Une défaite 1-2 en 2005-06 et un partage 1-1 la saison passée : il était sans doute inscrit dans la plus élémentaire des logiques que la troisième fois serait enfin la bonne pour Mons face au Brussels. D'autant plus que la trame du match était d'emblée favorable aux Hennuyers, sous la forme de l'exclusion du gardien visiteur, Patrick Nys après moins de cinq petites minutes à peine. Mais en dépit de leur supériorité numérique, les Dragons auront longtemps peiné pour trouver l'homme libre. En cause, le repli de l'adversaire autour d'un 4-4-1, loin du 4-3-1-2 initial, avec Matumona Zola comme soutien d'attaque, mais aussi la discrétion, dans les rangs locaux, du duo chargé de l'animation offensive : Fadel Brahami et Wilfried Dalmat.
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Une défaite 1-2 en 2005-06 et un partage 1-1 la saison passée : il était sans doute inscrit dans la plus élémentaire des logiques que la troisième fois serait enfin la bonne pour Mons face au Brussels. D'autant plus que la trame du match était d'emblée favorable aux Hennuyers, sous la forme de l'exclusion du gardien visiteur, Patrick Nys après moins de cinq petites minutes à peine. Mais en dépit de leur supériorité numérique, les Dragons auront longtemps peiné pour trouver l'homme libre. En cause, le repli de l'adversaire autour d'un 4-4-1, loin du 4-3-1-2 initial, avec Matumona Zola comme soutien d'attaque, mais aussi la discrétion, dans les rangs locaux, du duo chargé de l'animation offensive : Fadel Brahami et Wilfried Dalmat. " Après coup, on m'a reproché de ne pas les avoir sortis plus tôt au profit d' Alessandro Cordaro et de Christian Landu-Tubi, qui ont fini par plier la rencontre pour nous " observait l'entraîneur des Rouge et Blanc, José Riga. " Si j'ai patienté jusqu'en seconde période pour les remplacer, c'est parce que je me faisais fort qu'avec leur expérience, et compte tenu de leur position excentrée, ils allaient nous offrir des solutions sur leur flanc respectif. Mais au lieu d'écarter le jeu tant et plus, ils se sont hélas empêtrés dans la toile d'araignée tissée par notre adversaire. Dans ces conditions, il fallait évidemment tenter quelque chose et force est de reconnaître que cette injection de sang neuf nous aura fait le plus grand bien ". " Pendant la pause, le coach nous avait exhortés à utiliser toute la géométrie du terrain et, surtout, à jouer plus vite " dit Cordaro. " Je pense que nous avons parfaitement saisi le message en basculant régulièrement l'action de gauche à droite et, surtout, en jouant en un minimum de touches de balle. A cet égard, le deuxième but que j'ai inscrit avec la complicité de Tubi aura été un modèle du genre. Je pense que lui et moi avons prouvé, ce faisant, qu'il y a du potentiel au Tondreau, en surface et en profondeur. Ce qui est très réjouissant aussi, c'est que nous avons enfin réussi à concilier le beau et le bon. Le beau, c'est bien sûr la manière. Le bon, c'est le résultat. Jusqu'à présent, l'un n'était jamais allé de pair avec l'autre cette saison. C'est sans doute de bon augure pour la suite des événements ". " En janvier dernier, le tout premier rendez-vous des matches retour, contre le FC Brussels précisément, nous avait déjà servi de déclic, malgré une seule unité obtenue " renchérit Riga. " J'ose espérer qu'il en ira de même ce coup-ci et que nous arriverons, comme nous l'avions fait ces derniers mois, à prendre progressivement de la hauteur. Dans cet ordre d'idées, le prochain déplacement à Dender s'annonce important. Cette équipe a été labellisée un peu trop tôt simple oiseau pour le chat. Entre-temps, elle a bel et bien prouvé qu'elle avait de la consistance. Pour nous, ce sera un bon test face à une phalange qui, pour l'heure, fait figure de concurrent direct. Nous sommes prévenus puisque