On l'a comparé à Tomislav Ivic, cet autre Croate qui s'est fait un nom en Belgique et a fait vivre une saison fantastique à Anderlecht. La comparaison portait surtout sur l'entêtement et la fidélité à ses principes, une caractéristique de nombreux jeunes entraîneurs. Car si le jeune Ivic développait un football plus attrayant, en vieillissant, il a surtout misé sur la transition, ce qu'on ne peut reprocher à Ivan Leko, sauf en Ligue des Champions. D'accord, il a eu moins de possession que le Standard, Saint-Trond, Genk en déplacement et Anderlecht mais généralement, il avait déjà fait la différence. Ensuite, la vitesse est un des atouts de ce noyau, avec Diatta, Dennis, Danjuma et Openda.

La comparaison a surtout été fondée en automne, quand le Club s'en est tenu à ses ailes alors qu'elles manquaient de vitesse. La mauvaise humeur de Vormer qui, en méforme, a mal accepté de faire banquette, n'a pas aidé l'entraîneur. Leko, qui a offert sa confiance à Mata mais commence à peine à en être récompensé, a vu ses changements critiqués, il a assisté impuissant à l'inefficacité de l'attaque et n'a pu résoudre le problème du gardien car malgré de bonnes prestations, Horvath n'est jamais sûr de lui.

Ses relations avec le groupe sont bonnes. Vormer, qui s'est retrouvé dimanche, a suffisamment sauté dans les bras de l'entraîneur pour qu'on le sache. Coach et noyau peuvent encore disputer neuf finales ensemble. Il n'y a pas non plus de grosse divergence de vues avec la direction. Le CEO Vincent Mannaert, un homme doté d'un avis et d'une vision, est assez professionnel pour aider l'entraîneur quand il le faut.

La direction a toutefois été profondément déçue par le comportement de son entraîneur en été. Elle lui a offert sa chance au plus haut niveau, elle l'a protégé après l'élimination européenne, elle lui a permis de composer tout le staff (ses propres adjoints, un nouveau préparateur physique et un autre entraîneur des gardiens), elle a proposé de doubler son salaire mais il a refusé la main tendue du président, comme si tout ça était insuffisant. Pourtant, quand Leko a fait la une à cause de l'affaire et que le sponsor principal, Daikin, a demandé des éclaircissements, le CEO a soutenu l'entraîneur.

Leur relation touche à son terme. Après son refus, le Club a estimé que Leko pouvait confirmer son succès. Il l'a fait, en passant l'hiver en Europe et peut-être bientôt en luttant pour le titre avec Genk. Il faudra pour cela que les PO1 soient meilleurs que les précédents mais ils ont bien débuté dimanche. Demain, le Club peut enfoncer Anderlecht et lundi, il peut faire de même avec le Standard. Leko va croiser le chemin de Preud'homme, son prédécesseur très respecté à Bruges, puis de Clement, son successeur convoité.

On l'a comparé à Tomislav Ivic, cet autre Croate qui s'est fait un nom en Belgique et a fait vivre une saison fantastique à Anderlecht. La comparaison portait surtout sur l'entêtement et la fidélité à ses principes, une caractéristique de nombreux jeunes entraîneurs. Car si le jeune Ivic développait un football plus attrayant, en vieillissant, il a surtout misé sur la transition, ce qu'on ne peut reprocher à Ivan Leko, sauf en Ligue des Champions. D'accord, il a eu moins de possession que le Standard, Saint-Trond, Genk en déplacement et Anderlecht mais généralement, il avait déjà fait la différence. Ensuite, la vitesse est un des atouts de ce noyau, avec Diatta, Dennis, Danjuma et Openda. La comparaison a surtout été fondée en automne, quand le Club s'en est tenu à ses ailes alors qu'elles manquaient de vitesse. La mauvaise humeur de Vormer qui, en méforme, a mal accepté de faire banquette, n'a pas aidé l'entraîneur. Leko, qui a offert sa confiance à Mata mais commence à peine à en être récompensé, a vu ses changements critiqués, il a assisté impuissant à l'inefficacité de l'attaque et n'a pu résoudre le problème du gardien car malgré de bonnes prestations, Horvath n'est jamais sûr de lui. Ses relations avec le groupe sont bonnes. Vormer, qui s'est retrouvé dimanche, a suffisamment sauté dans les bras de l'entraîneur pour qu'on le sache. Coach et noyau peuvent encore disputer neuf finales ensemble. Il n'y a pas non plus de grosse divergence de vues avec la direction. Le CEO Vincent Mannaert, un homme doté d'un avis et d'une vision, est assez professionnel pour aider l'entraîneur quand il le faut. La direction a toutefois été profondément déçue par le comportement de son entraîneur en été. Elle lui a offert sa chance au plus haut niveau, elle l'a protégé après l'élimination européenne, elle lui a permis de composer tout le staff (ses propres adjoints, un nouveau préparateur physique et un autre entraîneur des gardiens), elle a proposé de doubler son salaire mais il a refusé la main tendue du président, comme si tout ça était insuffisant. Pourtant, quand Leko a fait la une à cause de l'affaire et que le sponsor principal, Daikin, a demandé des éclaircissements, le CEO a soutenu l'entraîneur. Leur relation touche à son terme. Après son refus, le Club a estimé que Leko pouvait confirmer son succès. Il l'a fait, en passant l'hiver en Europe et peut-être bientôt en luttant pour le titre avec Genk. Il faudra pour cela que les PO1 soient meilleurs que les précédents mais ils ont bien débuté dimanche. Demain, le Club peut enfoncer Anderlecht et lundi, il peut faire de même avec le Standard. Leko va croiser le chemin de Preud'homme, son prédécesseur très respecté à Bruges, puis de Clement, son successeur convoité.