Atteint d'une forme grave de malaria, Mahamoudou "Badou" Kéré est resté pendant plusieurs jours en soins intensifs à l'Hôpital Civil de Charleroi avant de pouvoir réintégrer son domicile en début de semaine passée. Tout danger est écarté pour lui et il s'entraîne à nouveau de manière tout à fait normale avec le noyau A des Zèbres.
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Atteint d'une forme grave de malaria, Mahamoudou "Badou" Kéré est resté pendant plusieurs jours en soins intensifs à l'Hôpital Civil de Charleroi avant de pouvoir réintégrer son domicile en début de semaine passée. Tout danger est écarté pour lui et il s'entraîne à nouveau de manière tout à fait normale avec le noyau A des Zèbres. "Avant cette crise aiguë, je n'avais contracté qu'une seule fois la maladie", dit-il. "C'était il y a quatre ou cinq ans, quand j'habitais encore au Burkina Faso. A l'époque, j'avais été admis dans une clinique de la capitale, Ouagadougou, mais je n'y étais pas resté bien longtemps. Après deux jours, tout était oublié. Cette fois, par contre, je me suis vraiment senti très mal. Et puis, à un moment donné, ce fut soudain le néant. Autant j'ai un souvenir précis de ce qui s'était passé lors de la première infection, autant c'est le trou noir dans le cas présent. Je ne me souviens plus de rien, sinon que je n'étais plus capable de tenir sur mes jambes. Il semble que plusieurs personnes aient dû m'aider dès cet instant. Mais je n'en ai pas la moindre souvenance tout comme je ne sais rien de ce qu'il est advenu de moi en clinique. C'est dû au coma dans lequel j'ai sombré. Une chose est sûre: je veux oublier cet épisode le plus rapidement possible et me concentrer à nouveau sur le football. Je dois reprendre des forces aussi car j'ai perdu quatre kilos dans l'aventure. C'est énorme car je n'étais déjà pas bien gros au départ".A l'instar de Badou Kéré, Moumouni Dagano est resté quelque temps en observation à l'hôpital Saint-Jean de Genk avant de pouvoir regagner son appartement non sans avoir séjourné quelques jours à l'hôtel, histoire de ne pas être trop importuné et d'être nourri à heure et à temps. "Au départ, face à ma fièvre, le médecin du club, Johan Jespers, pensait simplement à une infection virale", souligne-t-il. "Mais moi, j'ai vite songé à la malaria. Les jours précédant la crise, j'étais anormalement fatigué. J'avais besoin de dormir beaucoup plus que de coutume pour récupérer. C'était le signe que je n'étais pas dans mon assiette. Peut-être est-ce la raison pour laquelle je n'étais pas vraiment moi-même sur les terrains ces dernières semaines. Aujourd'hui, je n'ai qu'une seule envie: redevenir moi-même le plus rapidement possible".