Saint-Trond, autre rival dans la zone rouge, a mordu la poussière là-bas ". Saint-Trond, c'est précisément l'adversaire qui en découdra avec le FC Brussels au stade Edmond Machtens le week-end prochain. Avec un seul et maigre petit point sur les 18 mis en jeu jusqu'à présent, les Coalisés n'ont tout simplement plus droit à l'erreur, a fortiori contre un concurrent direct. Dans l'optique de cette rencontre, déjà cruciale, ils devront de surcroît composer avec l'absence d' Eric Deflandre, pénalisé d'un carton fatidique à Mons. Et reste à voir aussi si Nys sera de la revue à cette occasion précise. Normalement, le doyen du FC Brussels devrait être en mesure de tenir sa place, entendu que son exclusion, pour une faute de bras peu évidente, ne sera pas traitée par le Comité Sportif cette semaine. Reste que le vétéran campinois, déjà montré à l'une ou l'autre reprises du doigt depuis qu'il a choisi de jouer les prolongations dans la capitale, a vraisemblablement perdu une bonne partie de son crédit suite à son errance de début de match au Tondreau. Certes, il s'est racheté tant bien que mal après son dégagement à l'emporte pièces devant l'avant montois François Zoko mais ce n'est pas tant son exclusion que son approximation, sur cette phase précise, qui est restée en travers de quelques gorges. Dont celle du président Johan Vermeersch, qui n'hésitait pas à parler de faute professionnelle à son propos. " Quand on n'a pas de jeu au pied, on ne se hasarde pas à dégager comme il l'a fait, du gauche qui plus est " fulminait l'entrepreneur de Ternat. Avant d'ajouter, sibyllin : " C'est dommage pour lui, il aurait mérité une tout autre sortie ". Si le doyen des joueurs de notre élite peut se faire du souci quant à son avenir entre les perches molenbeekoises, le coach, Albert Cartier, en revanche, n'est nullement dans le viseur des décideurs du FC Brussels actuellement, en dépit de la position précaire du club. " Honnêtement, il n'y a pas grand-chose à redire à son propos " observait le manager du club, Dimitri Mbuyu. " Tant devant Roulers qu'à Mons, l'équipe était bien en place sur le terrain et toutes ses composantes se sont battues avec les moyens du bord. Mais, qu'on le veuille ou non, nous sommes poursuivis depuis quelque temps par une poisse insigne. Il y a d'abord eu les blessés, ce qui nous a contraints à lancer au jeu des jeunes garçons sans la moindre expérience, comme Michael De Greef ou encore Benjamin Mokulu à Mons. Ensuite, je pointerai la malchance sous la forme d'un tout petit fifrelin qui nous manque à la finition. Et enfin, pour couronner le tout, il faut peut-être citer l'arbitrage aussi. Indépendamment du renvoi aux vestiaires de Patje, j'observe que Stéphane Breda a tout sifflé contre nous. Cinq cartes jaunes, dont quatre étaient totalement injustifiées, cela fait beaucoup ". Pénalisé par le referee sur la seule intervention qui valait effectivement cette sanction, Deflandre, de loin le meilleur Molenbeekois sur le terrain, pestait évidemment de rater l'importantissime rendez-vous contre les Trudonnaires. Mais l'ancien défenseur du Standard se refusait à broyer du noir. " Pour moi, qui ai toujours été habitué à gagner la plupart de mes matches ces dernières années, la situation actuelle est dure à encaisser " dit-il. " Mais il y aurait de quoi se faire du mouron si cette formation du FC Brussels ne tenait pas la route ou si son encéphalogramme était plat. Mais ce n'est pas du tout le cas. Chacun, chez nous, sait que la mauvaise passe actuelle est due aux circonstances davantage qu'à un manque de moyens. Sous peu, nous rectifierons le tir, c'est l'évidence même. Et je promets d'ores et déjà beaucoup de plaisir aux Canaris. Car notre rétablissement passe par une victoire probante contre eux ". par bruno govers - photo: belga