Jusqu'à sa blessure aux ligaments croisés le 6 février, Ronald Vargas (24 ans) était brillant. Il aspirait au titre de meilleur buteur, rêvait de la Copa America et d'un beau transfert. Le sort en a décidé autrement et, même s'il se rétablit rapidement, le médian offensif a perdu beaucoup de cartes. Paul Courant, qui défend ses intérêts en Belgique, de concert avec Dirk De Vriese, le confirme : " Sans cette blessure, Ronald aurait eu de belles opportunités. " ...

Jusqu'à sa blessure aux ligaments croisés le 6 février, Ronald Vargas (24 ans) était brillant. Il aspirait au titre de meilleur buteur, rêvait de la Copa America et d'un beau transfert. Le sort en a décidé autrement et, même s'il se rétablit rapidement, le médian offensif a perdu beaucoup de cartes. Paul Courant, qui défend ses intérêts en Belgique, de concert avec Dirk De Vriese, le confirme : " Sans cette blessure, Ronald aurait eu de belles opportunités. " En février, son agent principal, Salvador Maestro, établi à Albacete (Espagne), se trouvait d'ailleurs en Belgique pour y négocier un nouveau contrat mais était reparti bredouille. En chantier, le Club Bruges a perdu le Vénézuélien de vue après son opération. Celui-ci n'a accordé aucune interview mais son entourage estime que le Club aurait pu lui prêter plus d'attention. Samedi, quand Vargas retournera au pays avec son programme de revalidation en poche, trois mois se seront écoulés depuis sa blessure et il est sans nouveau contrat. Son père, Pedro Vargas, un ancien comptable, ne peut dissimuler sa déception : " C'est comme si les dirigeants du Club ne nous prenaient pas au sérieux. Pourtant, Ronald n'a pas d'exigences démesurées. La différence entre ce que le Club lui propose et ce qu'il demande n'est pas considérable mais l'offre du Club paraît irréelle : elle ne correspond pas à ce que Ronald représente pour Bruges. Cependant, c'est surtout le comportement des dirigeants qui me heurte. Cette approche fonctionne peut-être avec les joueurs au niveau intellectuel peu élevé mais Ronald a reçu une solide éducation. C'est un manque de respect. Je m'attendais à plus de professionnalisme de ce grand club. " Outre l'aspect financier, le contenu du contrat actuel est au c£ur du débat. Le précédent management avait offert à Vargas un contrat jusqu'en 2012, assorti d'une option d'un an. Courant : " D'après le Club, cette option prive Ronald de sa liberté à l'issue de la saison prochaine. " Salvador Maestro veut vérifier la légalité de cette option. Si elle n'est pas valable, Vargas pourra quitter gratuitement le Club dans un an. Selon Bruges, Anderlecht aurait effectué une offre concrète pour les services de Vargas, ce que nul ne confirme au Sporting. De même, Pedro Vargas nie. Courant a d'abord jugé que c'était risible car aucun club belge ne pouvait s'offrir les services de Vargas, mais a finalement reconnu qu'en football, " on ne peut jamais rien exclure ". Vargas lui-même cultive un rêve : celui de se produire en... Espagne. STEVE VAN HERPE ET PETER T'KINT Selon Bruges, Anderlecht aurait effectué une offre concrète pour les services de Vargas.