Malines, Lokeren, le Lierse, le Cercle, Zulte Waregem, Courtrai, Germinal Beerschot, Saint-Trond, Westerlo, Eupen et Charleroi veulent revenir à un championnat à 18 équipes. Le Standard et le Club Bruges ne s'y opposeraient apparemment pas. Comme le Club des 11 dispose de la majorité des deux tiers, il peut modifier le règlement, se préservant davantage de la rétrogradation. La relégation est un drame : les dépenses sont élevées et les revenus faibles, nul ne s'intéressant à la D2. EXQI Sport a d'ailleurs mis fin à son expérie...

Malines, Lokeren, le Lierse, le Cercle, Zulte Waregem, Courtrai, Germinal Beerschot, Saint-Trond, Westerlo, Eupen et Charleroi veulent revenir à un championnat à 18 équipes. Le Standard et le Club Bruges ne s'y opposeraient apparemment pas. Comme le Club des 11 dispose de la majorité des deux tiers, il peut modifier le règlement, se préservant davantage de la rétrogradation. La relégation est un drame : les dépenses sont élevées et les revenus faibles, nul ne s'intéressant à la D2. EXQI Sport a d'ailleurs mis fin à son expérience. Il semble donc difficile pour garantir le suspense que l'on institue trois descendants, pour créer plus de mouvements entre les deux premières divisions. La saison passée, la nouvelle formule a accru les rentrées totales de quelques millions, seuls le Standard et Genk n'en ont pas profité. Cette année, même pour les clubs qui, comme Gand ou Courtrai restent sur une bonne saison, l'assistance diminue. TrudoDejonghe, économiste du sport, commente : " La crise joue un rôle, comme la vétusté des infrastructures. La plupart des clubs a atteint son plafond en assistance et en ressources commerciales. La répartition des matches du vendredi au dimanche soir est négative, d'autant que les horaires sont souvent modifiés par Belgacom TV. Enfin, les billets des playoffs étaient scandaleusement chers. " Le championnat 16 constituait un compromis. " Il serait plus rentable à 14, à condition que toutes les régions à plus-value économique restent couvertes. Les trois grands déterminent les revenus des autres car c'est leur visite qui rapporte le plus et si une chaîne verse 45 millions pour la retransmission en direct de la D1, c'est surtout pour les matches des trois grands. Les TV veulent du suspense, des affiches, du bon football. " Evidemment, il n'est pas question pour le Club des 11 de discuter d'une réduction de 16 à 14 équipes. Le président de Saint-Trond, Roland Duchâtelet, a été clair à ce sujet : " Notre but est de revenir à une compétition à 18. Après, c'est comme en politique, des amendements sont possibles. Mais si les grands clubs veulent des playoffs, c'est leur affaire. " Ivan De Witte, président de Gand et de la Ligue pro, cerne le débat : " La discussion à venir oppose les partisans d'une compétition à 16, afin de multiplier les grands matches au sein d'un plus petit format, et ceux qui prônent un retour à un championnat à 18, qui les protège mieux de la rétrogradation. Les playoffs feront l'objet d'un débat ultérieur. " L'argument des ténors, qui affirment avoir besoin de plus d'affiches pour accroître leurs chances sur la scène européenne, ne tient plus la route : avec un budget de 40 à 45 millions, Anderlecht n'émarge même plus à la D2 continentale. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE " Si les grands clubs veulent des playoffs, c'est leur affaire. " (Roland Duchâtelet)