Forces. Le danger est réparti sur tout le front de l'attaque avec trois puncheurs qui totalisent plus de 10 buts : Dries Mertens, Ola Toivonen et Tim Matavz. Aucune autre équipe ne possède une telle armada offensive.

Faiblesses. Les lampistes ont parfois des moments d'égarement. Comme lors du récent choc face au FC Twente, perdu par 2-6. Auparavant, ils s'étaient déjà imposés sur le fil (3-2) contre Feyenoord. Le gardien Andreas Isaksson alterne aussi le meilleur et le pire.

On n'en parle pas assez ! Pur produit du club, le jeune Zakaria Labyad, (19 ans ce vendredi) a fait son trou dans l'équipe cette saison. Idem pour Jeremain Lens, qui compte toutefois quatre années de plus.

Coaching.Fred Rutten, jeunot dans la corporation (ses débuts comme T1 remontent en 2006 à peine, au FC Twente) ne devrait pas faire de vieux os à Eindhoven. Pour le remplacer, deux anciens se sont d'ores et déjà manifestés : Louis van Gaal et Dick Advocaat.

Forces. A coup sûr la formation qui produit le meilleur football aux Pays-Bas, depuis le début de la saison, comme elle l'a prouvé récemment contre Anderlecht en Europa League. Les gars d'Alkmaar s'appuient sur un collectif solide et quelques habiles manieurs de ballons comme Maarten Martens et Roy Beerens. Derrière, ils peuvent compter également sur l'intransigeance du gardien costaricain Esteban.

Faiblesses. Le seul secteur réellement perfectible concerne la paire centrale constituée de Niklas Moisander et Nick Viergever. Même si tous deux sont capables de sortir habilement le cuir des lignes arrière.

On n'en parle pas assez ! Transfuge de l'AZ, où il n'avait joué qu'un match la saison passée, Adam Maher a éclaboussé les terrains de sa classe ces derniers mois. Anderlecht est d'ailleurs bien placé pour le savoir. A ses côtés, il convient de citer aussi le travail de sape de Rasmus Elm, le navetteur inlassable.

Coaching.Gertjan Verbeek, au poste depuis 2010, a mis au point une mécanique bien huilée. L'AZ ne dispose peut-être pas de noms aussi ronflants que ses rivaux, en tête de classement, mais son fonds de jeu est sans égal.

Forces. La direction a eu la bonne idée, en cours de campagne, de rappeler Steve McClaren, le coach qui avait mené le club au titre en 2010, en remplacement de Co Adriaanse, qui n'avait guère réussi à griffer l'équipe d'Enschede depuis son investiture au début de cette saison. Du coup, Twente, méconnaissable à cette époque, a remonté progressivement la pente.

Faiblesses. L'entraîneur anglais a tranché : comme Luuk De Jong et Marc Janko se marchaient sur les pieds à la pointe de l'attaque, le premier a été maintenu tandis que l'Autrichien a été transféré à Porto. Financièrement, c'est une bonne opération mais le joueur avait quand même planté 10 buts cette saison. Si De Jong se blesse, il n'y a plus de solution de rechange à ce poste. Twente semble aussi davantage sujet à un faux-pas que les autres. La preuve par sa défaite 3-0 face à Heracles Almelo.

On n'en parle pas assez ! Utilisé sur le flanc gauche par le passé, Nacer Chadli est rentré dans le jeu cette saison. A sa place évolue le jeune Ola John (19 ans) qui s'est installé à cette place.

Coaching. McClaren est resté fidèle au 4-3-3 qui lui a valu ses succès avec ce club par le passé. Il a doté ses ouailles aussi d'un fighting spirit sans pareil. Voilà qui explique pourquoi Twente inverse souvent la tendance en fin de match.

Forces. Tout au long de son histoire, le club du nord de la Hollande a toujours possédé des goal-getters redoutables. Comme Ruud van Nistelrooy ou Klaas-Jan Huntelaar. Cette fois, le nouveau fer de lance a pour nom Bas Dost, le premier à avoir atteint la barre des 20 buts cette saison en Eredivisie.

Faiblesses. Heerenveen a perdu l'un de ses pourvoyeurs attitrés en la personne de Roy Beerens, passé à l'AZ. Heureusement, il lui reste Oussama Assaidi pour délivrer les passes décisives à partir du flanc gauche. A l'arrière, le SC possède la défense la plus vulnérable parmi le top 5. Il est vrai qu'elle est articulée autour d'un certain Arnold Kruiswijk, qui n'avait pas vraiment laissé un souvenir impérissable à Anderlecht.

