Bayat et les gens de la Ville. Il faut absolument trouver des solutions durables. Actuellement, les conseillers se demandent comment Bayat va pouvoir s'y prendre pour débourser 400.000 euros en plus par saison pour honorer ses engagements vis-à-vis de Dexia. Pour moi, ce ne sera sans doute possible que s'il accepte d'ouvrir son capital. Le conseil communal est très inquiet, en tout cas, à l'analyse des bilans annuels ". Il fut aussi question, parmi les pistes explorées par le Sporting, de proposer à Dexia de laisser tomber les intérêts sur les deux emprunts et de les convertir en sponsoring. Sur ce point, Daniel Lebrun est on ne peut plus clair : " Ça, ce n'est qu'un rêve de Mogi Bayat. Il n'a aucune chance. Les gens de chez Dexia ne laissent même pas la porte ouverte. Ils sponsorisent le Club Bruges mais ne veulent pas d'autre club. Ils n'ont pas de politique de sponsoring du foot en Wallonie. Ils concentrent leur effort sur le basket, avec Mons ".