On n'en parle pas assez !Luciano Narsingh a confirmé aux avant-postes tout le bien qui avait été dit de lui lors de sa première saison comme titulaire en 2010-2011. Convoité par l'Ajax, il n'a pas encore rempilé, contrairement à son pote en défense, Jeffrey Gouweleeuw, qui s'est lié jusqu'en 2014.

Coaching. De tous les prétendants au titre, l'équipe de Sven Kums possède le mentor le moins médiatisé en la personne de Ron Jans. A partir du 1er juillet prochain, cet homme, qui a essentiellement roulé sa bosse dans des clubs de seconde zone (le PEC Zwolle ou Veendam) sera remplacé par un nom : Marco van Basten. Pour l'ancien Ballond'Or, il s'agira d'un retour aux affaires après sa dernière pige à l'Ajax en 2008-2009.

Forces. L'Ajax, qui avait renoué avec le titre la saison passée après sept années de disette, faisait figure de favori de la compétition au même titre que le PSV. Il possède une épine dorsale des plus enviables avec Maarten Stekelenburg au goal, Jan Vertonghen en défense centrale, Christian Eriksen au milieu et Miralem Sulejmani aux avant-postes. Mais l'équipe est sujette à des sautes de forme quelquefois déconcertantes.

Faiblesses. Les remous engendrés par la prise de pouvoir de Johan Cruijff ont eu une incidence au niveau des prestations du onze de base, qui totalise à peine 50 % de matches gagnés. Dans le noyau, on recense également la présence de l'un ou l'autre joueurs qui n'ont pas la pointure ajacide, tels Daley Blind, le fils de Danny.

On n'en parle pas assez ! Lancé au back gauche par l'entraîneur Martin Jol la saison passée, le jeune Vurnon Anita est passé au médian défensif sous la houlette de Frank de Boer. Il a prolongé son contrat jusqu'en 2014.

Coaching. Enfant de la maison, de Boer est un adepte du style qui a fait la grandeur du club autrefois. Même si la comparaison n'est plus possible entre l'ancien vainqueur de la C1 et celui qui vient d'être éliminé par Manchester United en Europa League.

PAR BRUNO GOVERS

Forces. Le danger est réparti sur tout le front de l'attaque avec trois puncheurs qui totalisent plus de 10 buts : Dries Mertens, Ola Toivonen et Tim Matavz. Aucune autre équipe ne possède une telle armada offensive. Faiblesses. Les lampistes ont parfois des moments d'égarement. Comme lors du récent choc face au FC Twente, perdu par 2-6. Auparavant, ils s'étaient déjà imposés sur le fil (3-2) contre Feyenoord. Le gardien Andreas Isaksson alterne aussi le meilleur et le pire. On n'en parle pas assez ! Pur produit du club, le jeune Zakaria Labyad, (19 ans ce vendredi) a fait son trou dans l'équipe cette saison. Idem pour Jeremain Lens, qui compte toutefois quatre années de plus. Coaching.Fred Rutten, jeunot dans la corporation (ses débuts comme T1 remontent en 2006 à peine, au FC Twente) ne devrait pas faire de vieux os à Eindhoven. Pour le remplacer, deux anciens se sont d'ores et déjà manifestés : Louis van Gaal et Dick Advocaat. Forces. A coup sûr la formation qui produit le meilleur football aux Pays-Bas, depuis le début de la saison, comme elle l'a prouvé récemment contre Anderlecht en Europa League. Les gars d'Alkmaar s'appuient sur un collectif solide et quelques habiles manieurs de ballons comme Maarten Martens et Roy Beerens. Derrière, ils peuvent compter également sur l'intransigeance du gardien costaricain Esteban. Faiblesses. Le seul secteur réellement perfectible concerne la paire centrale constituée de Niklas Moisander et Nick Viergever. Même si tous deux sont capables de sortir habilement le cuir des lignes arrière. On n'en parle pas assez ! Transfuge de l'AZ, où il n'avait joué qu'un match la saison passée, Adam Maher a éclaboussé les terrains de sa classe ces derniers mois. Anderlecht est d'ailleurs bien placé pour le savoir. A ses côtés, il convient de citer aussi le travail de sape de Rasmus Elm, le navetteur inlassable. Coaching.Gertjan Verbeek, au poste depuis 2010, a mis au point une mécanique bien huilée. L'AZ ne dispose peut-être pas de noms aussi ronflants que ses rivaux, en tête de classement, mais son fonds de jeu est sans égal. Forces. La direction a eu la bonne idée, en cours de campagne, de rappeler Steve McClaren, le coach qui avait mené le club au titre en 2010, en remplacement de Co Adriaanse, qui n'avait guère réussi à griffer l'équipe d'Enschede depuis son investiture au début de cette saison. Du coup, Twente, méconnaissable à cette époque, a remonté progressivement la pente. Faiblesses. L'entraîneur anglais a tranché : comme Luuk De Jong et Marc Janko se marchaient sur les pieds à la pointe de l'attaque, le premier a été maintenu tandis que l'Autrichien a été transféré à Porto. Financièrement, c'est une bonne opération mais le joueur avait quand même planté 10 buts cette saison. Si De Jong se blesse, il n'y a plus de solution de rechange à ce poste. Twente semble aussi davantage sujet à un faux-pas que les autres. La preuve par sa défaite 3-0 face à Heracles Almelo. On n'en parle pas assez ! Utilisé sur le flanc gauche par le passé, Nacer Chadli est rentré dans le jeu cette saison. A sa place évolue le jeune Ola John (19 ans) qui s'est installé à cette place. Coaching. McClaren est resté fidèle au 4-3-3 qui lui a valu ses succès avec ce club par le passé. Il a doté ses ouailles aussi d'un fighting spirit sans pareil. Voilà qui explique pourquoi Twente inverse souvent la tendance en fin de match. Forces. Tout au long de son histoire, le club du nord de la Hollande a toujours possédé des goal-getters redoutables. Comme Ruud van Nistelrooy ou Klaas-Jan Huntelaar. Cette fois, le nouveau fer de lance a pour nom Bas Dost, le premier à avoir atteint la barre des 20 buts cette saison en Eredivisie. Faiblesses. Heerenveen a perdu l'un de ses pourvoyeurs attitrés en la personne de Roy Beerens, passé à l'AZ. Heureusement, il lui reste Oussama Assaidi pour délivrer les passes décisives à partir du flanc gauche. A l'arrière, le SC possède la défense la plus vulnérable parmi le top 5. Il est vrai qu'elle est articulée autour d'un certain Arnold Kruiswijk, qui n'avait pas vraiment laissé un souvenir impérissable à Anderlecht. On n'en parle pas assez !Luciano Narsingh a confirmé aux avant-postes tout le bien qui avait été dit de lui lors de sa première saison comme titulaire en 2010-2011. Convoité par l'Ajax, il n'a pas encore rempilé, contrairement à son pote en défense, Jeffrey Gouweleeuw, qui s'est lié jusqu'en 2014. Coaching. De tous les prétendants au titre, l'équipe de Sven Kums possède le mentor le moins médiatisé en la personne de Ron Jans. A partir du 1er juillet prochain, cet homme, qui a essentiellement roulé sa bosse dans des clubs de seconde zone (le PEC Zwolle ou Veendam) sera remplacé par un nom : Marco van Basten. Pour l'ancien Ballond'Or, il s'agira d'un retour aux affaires après sa dernière pige à l'Ajax en 2008-2009. Forces. L'Ajax, qui avait renoué avec le titre la saison passée après sept années de disette, faisait figure de favori de la compétition au même titre que le PSV. Il possède une épine dorsale des plus enviables avec Maarten Stekelenburg au goal, Jan Vertonghen en défense centrale, Christian Eriksen au milieu et Miralem Sulejmani aux avant-postes. Mais l'équipe est sujette à des sautes de forme quelquefois déconcertantes. Faiblesses. Les remous engendrés par la prise de pouvoir de Johan Cruijff ont eu une incidence au niveau des prestations du onze de base, qui totalise à peine 50 % de matches gagnés. Dans le noyau, on recense également la présence de l'un ou l'autre joueurs qui n'ont pas la pointure ajacide, tels Daley Blind, le fils de Danny. On n'en parle pas assez ! Lancé au back gauche par l'entraîneur Martin Jol la saison passée, le jeune Vurnon Anita est passé au médian défensif sous la houlette de Frank de Boer. Il a prolongé son contrat jusqu'en 2014. Coaching. Enfant de la maison, de Boer est un adepte du style qui a fait la grandeur du club autrefois. Même si la comparaison n'est plus possible entre l'ancien vainqueur de la C1 et celui qui vient d'être éliminé par Manchester United en Europa League. PAR BRUNO GOVERS